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7 février 2007

Un avenir conjugué au passé

Il m'est parfois difficile de croire que nous sommes en 2007. Durant mon adolescence, une telle année avait immanquablement une aura de science-fiction, et j'en conserve comme un arrière-goût d'attentes déçues. Bien sûr, les télécommunications sans fil et multimédia nous donnent un accès inouï au monde et aux autres ; bien sûr, les voitures et les trains ont tiré du biodesign un aspect réellement futuriste ; bien sûr, le confort domestique, la médecine de pointe, les productions personnalisées, les publications interactives, les télévisions haute définition, les ordinateurs portables ou encore le commerce en ligne transforment nos vies. Mais je n'ai pas l'impression de vivre dans un monde très différent. J'ai même l'impression que nous faisons presque un pas en arrière pour chaque pas en avant, ou plutôt que nous entrons à reculons dans le futur.

La persistance de l'obscurantisme à une époque où l'accès à la connaissance n'a jamais été aussi facile ne laisse de me surprendre et de me décevoir. L'insistance presque hystérique à faire du réchauffement planétaire une vérité incontestable, un dogme universel, alors qu'il ne s'agit que de modélisations informatiques répondant imparfaitement aux faits, c'est-à -dire d'une science empirique et par définition non exacte, relève ainsi - entre autres - de l'obscurantisme. L'attraction exercée par une idéologie aussi intolérante et conquérante que l'islamisme, avec son arroi de crimes odieux commis au nom d'une soumission écervelée, en est un exemple encore plus frappant. Un peu comme si les hommes, effrayés par les ténèbres du doute, cherchaient n'importe quelle lumière pour s'éblouir, n'importe quelle projection éclatante en guise de réponse à leurs questions insolubles.

Nous entrons ainsi de plain pied dans le XXIe siècle avec des voix hurlantes qui ne cessent d'annoncer la fin du monde, avec des cultes qui viennent occuper l'espace laissé par les croyances en déshérence. La foi en l'homme, en notre faculté de création et d'adaptation, en notre aptitude à trouver demain des solutions aux problèmes d'aujourd'hui, est combattue par les fous de Dieu ou de Gaïa, par ceux qui exigent notre soumission absolue au divin ou à une nature divinisée. Plus le progrès nous emmène loin dans le savoir, plus nous sommes retenus par les "âges d'or" perdus ; plus nous avançons sur le chemin incertain de la civilisation, plus nous revenons au même besoin primitif de certitudes. Dans ces conditions, il n'est pas étonnant que le monde change aussi peu, puisque les énergies créatives doivent lutter en permanence contre les énergies coercitives.

Ce n'est pas ce que j'avais imaginé, voici maintenant fort longtemps, lorsque je tentais de deviner l'avenir dans les livres de science-fiction et dans les revues scientifiques. Les défis de l'humanité ne sont pas l'emploi de Jupiter et de Saturne comme réservoir à carburant ou le terraformage de Mars et de Vénus, mais consistent - entre autres - à empêcher un illuminé annonçant le retour de l'imam caché d'atomiser le Moyen-Orient et à éviter le sacrifice du développement humain sur l'autel de la nature immaculée. Au lieu de grands espaces à découvrir et à cultiver, il s'agit encore et toujours de lutter contre la folie, la bêtise, la jalousie, la haine, sans même parler de la faim ou de la soif. La mesure du progrès, indéniable sur la base de nombreux facteurs objectifs, ne s'accorde pas à la perception que nous en donnons.

Quelque part, je me dis que l'homme n'a pas encore pleinement pris conscience de ce qu'il est vraiment. En nous, la grandeur est rare. Et notre avenir a des airs de passé mal cicatrisé.

Publié par Ludovic Monnerat le 7 février 2007 à 21:25

Commentaires

Vous voilà assez éloigné des sujets que vous traitez habituellement.

Ceci dit, je ne puis qu'approuver, et si je ne partage pas forcément cette désillusion, je la comprends parfaitement.

Mais cela n'était-il pas prévisible, à partir du moment où "le xxIè siècle serait religieux ou ne serait pas"?

Et bien, il l'est. Et ce n'est pas forcément un progrès !

Publié par Paul le 7 février 2007 à 21:50

"des voix hurlantes qui ne cessent d'annoncer la fin du monde..." déjà ...
En 1970, en pleine période de croissance très forte (c'était l'époque des 30 glorieuses), les premiers écologistes s'interrogeaient sur les conséquences dramatiques que pourrait avoir cette croissance effrénée au taux annuel moyen de 5 %.
Si ça continue comme ça, où va-t-on ?
- A la catastrophe ! ont répondu unanimement les experts consultés par un groupe de personnalités réunies au sein du Club de Rome qui a alors commandé une étude à l'équipe dirigée par Dennis L. Meadows de l'une des universités les plus renommées dans le monde, le MIT, le Massachussetts Institute of Technology.
L'idée était la suivante : si le développement économique continue à l'avenir comme il s'est produit dans le passé au XX° siècle, que se passera-t-il au XXI° siècle ?
Pour répondre à cette question, Jay Forrester du MIT a constitué un modèle tiré de la dynamique des systèmes et l'a fait tourner sur les plus grands ordinateurs de l'époque.
La démarche est donc parfaitement scientifique et objective, donc fiable (!).

