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6 avril 2007

La voix des apostats

Intéressante information en provenance d'Allemagne (merci à CB pour le lien) : un mouvement nommé "Nous avons abjuré" a été créé pour regrouper des ex-musulmans et pour lutter contre l'influence croissante de l'islam :

Actif, déterminé et ferme dans ses convictions «pour réveiller la conscience de ceux qui n'ont jamais été confrontés réellement aux dangers que représente l'intrusion de l'islam dans la vie politique et sociale». Mina Ahadi, cette femme de 50 ans, d'origine iranienne, se dit «outrée» de constater que l'islam s'impose chaque jour davantage à la société allemande et dénonce «l'intolérable indulgence» des pouvoirs publics face à ce péril, au nom de la relativité culturelle. Comme, pour elle, cette attitude est «inacceptable dans un pays laïc européen», elle ne manque pas une occasion de dénoncer à la fois les pratiques et traditions islamiques et la position «bienveillante» du gouvernement allemand vis-à -vis de celles-ci.
[...]
Dès que l'existence du «Conseil central des ex-musulmans» a été rendue publique, des menaces de mort anonymes se sont multipliées à son encontre. Depuis ce jour, Mina Ahadi vit, en permanence, sous surveillance policière. Mais elle mène avec la même opiniâtreté son combat pour attirer l'attention des autorités et des institutions allemandes sur «les souffrances et les injustices que subissent les musulmans et surtout les musulmanes de par leur propre religion et au sein de leur propre communauté».

Ce type de réaction va à l'exact opposé du communautarisme dont souffre nombre de pays européens, et par la faute duquel des immigrés musulmans de seconde génération témoignent d'une radicalisation de leurs croyances religieuses et en viennent à opposer celles-ci aux lois et valeurs de leur pays d'adoption. Les menaces de mort reçues par les apostats témoignent d'ailleurs de cette radicalisation, et donc d'un terrorisme domestique qui a également cours chez nous pour forcer les comportements et tordre les consciences, mais l'existence d'un mouvement désignant spécifiquement l'islam comme un danger majeur est une chose nouvelle. Et une démarche susceptible de porter quelques fruits, si les oeillères du politiquement correct ou la violence des islamistes ne la tuent pas dans l'oeuf.

Publié par Ludovic Monnerat le 6 avril 2007 à 9:14

Commentaires

Ce n'est pas le premier de ces mouvements.

www.faithfreedom.org
www.secularislam.org
www.exmuslim.com
www.futureofmuslimworld.com
Liste: www.faithfreedom.org/links.htm

S'ils ont les tripes nécessaires pour durer, sous une pluie constante de menaces, ils sont bientôt étiquetés extrémistes par les organisations islamiques qui parviennent à se faire reconnaître par nos idiots utiles. Et les médias, dès lors, les évitent.

Publié par ajm le 6 avril 2007 à 10:34

A M. Monnerat

Il ne peut y avoir d'immigrés de deuxième (ou de troisième ou de quatrième ou de énième) géné-ration. Dès lors qu'un individu est né dans un pays donné, il n'est précisément plus un immigré !

Publié par Albert le 6 avril 2007 à 10:42

Tout l'art d'aller directement au fond des choses...

Publié par ajm le 6 avril 2007 à 11:04

Le problème avec ces apostats ex-musulmans qui dénoncent à juste titre les dangers que l'islam fait courir à l'Europe (1), c'est qu'ils promeuvent néanmoins, au nom de la société ouverte, toute forme d'immigration allogène, pour peu qu'elle ne soit pas mahométane (comme un coucou qui fait de la place dans le nid qu'il a trouvé).

L'exemple parfait de cette position, c'est Ayan Hirsi aux Pays-Bas qui s'en prend non seulement aux mollahs "hollandais", mais aussi aux patriotes bataves résolus à légitimement défendre leur identité.

Il y a des circonstances où il faut peut-être savoir jeter le bébé avec l'eau du bain, l'Europe n'ayant pas vocation à devenir le déversoir ethnique et le réceptacle des misères de la planète toute entière.


"Dès lors qu'un individu est né dans un pays donné, il n'est précisément plus un immigré !"

Cette vision irénique conduira simplement à la guerre civile, sur un modèle cinghalais ou yougoslave. Comme le chemin de l'enfer est pavé de crânes d'évêques (spécial dédicace à Mgr Genoud et au curé de Monthey), ce sont les bien-pensants d'aujourd'hui qui assemblent patiemment la machine à pogroms de demain.

(1) en passant, merci les USA, l'Otan, Bruxelles et le Système:

http://fr.news.yahoo.com/04042007/5/les-experts-redoutent-une-montee-de-l-islamisme-radical-dans.html


Publié par fass57 le 6 avril 2007 à 11:06

La réalité est beaucoup plus complexe que cela, et vous le savez! Il existe aussi un Islam tolérant et humaniste et vous le savez! Pourquoi ne pas tenir compte de tous les aspects de la question? Peut-on élaborer une bonne stratégie sur une approche réductrice?

Les apostats de quelque bord qu'ils soient ont tendance à critiquer sans nuance ce qu'ils ont quitté c'est bien connu. Cette position fait peut-être partie du processus de rupture mais ne saurait être exemplaire, servir de justification à des positions politiques sans nuances. Attention à ne pas faire le jeu de l'intégrisme!!! Qui n'est pas propre à l'Islam, l'intégrisme chrétien a existé et existe encore. L'intégrisme politique aussi!