Halte à la croissance
Dans tous les cas de figures, les conclusions sont identiques : si le développement économique continue à l'avenir comme dans le passé, le système global mondial s'écroule avant 2100, à la suite
ï‚· Soit de l'épuisement des ressources naturelles non renouvelables; dont les réserves auront disparu avant l'an 2000 pour l'or, le mercure, l'argent, l'étain, le zinc, le pétrole (!), le plomb, le cuivre et le gaz naturel, dixit le rapport,
ï‚· Soit de la surpopulation car les taux de natalité resteront durablement trop élevés, surtout dans les pays dont les populations sont les plus pauvres,
ï‚· Soit des pénuries alimentaires du fait qu'il n'y a pas assez de terres cultivables sur notre planète pour satisfaire les besoins de la population mondiale,
ï‚· Ou de la pollution générée par l'industrialisation envahissante qui rendra la vie impossible à cause l'accumulation des déchets, de l'air devenu irrespirable, des eaux polluées, etc.
Donc, le système global mondial s'écroule au XXI° siècle, telle est la seule certitude !
Seule la date n'est pas certaine, ni le mode opératoire et en 2100, le niveau de vie de la population sera même globalement inférieur à celui de 1900 !

Publié par JPC le 7 février 2007 à 22:05

Il s'agit tout simplement de la fin de la modernité et son cortége d'utopie en kit.
Nous autres , Européens, sommes le "dernier homme" annoncé par le philosophe de Sils Maria.
L'homme d'aprés la religion, d'aprés l'ideologie, d'aprés le néant.
La chute sera dure.

Publié par Three piglets le 7 février 2007 à 22:24

C'est évident que ceux qui croient au progrès, à l'unicité de l'humanité, aux utopies universalistes, ceux qui ont une vision linéaire du cours de l'histoire ont des motifs d'être désappointés.

En revanche, ceux qui penchent pour une approche cyclique des événements, pour une vision tragique et pessimiste de la destinée humaine, n'ont aucune raison d'être surpris.

Sauf sur un point évidemment, qui a complètement transformé la structure de nos pays occidentaux, à savoir le bouleversement ethnique que nous subissons, qui est une première pour notre civilisation et probablement un épisode inédit dans toute l'histoire humaine (j'ai beau chercher, je ne trouve pas d'autre peuple qui se soit volontairement effacé de la sorte, à fortiori en aussi peu de temps).

C'est en ce sens que je comprends mal cette phrase:"mais je n'ai pas l'impression de vivre dans un monde très différent." Moi, il faudrait quasiment me crever les yeux pour que cette différence me soit imperceptible.

Je pense par exemple à mon grand-père, mort il y a dix ans, et qui est décédé dans un monde qui ressemblait globalement au monde de son enfance. Alors que "mon monde à moi" a radicalement changé en l'espace d'une génération!

Et ce nouveau paradigme devra être affronté, non pas avec le modernisme obsolète et désormais inefficace du monde d'avant, mais en renouant avec certaines représentations mentales archaïques, communes à ceux qui sont le dos au mur et qui sont ainsi forcés à ne préserver que l'essentiel. Peut-être une forme de "recours aux forêts", comme disait Jünger, sur un mode archéo-futuriste, digne du génie propre de l'Occident!

Publié par fass57 le 7 février 2007 à 23:11

Est-ce l'heure du bilan ? Quel pessimisme ! Même si je partage une partie de votre exposé, je ne puis en ce jour me résigner à penser comme vous. J'en ai pas le souffle coupé, heureusement pour un 7 février...

Mais je vous reconnais bien : un fond de noirceur, un soupçon de nostalgie, un gramme de provocation.. c'est ce qui fait votre délicieuse énergie et cette rigueur de l'analyse.

Qui a vu mon lance-flamme ?

Publié par Derviche le 7 février 2007 à 23:29

Mon slogan "faire table rase de la table rase".
:)

Publié par Three piglets le 7 février 2007 à 23:29

Mince, le bordeau (?) ne vous réussi pas, surtout quand vous me semblez avoir raison :)

Peut-être un petit vin Suisse vous redonnerais le moral dans un prochaine soirée de mélancolie ?

(mais je m'égare)

Publié par Bender le 7 février 2007 à 23:41

Il est bien naturel que votre blog présente une vision du monde centrée sur une perception suisso-occidentalo-démocratico-chrétienne de notre époque, le début du XXIème siècle. Mais ces repères ne sont pas ceux de la majorité de l'humanité.
L'Islam vit actuellement l'an 1385 après l'hégire et a donc eu 622 ans de moins que le Christianisme dans l'évolution de sa pensée et le développement de ses relations avec la politique et le civil. La situation en Europe en 1385 n'était nettement pas plus brillante que celle de l'Iran actuellement. Rien ne permet de penser qu'en l'an 2007 de l'hégire, dans 622 ans, l'Islam ou ce qui en restera ne sera pas à nouveau la locomotive de l'humanité.
Le fait que la planète se réchauffe est hélas bien plus certain.

Publié par Dr. Goulu le 8 février 2007 à 0:26

NON.

Simplement non.

On a le droit d'avoir un coup de blue, mais on n'a pas le droit de baisser les bras! Ce blog en est l'expression même.

J'ai été nourri par la science-fiction toute mon enfance et mon adolescence, et je continue à me nourrir de science-fiction par qu'elle permet de penser les problèmes d'aujourd'hui avec une nouvelle perspective dans la fantaisie, et c'est enrichissant. J'ai aussi espèré que la conquête de l'espace soit davantage avancée. J'avais l'impression que ça irait plus vite, mais ça va se faire: station ISS, base sur la lune et puis Mars. Toute l'humanité regardera alors à nouveau dans la même direction, vers les étoiles!

Maintenant les fous de Dieu et de Gaïa m'inquiète aussi. D'autant que le noir, le rouge et le vert ont tendance à s'allier dans l'arène politique. Il y a une utilisation politique du changement climatique contre le libéralisme, les libertés individuelles et finalement la démocratie par ceux qui se pensent porteur d'un savoir que les autres n'ont pas et qui se pensent ainsi autoriser à décider pour les autres, et à leur imposer pour leur bien.

Il faut évidemment lutter contre la pollution. Je suis devenue athmatique comme beaucoup d'autres à cause du taux trop élevé en particules fines à Genève. Je sais intimement que c'est important. Néanmoins je refuse la pensée unique prêt-à -porter. Et dans ce domaine il est inquiètant de voir une alliance politique-science: que fait Gore dans la promotion d'une théorie scientifique?

En Novembre 2006 a eu lieu à Genève le Colloque Wright pour la science sur le changement climatique. Les exposés pour certains des scientifiques présents étaient des manipulations de photos et de graphiques éhontés. Et je sais de quoi je parle je travaille aussi en recherche. Alors pourquoi ce besoin de manipuler l'opinion d'autrui si on a des arguments scientifiques valables?

Certains de ces scientifiques spécialistes sont tellement à la pointe de leur domaine qu'ils ne connaissent que ça et sont incapables de faire des liens avec d'autres éléments d'importance qui ne relèvent pas a priori de leur domaine. Ainsi on reconnaît depuis environ 100 ans une inversion des pôles magnétiques. Ce n'est ni le premier, ni le dernier que la Terre connaîtra, ça a lieu environ tous les 700 000 ans. Une des conséquences c'est l'affinement de la couche atmosphérique, un plus grand bombardement cosmique et...un réchauffement de la planète, plus des perturbations météorologiques, etc J'ai posé la question de savoir si l'inversion des pôles magnétiques pouvait avoir une incidence sur les changements climatiques que nous observons au pannel de scientifiques présents. L'un d'entre eux a répondu qu'il ne savait pas de quoi il s'agissait mais que ça n'avait pas d'influence! Seul le Prof. Bard du Collège de France a répondu qu'il en avait déjà entendu parler et que ça avait sans doute une influence, mais qu'il n'en savait pas davantage.

Le problème c'est que les chercheurs spécialisés ont besoin de budget pour fonctionner et pour vivre. Si vous êtes spécialisé dans le changement climatique pour avoir un budget vous devez "vendre" du changement climatique! Et plus votre domaine est crucial, plus votre budget sera une évidente nécessité.

Si les changements climatiques et météorologiques que nous observons sont dûs à l'inversion, nous n'y pouvons rien et cela va empirer. Alors pas de panique, c'est dû à la pollution humaine, on peut agir et en attendant on peut toujours culpabiliser et de cette façon être manipulable.


Publié par elf le 8 février 2007 à 2:18

Quand j'étais adolescent je lisais aussi de la science fiction et il m'arrivait de penser que je serais bien chanceux de vivre l'an 2000. J'ai non seulement passé ce cap mais mon père et ma mère aussi, mon frère et la plupart de mes camarades et amis d'enfance. Le grand bouleversement c'est qu'on ne meure plus, et le phénomène du virtuel va permettre aux idiots de rester vivants au même titre que les grands penseurs pour l'éternité. La crédulité croissante de nos populations de plus en plus instruites augure mal pour l'avenir de ce monde auquel on a rêvé dans les livres et bandes dessinés des années 50.

Publié par Yves-Marie SENAMAUD le 8 février 2007 à 3:13

RÉPONSE À : UN AVENIR CONJUGUÉ AU PASSÉ

C'est presque pas mal.

Mais je me demande lequel des deux est le plus fou :

Celui qui attend dans la haine l'imam caché parce que ce monde de misère l'écÅ“ure et qu'il en veut un autre qui vient d'ailleurs.
Puis qui met l'anathème sur tous ceux qui n'attendent pas l'imam comme lui.
ou
Celui qui dissèque dans l'atome avec superbe pour créer un monde meilleur ici-bas,
parce que celui-ci, pollué par ceux qui croient aux miracles plus qu'à l'atome, est un échec.
Puis qui jette en prison tous ceux qui ne croient pas à l'atome comme lui.

Mais il oublie le troisième homme, celui de la Réconciliation :
c'est celui qui attend l'imam caché, puis va en Fac de physique étudié aux pieds de Einstein.
Il explosera le monde main dans la main avec Einstein !
Ou inversement,
C'est celui qui étudie Einstein avec naïveté puis, diplôme faisant, carrière faisant,
battit un autel, s'y agenouille et force le monde à Adorer.
Il éradiquera le monde de l'homme qui ose encore exiger que la volonté de l'homme se fasse.
Il fracassera nos cÅ“urs avec les lois édictées sur les dures table de multiplication
qu'il a reçues sur le mont Science avec sa troupe de prophètes du cosinus.

Que faut-il faire : éradiquer tous ceux qui croient en un monde meilleur mais ne le voient pas dans l'atome ?

Ne faut-il pas plutôt remettre en question la connaissance ; car, en effet,
puisque la connaissance recèle en elle une telle puissance de Destruction et de Malheurs, en quoi est-elle si Sainte ?

Si l'utilisation du Bien et du Bon que la connaissance prétend receler suppose l'effacement en l'homme de la poésie,
du rêve et de la Fiction, pas de la Science-Fiction, mais de la Fiction-Illimitée, du tout-possible, pas du possible de l'atome,
mais du possible de ma Volonté - par-delà les règles imposées de la Science et par-delà une Morale imposée -
alors, dans ce cas, la connaissance est en lutte contre l'Homme même.