L'islam ne constitue pas un "danger majeur", mais l'intégrisme musulman oui. Non aux "oeillères du politiquement correct", voyons la réalité en face. La radicalisation des croyances pour les jeunes est un réel danger, l'embrigadement, l'incitation à la violence, ces choses ne doivent pas être tolérées chez nous. Soyons fermes, mais notre meilleure arme (là je marche sur vos plates-bandes ;-) reste en ce domaine le dialogue, car une grande partie de l'Islam est de notre côté et susceptible d'oeuvrer avec nous.

Publié par Sugus le 6 avril 2007 à 11:23

"Ce type de réaction va à l'exact opposé du communautarisme dont souffre nombre de pays européens..."

Mais le communautarisme est peut-être finalement une bonne chose, comme une étape intermédiaire avant le retour à l'état antérieur. Car il préserve de l'intégration et de la mixité sociale, en formant des sortes de "grumeaux" civilisationnels. Or, il est plus facile d'enlever des grumeaux dans une sauce qui a un peu loupé que de retirer un ingrédient complètement mélangé à l'appareil principal.

P.S. Autre "apostate", Nyamko Sabuki, ministre "suédoise" de l'intégration (je sens qu'Albert ne va pas me pardonner les guillemets) qui, tout en critiquant l'archaïsme de l'islam, souhaitait récemment faire passer un examen gynécologique à toutes les fillettes suédoises, parce que les gens de son ethnie, réfugiés dans cette belle contrée nordique, y pratiquent toujours l'excision.

On peut voir ceci comme un progrès. Ce n'est pas mon cas.

Je serais en fait assez pour traiter, d'une façon adéquate, ces "coucous" qui jettent nos oeufs hors de notre nid, pour y mettre les leurs.

Publié par fass57 le 6 avril 2007 à 11:23

"Il existe aussi un Islam tolérant et humaniste et vous le savez!"

Je souhaite plein succès à cet islam tolérant et humaniste..... dans les pays musulmans.

"La radicalisation des croyances pour les jeunes est un réel danger..."

Non, c'est une chance pour l'Europe. Comme le curare qui, à faibles doses, fait repartir le coeur. Comme le cuisinier trop pressé, en faisant monter subitement le feu et qui alerte ainsi le homard qui pataugeait jusque là nonchalamment dans sa casserole.


"Soyons fermes, mais notre meilleure arme (là je marche sur vos plates-bandes ;-) reste en ce domaine le dialogue, car une grande partie de l'Islam est de notre côté et susceptible d'oeuvrer avec nous."

Là , vous me faites penser au curé de la première adaptation cinématographique de "La Guerre des Mondes" qui s'avançait en paix vers la soucoupe, avant de se faire prestement atomiser par des martiens peu sensibles aux dialogues des cultures.

Il suffit de se pencher sur l'histoire de l'Europe pour réaliser que le monde islamique a toujours lorgné vers nos terres avec de redoutables appétits.

Si vous avez la vocation de devenir un copte égyptien ou un chrétien arménien en Turquie, libre à vous. Moi, je préfère l'approche Charles Martel.

Publié par fass57 le 6 avril 2007 à 11:37

«(...) car une grande partie de l'Islam est de notre côté et susceptible d'oeuvrer avec nous»

Mais la «partie de l'Islam» qui peut être avec nous n'est composée que des Musulmans qui ne pratiquent pas leur religion, justement.

TOUS les gens qui vantent l'Islam, musulmans ou pas (quelle meilleure couverture, pour un islamiste, que de ne pas être musulman?), favorisent la confrontation et le suprématisme ultime de cette religion, peu importe ce que les gens disent. La réalité n'est pas dans leurs paroles, elle est dans leurs actes. Amènent-ils plus ou moins d'Islam, de coutumes, de pratiques, de lois islamiques?

Là où il y a beaucoup d'Islam officiel, il y a forcément aussi beaucoup d'islamistes, car l'extrémisme de l'Islam se trouve au coeur de ses principaux textes. Et c'est la tâche des institutions islamiques officielles que de répandre ces textes.

Si nous voulons pouvoir vivre en bonne intelligence avec les Musulmans, il faut neutraliser toutes les entreprises qui prétendre rendre l'Islam respectable.

Publié par ajm le 6 avril 2007 à 11:43

@ Albert
Pourquoi refuser de voir au-delà de l'aspect administratif des choses ? Auriez-vous peur de ce que pourriez voir et préférez-vous rester à la surface ?

Publié par Le Proton Jovial le 6 avril 2007 à 12:03

A fass57

Les Allemands sont pris dans la contradiction suivante : ils ne font plus d'enfants mais veulent conserver leur niveau de vie et bénéficier de bonnes retraites (le pays vieillit encore plus que la France). La seule solution sera de naturaliser en masse les immigrés. Je sais que ça ne plait pas, mais c'est comme le médicament : il faudra en passer par là . Si (mais le si est problématique) ces immigrés continuent à pratiquer leur religion, les Allemands, de gré ou de force, changeront de ton envers l'Islam : on n'insulte pas quelqu'un dont on dépend.

[Je vous pardonne les guillemets!].

Publié par Albert le 6 avril 2007 à 12:11

Mais c'est l'Islam qui insulte les autres religions, en vérité: http://ajm.ch/wordpress/?p=582

Publié par ajm le 6 avril 2007 à 12:17

"La seule solution sera de naturaliser en masse les immigrés."