Entre le Fou de Dieu et le Fou de l'Atome, qui choisir ?
Tous deux ont en commun d'IMPOSER par la CONTRAINTE, ils sont donc frères jumeaux et c'est contre tous les deux
qu'il faut lutter en « prêchant dans le désert » une seconde dimension de la pensée car :
« une pensée achevée fait de nous des êtres soumis » [l.c.]

Or la science théologique ou la science de l'atome sont des pensées achevées bien qu'elles se cachent sous l'idée du progrès ;
toutes deux s'imposent par la contrainte et imposent leurs Vérités ; toutes deux sont Religieuses.

D'ailleurs tous les deux pensent en regardant en arrière.

Pat

Publié par Pat le 8 février 2007 à 7:30

Merci pour tous ces commentaires, mais ce billet ne résulte pas d'un coup de blues et n'aboutit certainement pas à baisser les bras ! Disons que parfois j'aime regarder les choses sous un angle différent, tirer des parallèles un brin osés pour développer une perspective nouvelle... Et puis lorsqu'on est dans un train qui traverse les Alpes, on prend forcément un peu de hauteur ! :-)

Publié par Ludovic Monnerat le 8 février 2007 à 8:09

Précisions:
« L'insistance presque hystérique à faire du réchauffement planétaire une vérité incontestable, un dogme universel, alors qu'il ne s'agit que de modélisations informatiques répondant imparfaitement aux faits, c'est-à -dire d'une science empirique et par définition non exacte, relève ainsi - entre autres - de l'obscurantisme ». (LM)
C'est une vérité incontestable; seules les raisons peuvent encore en être discutées. Et encore... Il est difficilement imaginable que l'activité humaine n'ait aucune influence sur le climat. Dans ce cadre, que vient faire ici le terme d'obscurantisme, alors qu'il s'agit d'essayer de prévoir quelles seront les conséquences du réchauffement climatique ??
Des changements, qui dans certaines régions de la planète (montée des eaux, catastrophes naturelles engendrées par la présence de davantage d'énergie liée à l'élévation des températures) pourraient faire passer certaines préoccupations actuelles comme de doux amusements....

PS. Apparemment même des personnes comme Bjorn Lomborg estiment qu'il est nécessaire de développer des mesures pour contrer ce phénomène...

Publié par Alex le 8 février 2007 à 9:10

Le pessimisme du billet ne correspond sans doute qu'à un blues passager de son auteur. Je vois personnellement dans le développement des technologies de la communication et dans la globalisation une source d'espoir, même si, provisoirement, c'est un peu le foutoir et s'il y a aussi des dérives inévitables qui tiennent à l'esprit tordu des humains.
Prenons le cas des barbus enturbannés (réellement ou au figuré). Nous savons tous de mieux en mieux quels sont leurs objectifs. Si nous le voulons tous, nous sommes en mesure de les contrer chez nous. Prenez Tariq Ramadan, entendu ce matin sur les ondes de la Radio suisse-romande (vous pouvez le réécouter sur rsr.ch, "Radio Public" 0845). Derrière son parler policé et mielleux, son double-langage ne trompe plus. Il est démocrate (vous avez vu les Frères musulmans convertis à la démocratie?), les carricatures de Charlie Hebdo ne sont pour lui qu'une "faute de goût" qui ne méritait pas un procès. Bref, il essaie d'amadouer le bon peuple et de nous enfiler par de petites phrases la bonne parole (musulmane). Ce n'est pas interdit, bien sûr, de faire du prosélytisme mais, disons, nous pouvons nous en passer. A force de l'entendre, son discours me paraît mis au jour. C'est ça la force d'une bonne information.
En résumé, je crois que notre soicété vit beaucoup plus vite que par le passé. A nous de nous adapter. Nous avons quelques armes pour le faire.

Publié par jeambi le 8 février 2007 à 9:15

Il est évident que si le climat planétaire se modifie, il faut prendre des mesures. La question est de savoir à quelle allure le changement intervient et ce que nous pouvons faire pour nous en prémunir ou en profiter (car le changement si vilipendé, un réchauffement, peut aussi être réjouissant). Et c'est-là un travail de scientifiques. Typiquement. Pour l'instant.

Mais la question n'est pas de savoir si le changement climatique est d'origine humaine. Cette question-là est entièrement futile, résulte d'une distorsion politique de la chose scientifique, et l'importance qui lui est donnée témoigne en effet d'un obscurantisme moderne, qui entrave la recherche de vraies solutions en répandant des inquiétudes et des sentiments de culpabilité nuisibles.

Publié par ajm le 8 février 2007 à 9:38

Je me permets de répondre au Dr. Goulu : son raisonnement est complètement faux et son ignorance est grande en ce qui concerne l'Europe du XIVe siècle. Dire que l'Islam a 6 siècles de retard sur le Christianisme est assez idiot. En quoi les musulmans quelque soit leur époque pourraient être 600 ans en retard sur leur contemporains? Le même raisonnement sur les nations : les institutions de la Croatie auraient-elles 400 ans de retard sur celles de la Suisse?

Ce n'est qu'une grossière excuse pour ce qui est pour nous de la barbarie. Nous devons comparer les systèmes moraux contemporains.