Oui, vous préconisez là une sorte de génocide par substitution de population, un ethnocide soft, la purification ethnique à la mode républicaine pourrait-on dire. Une manière douce, mais encore plus efficace que la version "hard", de faire disparaître un peuple: pas besoin de machettes ou de camps, la régularisation administrative de l'allogènat suffira à effacer les vieux peuples d'Europe. Demandez-vous à l'occasion à qui cela pourrait servir (même à un niveau politique) et si vous n'êtes pas en fait un "idiot utile" (pour reprendre le mot de Lénine), plein d'estimables intentions (je suis assez persuadé de votre bonne foi), mais manipulé par d'habiles intérêts.

Au nom du droit des peuples à disposer d'eux-même, il faudra un jour combattre concrètement cette évolution et traiter, de la façon appropriée, ceux qui la préconisent. Plaise au Ciel que je sois alors encore assez jeune pour y participer.

"Les Allemands, de gré ou de force, changeront de ton envers l'Islam : on n'insulte pas quelqu'un dont on dépend..."

Espérons que les allemands et les européens retrouveront, avant que d'en être réduits à cet état de loques, le chemin des sains et radicaux réflexes de survie.

Cela me fait penser à cette réflexion de Cioran:

"Les Blancs méritent de plus en plus le nom de pâles que leur donnaient les indiens d'Amériques. (De l'inconvénient d'être né, Oeuvres, Paris, 1995, p. 1350)"

Et il me semble qu'il vous décrit là assez joliment:

"Un peuple se meurt lorsqu'il n'a plus de force pour inventer d'autres dieux, d'autres mythes, d'autres absurdités ; ses idoles blêmissent et disparaissent ; il en puise ailleurs, et se sent seul devant des monstres inconnus."


A la vérité, je ne crois pas que nous plieront quand le temps des décisions radicales sera venu. Car l'européen reste longtemps timide, indécis, conciliant, mais lorsque il décide qu'assez, c'est assez, sa réaction offre alors le tranchant de la meilleure lame.

Publié par fass57 le 6 avril 2007 à 12:54

En fait, je ne demande que ceci pour l'européen:

*********************************************
Le droit à l'identité : droit à l'existence de tout groupe ethnique ou régional, reconnu comme
personne morale de droit public, représentant collectivement ses membres et exerçant une
juridiction éminente sur son territoire.

Le droit au territoire: droit souverain de tout groupe ethnique ou régional sur le territoire
où il est implanté, qui est le cadre écologique où s'est effectué son développement historique, qu'il
a marqué de son empreinte et où il continue de vivre. Les cas, rares, d'imbrication territoriale
profonde supposent une entente des différentes ethnies sur le territoire commun, dans le respect
des minorités ; à défaut seulement, s'imposent partitions, regroupement et transferts éventuels.

Le droit à l'autodétermination : droit pour toute ethnie de se donner, sur son territoire,
les institutions politiques de son choix ; ce qui est la condition du libre maintien ou de
l'établissement de structures fédérales communes avec les ethnies et territoires voisins ou
lointains auxquels l'unissent des liens historiques, culturels ou économiques.

Le droit à la langue : droit pour chaque ethnie d'utiliser sa langue, avant toute autre, sur
son territoire, dans tous les domaines de l'enseignement de l'administration, de la justice, des
activités économiques, de la signalisation et de la toponymie ; et d'en imposer l'usage préférentiel
à toute personne ayant choisi de résider sur son territoire.

Le droit à la culture ethnique : droit pour chaque ethnie de sauvegarder ses traditions
culturelles : système social - dans le respect des droits de l'homme - mode de mise en valeur
agricole, pastorale, artisanale ou industrielle, type d'appropriation du sol, forme de l'habitat, style
de construction, etc. Et droit de décider soi-même des modifications à apporter à son mode de vie
comme à l'aménagement de son territoire.

Le droit aux ressources naturelles : droit de disposer entièrement des ressources
minérales et biologiques du sol, du sous-sol et des espaces marins contigus - dans le cadre d'une
règlementation aquatique internationale de l'utilisation des milieux océaniques, aquatiques,
souterrains, aériens et spatiales -. Droit absolu de nationaliser ces ressources et d'en décider les
conditions d'exploitation et de mise en réserve, y compris d'en imposer la transformation sur le
territoire.

Le droit aux bénéfices d'exploitation : droit de disposer entièrement du produit
financier des activités économiques locales, une fois réglées les obligations vis-à -vis d'une apport
extérieur éventuel en capital. Droit d'imposer l'investissement sur place de ce bénéfice et
d'empêcher son transfert vers d'autres territoires.

Le droit de vivre et de travailler au pays : droit d'imposer dans toute activité
économique, l'emploi prioritaire des autochtones, même au prix de leur nécessaire formation
professionnelle. Droit de règlementer les mouvements de main d'oeuvre de façon à inciter au
développement de l'embauche locale et à décourager l'émigration pour cause économique.

Le droit à la protection du marché : droit de protéger le marché local des matières
premières, des produits fabriqués et du travail, par la règlementation des mouvements de capitaux,
de biens de consommation et de production et de main d'oeuvre. L'usage de ce droit est un
préalable indispensable à celui de s'intégrer à des espaces économiques plus vastes : unions
douanières ou monétaires, marchés communs, zones de libre-échange.