Qu'est-ce qui permet de dire que l'Europe de 1385 est toute aussi laide que celle de l'Iran d'aujourd'hui. La Santa Maria del Fiore de Florence se terminait et Donatello naissait, et ce rien qu'à Florence. On pourrait parler de bien d'autres choses comme les cour bourguignonne et son foisonnement artistique. C'est même l'âge d'or de la scholastique (où est la scholastique musulmane?). Et ce n'est qu'un petit exemple de la "gloire" européenne.

Publié par David Descamps le 8 février 2007 à 9:42


Drôle de raisonnement : « Mais la question n'est pas de savoir si le changement climatique est d'origine humaine » (ajm)

Si nous voulons lutter contre les effets négatifs de ce phénomène (car comme vous l'avez mentionné, il existe aussi des effets positifs), il est primordial d'en déterminer les causes. Il ne s'agit nullement, comme vous le prétendez, de développer des sentiments de culpabilité, mais de développer des parades efficaces (à ce niveau l'Europe a une certaine avance dont elle peut en tirer parti). L'une d'entre elles serait de promouvoir massivement les énergies renouvelables. Solutions qui aurait notamment l'avantage de nous rendre plus indépendant!

Publié par Alex le 8 février 2007 à 10:10

Les modèles informatiques du climat, ou plutôt modèles numériques, ne sont pas une science empirique. Ils ne reposent pas sur l'expérience, mais sur des lois physiques et chimiques exactes et prouvées. L'incertitude est due à la nature même d'un modèle qui n'est qu'une représentation simplifiée de la réalité. Malgré tout, ils reconstruisent de manière très satisfaisante le climat passé, ce qui laisse à penser qu'ils ne sont pas de trop mauvais outils.
Néanmoins, il est vrai que le dogme qui entoure cette thèse est de plus en plus insoutenable. En effet la controverse manque, or elle serait bonne et même nécessaire afin d'instiguer un élan qui pousserait les modélisateurs a améliorer encore leur outils pour les rendre incontestables. Malheureusement la controverse ne vient souvent que de personnes n'ayant qu'une vague idée des sciences de l'atmosphère et qui amènent des arguments qui souvent vont à l'encontre même des principes élémentaires de la sciences, ce qui amène les scientifiques a s'enterrer encore un peu plus dans leur dogme.
De plus, le battage médiatique qui entoure ce domaine et la vision catastrophiste qui l'accompagne souvent entraînent l'agacement et l'incrédulité du lecteur et dessert par là -même la cause des scientifiques. Nous assistons aujourd'hui à une guerre des tranchées entre les partisans de la cause « effets de l'homme » d'un côté et les partisans du « cycle naturel » de l'autre. Plus personne ne semble être dans le camps des modérés qui tentent avant tout de comprendre en tenant compte de toutes hypothèses à disposition.

Publié par pech le 8 février 2007 à 11:19

"L'insistance presque hystérique à faire du réchauffement planétaire une vérité incontestable, un dogme universel, alors qu'il ne s'agit que de modélisations informatiques répondant imparfaitement aux faits, c'est-à -dire d'une science empirique et par définition non exacte, relève ainsi - entre autres - de l'obscurantisme."

Parler de l'analyse de données scientifique comme ça, c'est exagéré ! Tout de même, malgré le manque de données à très long terme, on ne peut nier certaines choses : l'un des premiers chapitres du rapport du GIEC (voir ipcc.ch) rappelle que sur le classement des 12 années les plus chaudes depuis 1850, 11 d'entre elles ont eu lieu ces 12 dernières années. si ca, c'est pas une preuve de réchauffement !
De plus, ce n'est pas la fin du monde qu'on nous annonce, juste plus de Katrina, de canicule et d'inondation, rien que ça...
Et puis, personnellement, ça fait près de 15 ans que j'entends dire la même chose et personne ne fait vraiment ce qu'il faut, alors...

Publié par Eric le 8 février 2007 à 11:19

Bien sûr que ceux qui s'inquiétent du réchauffement climatique s'appuient sur les projections d'une "science empirique et par définition non exacte".
Mais quelle science peut revendiquer le statut d'"exacte", à part les mathématiques? Et où en serait le monde si l'on avait attendu les certitudes absolues avant de tenter une greffe du coeur, de tester un vaccin, d'envoyer une fusée dans l'espace ou de croiser deux espèces de blé?
La science procède par tâtonnements, il en a toujours été ainsi. Poser une théorie au départ et essayer ensuite d'y plier les faits, c'est justement la démarche des religions, qui débouchent trop souvent sur cet obscurantisme que vous dénoncez.
Aujourd'hui, qui peut sérieusement contester que si chaque habitant de cette planète devait mener le train de vie de l'Occidental moyen, il n'y aurait jamais assez de ressources pour tout le monde?
Alors, que faire?
Décréter que le bien-être n'est pas pour tout le monde, soit figer dans la loi les inégalités criantes qui le sont déjà dans les faits?
Ou au contraire oser s'attaquer au seul dogme dont l'humanité doit réellement avoir peur à mon avis: celui de la sacro-sainte croissance?

Publié par Marc-André Miserez le 8 février 2007 à 11:25

Concernant les énergies renouvelables, il s'agit de ne pas foncer tête baissée. En effet on entend souvent vanter les mérites des cellules photovoltaïques. Ceci est un dogme encore plus grand que celui des changements climatiques. En effet pour la plupart, les cellules photovoltaïques sont une solution incontestablement bien. Or peu savent ou se renseignent sur les conséquences de la productions de ces composants. En effet pour produire 3200 tonnes de cellules (production annuelle), on part de 800000 tonnes de silicium, on utilise 100000 tonnes de chlores et 200000 tonnes d'acides. Tous ces produits sont hautement toxiques. Imaginez une énorme augmentation de la part du solaire. Cela générerait un quantité insurmontable de déchets. L'énergie hydroélectrique est aussi souvent citée en exemple. Il faut savoir que dans les régions tropical, notamment au Brésil, la formation de lac de barrage émet plus de gaz à effet de serre pour la même production électrique que le ferait une centrale thermique classique.