Le droit à l'organisation auto-centrée : droit de créer et de maintenir sur son
territoire son (ou ses) centre (s) de décisions politiques, culturelles et économiques, de ne
dépendre aucunement d'une métropole extérieure, et de diriger sur place l'aménagement de son
propre espace, l'exploitation de ses ressources, le développement de son économie, comme
l'administration du territoire et le gouvernement des hommes.

(paru dans art press n° 26 et dans LES ETHNIES, collection "que sais-je ? "n° 1924 aux éditions PUF)
*********************************************


Libre à vous, Albert, d'être du côté de la machine à casser les peuples. Simplement, un jour, il n'est pas impossible que l'addition soit présentée.

Publié par fass57 le 6 avril 2007 à 13:10

A fass57

Je pense que votre intuition est juste : la transformation de l'Europe se fera lentement, progressi-vement, moins par imposition brutale de mÅ“urs étrangères que par effacement (par désuétude, as-thénie, basculement dans le ridicule) des habitudes anciennes.

Un excellent exemple, à cet égard, est celui de la France de la IIIe République, de 1870 à 1940. Grâce à l'action des protestants, des francs-maçons, des juifs, des libres-penseurs, des intellec-tuels, des syndicalistes, des anarchistes (qui se recrutaient beaucoup parmi les catégories précé-dentes), très largement minoritaires, une France très majoritairement catholique, monarchique, ru-rale, obéissante, s'est peu à peu déchristianisée, urbanisée, syndicalisée, politisée (à gauche) et a donné la France d'aujourd'hui.

Les Européens sont pris dans le dilemme de préserver à tout prix leur niveau de vie en refusant de faire des enfants. S'il faut arbitrer entre les deux, leur choix sera vite fait : ce sera le niveau de vie. La variable d'ajustement sera - que cela plaise ou non - l'immigration. Bien sûr, il y aura des ré-sistances : pour en revenir à l'exemple précédent, en France, par exemple, on se souvient de l'affaire Dreyfus, de l'opposition aux inventaires, du régime de Vichy, etc. Mais, l'un après l'autre, tous ces barrages ont cédé.

Il est normal que vous résistiez de toutes vos forces. Il paraît (je cite de mémoire) que, face à un événement désagréable, l'humain passe toujours par les mêmes phases : stupéfaction, incrédulité, révolte puis acceptation. Vous êtes dans la phase de révolte. Mon rôle (en tant que très modeste clerc) est d'accompagner votre évolution, d'abord en sapant votre résistance (pour éviter la casse) puis en vous accompagnant sur le chemin de l'acceptation. J'Å“uvre pour qu'un jour - que vous connaîtrez peut-être - vos descendants aient la chance de s'appeler Farid, Ahmed ou Fatima!

Publié par Albert le 6 avril 2007 à 15:05

Là , je suis interloqué. Je vous imaginais en bien-pensant classique, la façon dont vous vous dévoilez un peu me fait envisager d'autres perspectives. Evitez un temps les lampadaires à la libération ;-))


"la transformation de l'Europe se fera lentement, progressi-vement...."

Vous décrivez ici la progression "barbare" dans l'Empire romain qui s'est faite effectivement sur plusieurs siècles, de façon quasi insensible.

Or, ce à quoi nous assistons actuellement en Europe est tout à la fois brutal, rapide et parfaitement documenté (les romains n'avaient évidemment pas les moyens d'information dont nous disposons). Il s'agit à vrai dire d'un changement ontologique, en matière civilisationnelle, parfaitement inédit.

Je ne crois pas que ce changement se fera toujours de façon paisible. Je vous invite à lire ceci:

"Some Americans have a stereotypical view of Europeans as being appeasers. There is definitely an appeasement instinct in Europe, but it is first and foremost a continent of extremes, sometimes changing in rapid succession. The nations that only a few generations ago tried to impose their culture on large parts of the planet are now afraid of enforcing their cultural values even in their own lands. The ruthless nationalism of the past has been subdued and replaced with anemic multiculturalism and naïve pacifism. It won't last. The pendulum will swing back. If it appears as if the mainstream authorities are incapable of taking action to stop the ongoing Islamic invasion of the continent, faith in the entire democratic system could break down. Europe right now has all the ingredients needed for the rise of something akin to a new Nazi movement. It is an extremely dangerous mix of suppressed nationalism, high unemployment and failed economies, democratic detachment and a widespread sense of being betrayed by the ruling elites. Tens of millions of immigrants pour into Europe, changing the face of the continent forever without any real debate about the issue. People feel like strangers in their own cities, but are being silenced as "racists" if they object to this.

There is a widespread feeling that Europe is descending into chaos, and that the governments are unwilling or incapable of stopping this. If this situation continues, some people will cry out for a Strong Man to "cleanse Europe of foreigners" and restore its honour and wounded pride. And He will step forward. There is never any shortage of self-proclaimed Strong Men once you call for them."

http://wolfgangbruno.blogspot.com/2005/05/clash-of-fascisms.html

"Grâce à l'action des protestants, des francs-maçons, des juifs, des libres-penseurs, des intellec-tuels, des syndicalistes, des anarchistes ..."

Bonne description des forces de dissolution, de la faction coalisée du non-être, une énumération qui ne peut que susciter de fort sombres idées.


"Les Européens sont pris dans le dilemme de préserver à tout prix leur niveau de vie en refusant de faire des enfants. S'il faut arbitrer entre les deux, leur choix sera vite fait : ce sera le niveau de vie."

Deux observations.

Tout d'abord, rien ne dit que la machine économique ne calera pas et que les bonnes vieilles réactions ne ressurgiront pas, aussi jeunes et décisives que toujours. Je suis plutôt optimiste à ce sujet: on sent des frémissements, le léviathan au fond du lac n'est qu'endormi.

Sur le niveau de vie, franchement, j'imagine mal une Europe qui perdrait son substrat ethnique européen garantir un niveau de vie comparable ou même seulement acceptable. Faites venir des africains en Europe et vous aurez la jungle, faites venir des arabes en Europe et vous aurez le bled.

Evidemment, on peut préférer la pirogue et l'âne au TGV et à l'A-380, c'est un choix. En tout cas, ce sera écologique.

Paul Valéry disait ceci:

"Partout où l'Esprit européen domine, on voit apparaître le maximum de besoins, le maximum de travail, le maximum de capital, le maximum de rendement, le maximum d'ambition, le maximum de modifications de la nature extérieure, le maximum de relations et d'échanges. Cet ensemble de maxima est Europe, ou image de l'Europe."

"J'Å“uvre pour qu'un jour - que vous connaîtrez peut-être - vos descendants aient la chance de s'appeler Farid, Ahmed ou Fatima!"

C'est bien ce que je disais plus haut. Et je le répète très calmement, vous agissez là en "ethnocideur", de façon certes douce mais non moins destructrice.

Et je répète la question que j'avais posée plus haut: réalisez-vous vraiment à qui pourrait servir cette entreprise de destruction des peuples (1), non seulement au plan ethnique en détruisant la vraie diversité, mais aussi au plan politique et social?
A moins, peut-être, qu'au-delà de votre discours social, vous soyez plus ou moins lié politiquement ou identitairement à ces intérêts?


(1) à gauche, de la vraie gauche évidemment, des gens comme Sorel, Proudhon, Bakhounine ont déjà bien creusé la question.

Publié par fass57 le 6 avril 2007 à 16:01

«la chance de s'appeler Farid, Ahmed ou Fatima!»

Et ce sens aigu de la réflexion structurée, du point essentiel, du critère déterminant, de la question décisive...

Publié par ajm le 6 avril 2007 à 17:06

Albert :

Il est possible qu'on ne puisse plus qualifier les membres la 2e génération d'immigrés, mais c'est jouer sur les mots : disons étrangers si vous préférez.

Le droit du sol constitue une aberration dont ne souffre pas le droit suisse. Je suis d'accord pour naturaliser les méritants qui le souhaitent (nous avons tout à y gagner) mais il n'y a aucune raison d'intéfrer à la Cité des gens qui ne le souhaitent pas ou le souhaitent pour de mauvaises raison, quand bien même il s'agirait de la 100e génération.

Publié par pan le 6 avril 2007 à 17:14

A fass 57

Remarque liminaire. Je vous sais gré d'avoir rédigé une aussi longue réponse, et, malgré les di-vergences (et c'est un euphémisme), de l'avoir fait aussi courtoisement. Vous vous doutez, néan-moins, que vos propos n'emportent pas mon assentiment.

1. Pourquoi rangez-vous dans le non-être les Français qui, sous la IIIe République, sapèrent la France traditionnelle ? N'étaient-ils pas autant Français que les autres ? N'en fut-il déjà pas de même des révolutionnaires de 1789 ? Tous les grands «démolisseurs», les philosophes, théori-ciens, sociologues n'appartiennent-ils pas autant à l'histoire que les conservateurs ?

2. Qu'est-ce qui, dans l'essence de l'Arabe ou de l'Africain, produit, pour le premier, de la jungle, et, pour le second, du bled ? Mais qu'est-ce, pour vous, que l'essence de l'Arabe ou de l'Africain ? Qu'est-ce qui fait qu'ils sont ce qu'ils sont et non autre chose (par exemple, des Suis-ses) ?

3. Comment conciliez-vous, en Europe, pour les décennies à venir, le maintien du niveau de vie et la stagnation, voire la baisse de la natalité ? Quelle autre solution imaginez-vous que l'immigration ?

4. Que faites-vous des couples «mixtes» ? Comptez-vous les interdire, comme au temps de l'apartheid ? Comptez-vous aussi interdire l'exercice de l'Islam sur le territoire européen ? Et, si oui, comment passerez-vous outre aux recours qui ne manqueront pas d'être déposés devant les instan-ces judiciaires nationales, européennes ou internationales ? Si cette étape juridique est franchie, comment l'imposerez-vous effectivement ? Que ferez-vous des gens qui s'opposeront à votre des-sein ? Vous les collerez au mur ?

5. Concrètement, comment se passe l'ethnocide que vous dites redouter, par exemple en Suisse ? Les cantons ont-ils été abolis ? L'arabe a-t-il été admis au rang de langue de la Confédération ? Les policiers helvétiques portent-ils le keffieh ? La croissant a-t-il remplacé la croix sur le drapeau national ? Le franc a-t-il été rebaptisé dinar ? Qu'est-ce qui a changé dans le droit successoral hel-vétique ? Dans la structure du cursus scolaire ? Etc.

6. Je ne suis pas agressif. Je ne souhaite pas, par exemple, la dissémination de l'arme nucléaire, en particulier dans le monde musulman, même si cela consacre le déséquilibre des forces au profit d'Israël. Pour être précis, je souhaite simplement que la supériorité militaire occidentale devienne nulle et non avenue à l'égard du tiers monde en général et du monde musulman en particulier.