Publié par pech le 8 février 2007 à 11:37

Effectivement, la question énergétique est un aspect sous-jacent du réchauffement climatique. Ce thème a des implications multiples (quantité des ressources disponible, zones de production, mode d'acheminement, évolution des prix, impact écologique, aspect sécuritaires) dont l'importance risque de s'accroître notablement. Surtout si certains aspects auront un impact sur le porte-monnaie des citoyens...

Publié par Alex le 8 février 2007 à 11:45

"Aujourd'hui, qui peut sérieusement contester que si chaque habitant de cette planète devait mener le train de vie de l'Occidental moyen, il n'y aurait jamais assez de ressources pour tout le monde?"

Ben... moi, par exemple, et je suis sérieux ! :-)

Ce type de raisonnement, prenant les ressources comme une quantité à la fois finie et connue, a été démenti à répétition depuis des années. Les grandes annonces selon lesquelles nous aurions dû être à court de pétrole depuis 20 ans sont aujourd'hui oubliées, mais elles relevaient de la même démarche. Il faut donc s'en distancer.

Par ailleurs, en parlant de train de vie, vous omettez la productivité de l'Occident, et notamment notre capacité à exploiter toujours mieux les ressources et à en découvrir toujours davantage. Dans ce sens, oui, ce train de vie est justifié. Il accorde juste davantage de responsabilité.

Car là où vous avez raison, c'est que l'augmentation de la production comme de la consommation aboutissent nécessairement à une augmentation de la pollution, avec des conséquences immédiates sur la santé et plus lointaines sur le climat. Donc des mesures de protection et de limitation sont nécessaires. Mais il n'est pas besoin d'annoncer la fin du monde, où l'impossibilité de trouver des ressources, pour cela.

Ce qui est nombre limité, comme le montre le cas du pétrole, ce sont les ressources à bas prix. Le problème est donc au moins autant économique qu'écologique.

Publié par Ludovic Monnerat le 8 février 2007 à 11:56

Il y a les solutions scientifiques, les solutions économiques et les solutions politiques.

Certaines solutions sont purement scientifiques. Par exemple, on peut imaginer de provoquer des réactions physico-chimiques de très grande envergure, dans l'océan, pour réduire drastiquement, et rapidement, en quelques années tout au plus, la présence de CO2 dans l'atmosphère. N'importe quel grand pays pourrait s'en charger. La seule question est ici d'évaluer les risques, d'optimiser les technologies, de procéder à des essais d'envergure croissante, de contrôler les effets - bref du travail scientifique typique.

Si vraiment le CO2 nous tue, nous devons nous appliquer à le transformer. Car il est exclu de stopper la viabilisation de la planète (de sa partie en développement) - c'est politiquement impossible. Et il est fort heureux que ce soit impossible, d'ailleurs.

Mais de nombreuses solutions ont des aspects politiques dominants. Notamment la question du pétrole. Techniquement, il serait possible, par exemple, de cesser de construire des voitures à essence (ou diesel) et de passer à la motorisation à hydrogène. Ça prendrait peut-être vingt ans et le pétrole aurait presque disparu du secteur. Mais économiquement, le problème est si grand et si complexe qu'aucune société ni aucun pays n'a les reins assez solides pour l'imposer.

Ainsi, il existe trois manières connues de stocker l'hydrogène dans le véhicule. Laquelle est optimale - il faut faire des essais sérieux et très vastes pour l'apprendre? Le système détermine non seulement des éléments essentiels des véhicules (moteurs, châssis, réservoirs), mais toute la chaîne d'approvisionnement en carburant. Des millions de stations-services, des centaines de milliers d'entreprises qui transforment, transportent, conditionnent, livrent, éliminent, récupèrent, recyclent (très important), gèrent - bref des pans entiers de l'économie en sont transformés de fond en comble.

Si un producteur automobile mise à fond sur une technologie qui se révèle inadéquate à l'arrivée, c'est la fin pour lui - des dizaines, voire des centaines de milliards jetés par la fenêtre. Et qui a les moyens de miser sur les trois systèmes à la fois assez longtemps pour être sûr de rester dans la course lorsque le meilleur système sera connu? À cela s'ajoute le fait que les réserves de pétrole croissent, au lieu de se réduire. En effet, à mesure que les prix augmentent, des formes de pétrole plus difficilement exploitables deviennent rentables. Ainsi, celui qui investit beaucoup dans l'hydrogène se fragilise par rapport à celui qui mise davantage sur le pétrole.

Et dès lors, le problème est essentiellement politique, dans la mesure où il faut réunir un consensus d'envergure mondiale, ou à peu près, sur la répartition des recherches et l'utilisation, conjointe, de leurs enseignements. La mondialisation favorise ce processus, et des tas de choses l'entravent. Et les cris d'orfraie sur la question de l'origine du réchauffement planétaire ne sont certainement pas parmi les premières.