Par exemple, en cas d'attaque de l'Iran par les Etats-Unis (dont on parle beaucoup) mon souhait n'est pas que les Iraniens ripostent ni même qu'ils abattent des avions américains. Mon souhait est que les missiles ratent leurs cibles ou touchent des leurres. Je souhaite la même chose en matière économique ou financière : que, d'une façon ou d'une autre, les Occidentaux ne puissent plus exercer ni chantage ni pression sur le monde musulman. Ces précisions vous conviennent-elles ?

Publié par Albert le 6 avril 2007 à 23:23

« je souhaite simplement que la supériorité militaire occidentale devienne nulle et non avenue à l'égard du tiers monde en général et du monde musulman en particulier »

Ah ouais trop bien ! Et on peut aussi vouloir que toutes les forces de police ne soient pas armées pendant qu'on y est ! Ca rétablirait « l'équilibre » entre les forces de l'ordre et le tiers-peuple, et l'équilibre on sait tous que c'est ce qu'il y a de mieux. Tout le monde vivra heureux, plus d'arme, plus de crime, plus rien de tout ça, le paradis, enfin !

Publié par Einstein le 7 avril 2007 à 0:51

Albert a dit: "Les Européens sont pris dans le dilemme de préserver à tout prix leur niveau de vie en refusant de faire des enfants. S'il faut arbitrer entre les deux, leur choix sera vite fait : ce sera le niveau de vie. La variable d'ajustement sera - que cela plaise ou non - l'immigration".

Et si le but de l'extrême centre (notion que je viens de découvrir dans tous ses effets) était justement de gâter l'esprit européen avec un consumérisme excessif et un féminisme débridé dont une des principales conséquences a été la réduction importante du taux de fécondité ?

(qu'on le veuille ou non, les femmes sont certainement la meilleur défense de notre souveraineté)

De là , il est facile pour eux de présenter l'immigration comme unique variable d'ajustement.

Publié par Xavier le 7 avril 2007 à 10:28

La décroissance démographique n'implique pas forcément un besoin d'immigration.

Publié par pan le 7 avril 2007 à 11:09

Petite photo montrant 2 extrémes de la jeunesse, de la Love Parade à l'AK-47 :

http://photos1.blogger.com/blogger/5471/452/1600/Vision.jpg

Publié par Frédéric le 7 avril 2007 à 15:21

"Concrètement, comment se passe l'ethnocide que vous dites redouter, par exemple en Suisse ?"

Apparemment, ces sont les gauchards de Pfäffikon qui commencent à goûter de cette médicine.

"PFÄFFIKON - Une bagarre s'est déclarée vendredi soir entre une soixantaine d'autonomes de gauche et une trentaine d'étrangers dans un local de jeunesse à Pfäffikon (SZ). Bilan: des blessés légers, des dégâts et des perturbations du trafic.

La police, les secouristes et les pompiers sont intervenus avec une centaine de personnes. La bagarre générale a été déclenchée à la suite d'un litige entre des autonomes de gauche de la scène punk zurichoise, qui s'étaient retrouvés dans le local pour une manifestation, et un étranger.

L'étranger a mobilisé une trentaine de camarades pour prendre d'assaut le club de jeunesse, selon la police. Alertée, cette dernière est intervenue avec un important effectif pour mettre un terme à la violente altercation. Quelques blessés légers ont été soignés sur place par les secouristes."

Ces "autonomes" méritent bien le prix Darwin de la semaine :-)))

Publié par fass57 le 7 avril 2007 à 15:48

Albert, ce que je ne comprends pas, c'est ce à quoi vous carburez: nihilisme, haine de soi, désintérêt des choses?

En outre, vous faites souvent de bonnes observations sur les agissements de "l'Empire", mais vous ne réalisez pas que votre vision "a-ethnique" sert précisément ses intérêts les plus profondément néfastes.

En effet, il est tellement plus facile de contrôler une masse informe d'individualités séparées et sans identité propre.

Publié par fass57 le 7 avril 2007 à 15:55

La "diversité" n'est-elle pas une chose magnifique:

http://www.dailymail.co.uk/pages/live/articles/news/news.html?in_article_id=446806&in_page_id=1770

Plus dangereux d'être prof à Londres que militaire britannique en garnison à Belfast!

Publié par fass57 le 7 avril 2007 à 15:59

A fass57

Je vous réponds brièvement, n'étant pas chez moi. Disons que nous ne plaçons pas les dangers au même endroit. Pou moi, les dangers proviennent de la mondialisation libérale, sans exclusive.

Sans exclusive , cela veut dire aussi bien des de l'Europe pauvre, que des Etats-Unis, que des pays émergents. A cet égard, si je redoute les pays musulmans, c'est au même titre que l'Inde ou la Chine. Comme "pompeurs" du travail et du savir-faire technologique occidental.

Aussi curieux que cela paraisse, je crois que les classes moyennes instruites des pays d'Islam admirent les Etats-Unis. Et ceux-ci gâchent leurs chances envers eux comme les Allemands gâchèrent leurs chances auprès des Ukrainiens en 1941 en les traitant comme des sous-hommes. Les différends entre Etats-Unis et Islam ne sont que conjoncturels.

Je crois que vous avez une crainte infondée de l'Islam. Je vous expliquerai pourquoi dans un courriel ultérieur.

Publié par Albert le 8 avril 2007 à 13:00

A fass57

Pourquoi je pense que vous avez une crainte injustifiée de l'Islam ?

1. Parce que l'Islam manque d'unité. Les pays musulmans forment une mosaïque incroyablement hétérogène de langues, populations, sociétés, niveaux de développement, etc. Et, à côté de la compacité de l'Europe, leur extension géographique est bien davantage facteur de faiblesse que de force.

2. Parce que l'Islam manque d'un (ou de plusieurs)grand pays à forte assise économique. Absolument toutes les puissances économiques - même secondaires, comme celles de l'Europe - sont hors de l'aire musulmane. Or, seule cette assise permet une menace militaire.

3. Parce qu'une puissance militaire qui n'est pas étayée par un substrat économique fort ne tient pas la route. Au début de la guerre de Sécession, les Sudistes, mieux formés, l'ont emporté sur les Nordistes, plus "amateurs". Mais la différence de population et la concentration de presque toutes les industries au Nord ont fait la différence. Même chose en 1941, entre le Japon et les Etats-Unis. [Je crois avoir lu - à vérifier - qu'en 1941 la puissance économique du Japon n'était que 10 % de celle des Etats-Unis].

4. Parce que la puissance procurée par l'arme nucléaire est toute relative. L'Angleterre et la France ont la bombe, le Japon et l'Allemagne ne l'ont pas. Mais quels pays l'emportent sur les autres ? Le formidable arsenal soviétique n'a pas empêché l'URSS de tomber à un niveau négligeable, économiquement et idéologiquement. Où sont les médias, agences de presse, films, livres, intellectuels, qui, aujourd'hui, portent l'image de la Russie à l'étranger ?

Certes, me direz-vous, mais, de la part de l'Islam, le danger vient de l'intérieur, de l'immigration ou de la subversion interne. Je vous redis ce que je vous ai déjà dit.

1. Le pouvoir, dans un pays, se prend par le haut. Le minage de l'Ancien Régime, en France, s'est fait par l'assimilation, par l'aristocratie et la haute bourgeoisie, des idées portées par la classe intellectuelle bourgeoise (philosophes, jansénistes, encyclopédistes). Même chose pour la IIIe République : ce ne sont pas les Communards qui ont fait pénétrer les idées de gauche dans la société française, mais de très grands bourgeois de la HSP ou des juifs.

2. Entre l'Islam et le monde européen, l'acculturation est à un seul sens. Presque aucun Européen ne parle l'arabe. En revanche, presque tous les Arabes ont au moins une notion de langue européenne (voire bien davantage au Maghreb pour le français). De très nombreux Maghrébins regardent les chaînes de télévision françaises. Où est la réciproque ? Les signes de promotion sociale (vêtements, voitures, objets de culture) sont des signes européens, pas arabes. L'ascendant culturel, psychologique, idéologique de l'un sur l'autre est écrasant.

3. Entre les grands systèmes de signes : caractères latins, arabes, chinois, indiens, seuls les caractères latins l'ont emporté sur toute la planète. Et cette domination ne semble pas de si tôt devoir être remise en cause.

4. On ne vit pas dans un seul univers. Plusieurs univers (social, linguistique, professionnel, religieux, idéologique, etc.) cohabitent, se contredisent ou se renforcent chez le même individu. Or, j'estime la prégnance sociale bien plus forte que les autres. Un chirurgien français musulman a plus d'affinités avec son collègue catholique ou athée qu'avec son correligionnaire ouvrier du bâtiment. Si les musulmans - aujourd'hui en bas de l'échelle sociale en France - montent dans cette échelle, les solidarités de classe atténueront très fortement les solidarités de culture. Dans la France de Louis XIV nombre de grandes familles protestantes (les Turenne) ont fini par se rallier. Dans l'Autriche de Léopold Ier, les "Hofjuden" (juifs de cour) comme Oppenheimer n'étaient pas traités comme les juifs de base.

Arguments supplémentaires à développer éventuellement dans d'autres thèmes

Publié par Albert le 8 avril 2007 à 17:15

"Pourquoi je pense que vous avez une crainte injustifiée de l'Islam ?"

Ce n'est pas l'islam en tant que tel qui me pose problème (j'accorde assez peu d'importance aux apparentements abstraits que j'estime toujours secondaires), ce qui m'inquiète véritablement c'est la présence physique de masses allogènes de plus en plus conséquentes sur le sol européen, que celles-ci soient islamiques, chrétiennes ou adeptes de la religion du cargo.


"Le minage de l'Ancien Régime..."

Je comprends mal cette fascination pour les travaux de sape.

"...mais de très grands bourgeois de la HSP ou des juifs."

... parce que moi, les "sapeurs", je noierais ou dynamiterais assez volontiers leurs tunnels. En général, je prise assez peu ce qui est souterrain et tortueux, j'aime la clarté, les actions simples et décisives.


"Entre l'Islam et le monde européen, l'acculturation est à un seul sens."

Si j'étais musulman, j'estimerais que le contact de l'islam avec la modernité occidentale devrait être évité à tout prix, car la modernité sera toujours la plus forte, érodant sans recours toute identité, même la fort compacte identité islamique.

Comme disait Kipling...

"Oh, East is East, and West is West, and never the two shall meet."

... le mélange, le métissage sont au final délétères pour tous les partis en présence, sauf évidemment pour le système qui prospère sur la division, prélude à l'homogénéisation horizontale du monde.


"Si les musulmans - aujourd'hui en bas de l'échelle sociale en France - montent dans cette échelle, les solidarités de classe atténueront très fortement les solidarités de culture."