Publié par ajm le 8 février 2007 à 12:18

L'ancien chef du Bureau suisse des affaires spatiales, le génial Peter Creola, disait ceci, en substance: "L'humanité n'exploite qu'une mince pellicule d'au maximum 5 à 10 km de l'enveloppe terrestre et ses "envoyés spéciaux" ne sont allés que six fois sur la Lune."
Creola a parfaitement raison: sur la Terre (dans le sous-sol) de même que dans la sphère d'influence de notre globe (dans l'espace proche de la Terre, sur la Lune avec l'hélium 3 et plus tard sur Mars, pourquoi pas le terraformage cher à Zubrin?) il y a donc encore beaucoup à conquérir. Et donc à espérer.

Publié par jeambi le 8 février 2007 à 12:20

"il n'y aura jamais assez de ressources pour tout le monde?"
Malthus (1766-1834)a déjà dit ça ! et on est là !
"l'augmentation de la production comme de la consommation aboutissent nécessairement à une augmentation de la pollution"
non : ça fait quelques décennies que les activités anti pollution se sont développées, surtout aux US et que les dérives liées à l'activité humaine sont jugulées
j'aime bien ressortir le coup du Club de Rome en 1970 (cf mon intervention plus haut) : "ils" recommencent maintenant !!!

Publié par JPC le 8 février 2007 à 12:23

Je vous rejoins partiellement. Cependant, concernant la problématique des réserves de pétrole, nous savons exactement quels processus mènent à la formation de cette substance. Ceux-ci sont très très lent. Compte tenu du rythme de la consommation actuelle, il faudrait des avancées technologiques extraordinaire pour que le cycle production-consommation de pétrole soit à l'équilibre. Or même en étant le plus optimiste possible sur les réserves de pétrole existante et sur le rythme des avancées de productivité, il est fort probable qu'il y aura, un jour ou l'autre pénurie de pétrole. Pensons à l'après pétrole, sans pour autant basculer dans une idéologie de décroissance. Concentrons nous plutôt à repenser notre système industrielle afin de lui permettre d'être quasiment auto-suffisant, comme un éco-système naturel.

Publié par pech le 8 février 2007 à 12:27

Bien sûr, l'espèce humaine est loin d'être finie (désolé, chers réchauffistes, vous n'arrivez pas à me faire peur : l'attitude la plus rationnelle ? S'adapter à ce qui arrivera peut-être, et peut-être si lentement que nous ne nous en apercevrons qu'à peine).

Par contre, il y a bien :

> un suicide démographique et culturel de chacun des pays européens.

> une stagnation de la réflexion philosophique et des "masses" pas particulièrement éclairées (euphémisme)

Mais quoi ? L'intelligence et la culture n'ont toujours été le fait que d'une minorité. Pas par je ne sais quel complot de classe. Mais tout simplement parce que la majorité des hommes s'en fout, de la réflexion et de la culture.

"La culture pour tous", slogan électoral, mais en réalité un oxymore.

Publié par fboizard le 8 février 2007 à 12:56

Un suicide démographique ?

A l'échelle mondiale, la croissance démographique devra forcément, un jour ou l'autre stagner, voir reculer (lien entre ressources et évolution des populations - la surface de la terre n'étant pas extensible). A moins, comme le disait Jean-Bi (le vélivole?) de partir à la conquête de l'espace... Autrement dit, demain, certains problèmes devront être abordés de manière globale. Ceci dit, en Europe, les raisons de ce suicide sont multiples et doivent donner lieu à une vaste réflexion.

"Une stagnation de la réflexion philosophique et des "masses" pas particulièrement éclairées": les gens sont de mieux en mieux informés (dans votre cas vous diriez certainement "désinformé").
Cependant, il est curieux de constater que plus l'opinion publique s'éloigne de ses propres visions et plus on a tendance à considérer les masses comme des troupeaux de moutons ignares (certaines velléités antidémocratiques?)

Je trouve assez cocasse, que certains intervenants s'enflamment au sujet de la menace terroriste (qui est il est vrai un sujet important), alors qu'ils considèrent le réchauffement climatique comme un petit désagrément dont nous parviendrons bien à nous adapter.
Et si ce réchauffement provoquait des mouvements migratoires (parfois si craint), s'il nous obligeait à repenser certains de nos comportements ou accentuait les tensions entre certaines régions de la planète...
S'il se confirme, les conséquences risquent d'être multiples et pas uniquement se limiter à l'indice de votre crème solaire !

Publié par Alex le 8 février 2007 à 13:33

Comme indiqué par M. Monnerat, il semble que la productivité a fait des progrés.

On consomme 2 fois moins de pétrole qu'il y a 20 ans pour la somme de travail.

Mais il est vrai qu'il faut passer de la société de consommation à celui du recyclage; mais avec, par exemple, le matériel électroménager actuel qu'il faut remplacer tout les 4 ou 5 ans contre les "frigos" de nos mamans qui duraient plus de 20 ans, il y a des "stratégies" de production à revoir.

Autre exemple, ma livebox Orange a grillé après 14 mois d'utilisation il y a 2 jours, et le SAV m'a dit qu'elle était censée durer 2 ans maximum !

Durant mon service militaire, on utilisait des talkies des années 70 qui ont marché parfaitement plus de 20 ans après leur fabrication; quand on voit des "portables" à changer tous les 6 mois, on se demande ou est le progrès ?