Vous décrivez là la création d'une hyperclasse qui prospère généralement sur le développement d'une société multi-raciste. En clair, la constitution d'une caste de "brahmanes", agrégée par l'unique fait économique.

Alors oui, quand je considère l'existence de cette hyperclasse, de vraies pulsions révolutionnaires effleurent mon esprit.

Je dois dire que je ne comprends pas votre logique: vous pourfendez le système ou vous croyez le pourfendre et pourtant vous favorisez tout ce qui pourrait le rendre définitivement omnipotent.

Publié par fass57 le 8 avril 2007 à 19:23

A vrai dire, je ne vois que deux positionnemments qui pourraient globalement cadrer avec ce que vous dites: la "Nouvelle Société" de Georges Soros ou alors l'universalisme maçon.

Publié par fass57 le 8 avril 2007 à 19:31

Fass57, vous êtes de où?
Si vous habitez pas trop loin de ce beau pays du Valais, passez donc boire un verre à l'occasion, que nous tentions mutuellement de nous convertir. ;)

tanrub[chez]gmail[point]com

Publié par pan le 8 avril 2007 à 19:48

A fass57

Je vous réponds sur un seul point, celui de la "subversion" de la société par ses élites. Celle de l'Ancien Régime par l'aristocratie, celle de la société rurale (catholique, monarchique, conservatrice, hiérarchique, rurale) par la HSP, les francs-maçons, les laïcs.

Je ne pense pas que cette "subversion" ait été conçue comme telle au départ. Les élites en question en avaient assez de l'ancien système (autocratie de Louis XIV et Contre-Réforme au XVIIIe siècle, société confite en dévotion du Second Empire). Les promoteurs de l'un et l'autre mouvement ont juste voulu un peu de liberté.

Mais, comme d'habitude, l'opération a pris un tour violent du fait de la résistance de l'ancienne société. C'est un peu comme l'allergie, le problème vient moins de la substance allergène (à laquelle la plupart des organismes sont indifférents) que d'un organisme particulier, qui réagit exagérément. Lorsque les promoteurs du changement l'emportent, leurs adversaires vaincus interprètent souvent, a posteriori, l'opération comme un complot.

Le monde germanique a connu au moins deux de ces subversions par le haut : celle de l'Empereur Joseph II et celle de Bismarck, qui ont imposé à leurs sociétés des réformes contre le gré des hautes classes. Ces réformes ont pourtant valu à l'Autriche de la fin du XVIIIe siècle et à l'Allemagne du début du XXe de ne pas connaître la révolution.

Maintenant, je ne saisis pas ce que peut être, dans votre esprit l'allogène. S'il ne se caractérise pas par la religion, par quoi se distingue-t-il ?

Ma position est simple : elle est celle de la gauche. Pour l'harmonisation des conditions sociales (écart type faible des revenus), société laïque, mais laïque au sens généreux : pas "bouffeur de curé" (ou de rabbin, de pasteur ou d'imam) dans la mesure où il reste à sa place.

Publié par Albert le 8 avril 2007 à 19:48

@Pan, merci de votre invitation.

Je suis toujours timide quand il faut sortir du monde virtuel ("on ne sort de l'ambiguïté qu'à son détriment", comme disait l'autre), mais je garde votre invitation en mémoire (j'ai noté votre email), avec le plaisir anticipatoire de la raviver le moment venu :-)))

Sinon, je ne crois pas qu'un lourd travail de conversion soit nécessaire, car nos positions, pour autant que j'appréhende bien les vôtres (mes félicitations, en passant, pour votre excellent blog) sont essentiellement complémentaires.

Elles pourraient se réunir par exemple sur le positionnement d'un Ron Paul, libertarien ET patriote, avec moi arrivant du côté plus identitaire d'un Buchanan ou d'un Tancredo.

Publié par fass57 le 8 avril 2007 à 20:49

"Ma position est simple : elle est celle de la gauche."

Oui, mais laquelle?


La gauche rocardienne?

"La plupart des États d'Europe occidentale sont en train de se suicider, de se suicider par la démographie, sans même en avoir conscience."

Michel Rocard clôturant la conférence dite « des familles » le 20 janvier 1989"

La gauche communiste d'un Patrick Besson?

"L'immigration est une arme des patrons pour augmenter leurs profits, diminuer les salaires et briser l'unité ouvrière."

La gauche, version Force Ouvrière?

"...et il est question de construire des ecoles coraniques un peu partout ! ... Mais on va vers la guerre civile !
Marc Blondel, ex-secretaire general de Force Ouvriere, sur RMC (27 aout 2003)."

La gauche ex-Kgébiste?

"La France Deviendra dans moins de 20 ans la colonie de ses anciennes colonies"

Vladimir Poutine, 1995 lors d'un entretien avec l'Agence Tass"


La gauche maurrassienne? ;-)))

"Le socialisme va au nationalisme comme un gant bien fait à une belle main.

Nous sommes nationalistes par conséquence nous avons l'esprit social."

Ou alors la gauche mondialiste qui a trahi et abandonné les classes ouvrières de nos pays et qui est bien obligée de tabler sur l'immigration lointaine pour se conserver un électorat, les fonctionnaires et les enseignants n'étant quand même pas assez nombreux?

Publié par fass57 le 8 avril 2007 à 21:19

A fass57

Pour ne pas engager de dialogue à part, je garde vos questions dans un coin. J'y répondrai en égrené à l'occasion d'autres questions.

Publié par Albert le 12 avril 2007 à 0:53