Publié par Frédéric le 8 février 2007 à 13:35

Frédéric a écrit « Mais il est vrai qu'il faut passer de la société de consommation à celui du recyclage »


Diriger notre système industriel vers un fonctionnement semblable à celui d'un écosystème naturel va plus loin que le simple recyclage. Il ne s'agit pas simplement de réutiliser une même matière, mais de créer des interactions entre différents secteurs et acteurs. Vous pouvez regarder un exemple de ceci dans la zone industrielle de Kalundborg au Danemark, ou les industries s'échangent leurs déchets. Par exemple la centrale thermique, qui par le processus de désulfurisation du charbon produit du gypse, stockait ce gypse. Or, dans la même zone, une gypserie importait sa matière première de gisement naturel en Espagne. Après rencontre la central thermique vendit ces déchets à la gypserie. Résultat : les prélèvements de ressources naturelles sont amoindri, la centrale thermique qui payait pour entreposer son gypse, aujourd'hui le vend  gain écologique et économique.
Il ne faut plus considérer ce que l'on jette comme déchet, mais comme matière première pour une autre activité. En fait, au lieu de minimiser nos déchets et de les sortir du système économique, trouvons leur une valeur. Ainsi, plus besoin de minimiser ces déchets, puisque ceux-ci n'en sont plus. Evidemment ce système n'est pas encore au point, mais de nombreuses actions peuvent d'ors et déjà être réalisées

Publié par pech le 8 février 2007 à 13:59

Et à propos de folie, de bêtise, de jalousie et de haine, je recommande vivement les tout derniers manuels scolaires palestiniens (fin 2006). Un rapport à leur sujet a été présenté aujourd'hui à Washington (à Hillary Clinton):

http://ajm.ch/wordpress/?p=485

Publié par ajm le 8 février 2007 à 21:10

Pour ce qui est des modèles informatiques sur le climat, ils ne sont pas fiables. Ils n'arrivent même pas à prédire chaque année El Nino alors que le phénomène est suivie par satellite et bouées-sondes heure par heure toute l'année. Et tout cela est empiriques, il n'y a pas de modèle cadre qui permettrait de faire des prédictions et de les voir par la suite se réaliser pour supporter le modèle.
Je suis persuadée que si on comprenait mieux les lois qui gouvernent les champs électro-magnétiques en général dans l'univers, et de la Terre en particulier on aurait une meilleure vision du fonctionnement vivant de notre planète, dont la météorologie et le climat.
L'exemple de la gravité est intéressant parce que c'est un phénomène qu'on peut décrire, mais dont on ne connaît pas la cause. Si ce n'est pour dire la cause du champs gravitationnel c'est la gravité! Dans l'imaginaire scientifique la cause est ici remplacée par la pomme de Newton. En fait la loi d'attration universelle est directement transposée de la métaphysique, mais les causes finales n'étant plus de mode et la cause efficiente étant impossible à formuler Newton ne pu formuler une hypothèse explicative. Et nous en sommes toujours là !

Publié par elf le 9 février 2007 à 1:18

J'aime à lire, à travers le billet de M. Monnerat, une vision de l'homme indéniablement positive et pleine d'espoir pour l'avenir. Tant qu'il y aura des esprits pour tenir la flamme contre les ennemis de la pensée (et donc de la grandeur et de la dignité humaines), rien ne sera totalement perdu. Se lamenter sur les faiblesses de la civilisation occidentale, se suicider par aveuglement de la raison, c'est une attitude de gens cultivés (les autres s'en foutent de toute façon royalement) mais amnésiques du chemin parcouru durant ces siècles de marche en avant. Oui l'histoire est cyclique, mais la vague de fond occidentale couvre plus de 2000 ans d'histoire et je ne puis croire que la source se tarisse comme ça, du jour au lendemain, à cause d'un XXème siècle de démesure et d'un XXIème qui ressemble à s'y méprendre à une cérémonie d'oubli collectif. La période à venir s'annonce rude pour les intelligences, mais raison de plus pour ne pas participer à l'hystérie apocalyptique et garder vivace le souvenir des racines de l'Occident, sans sombrer dans une logique de savoir "fossile" (oui les Grecs, les Romains, la Renaissance et les Lumières ont encore bien des choses à nous apprendre). Et c'est avec bonheur que je constate que les nouvelles technologies, même si elles ne savent pas évaluer la qualité d'une information, permettent au moins de ne pas étouffer le bon grain au profit de l'ivraie.

Publié par Souflette le 9 février 2007 à 9:48

J'apprécie beaucoup ce blogue et son auteur, et je l'encourage vivement à continuer son action, mais je me permets de dire aujourd'hui à Ludovic Monnerat, qu'à mon avis, il se trompe sur ce sujet.

En effet, la science-fiction se décline dans de très nombreux genres, dont le space-opéra qui décrit un avenir spatial fait de vaisseaux spatiaux intergalactiques et de planètes paradisiaques.
L'une des Å“uvres de SF les plus connues, peut-être la plus connue, est Dune de Frank Herbert. Sur une planète de sable au climat aride, différentes factions s'affrontent pour le contrôle de l'épice (le pétrole) à l'aide d'intérêt religieux. Ce livre fait de nombreuses références à la Bible et au Coran. Le chef des rebelles Fremen, ne cesse d'évoquer sa volonté d'éviter le Jihad ! La première édition de Dune date de 1963.
Un autre genre connu est le post-apocalyptique. L'Å“uvre la plus célèbre de ce style étant Mad Max 2, où les hommes se battent à l'aide de véhicules trafiqués pour quelques gouttes de pétrole.
Le Cyberpunk est un autre genre qui imagine une époque où les hommes s'équipent de prothèses électroniques. Ils se battent contre les multinationales en réalité ou via les réseaux informatiques futuristes, parfois en transmettant l'information (Johnny Mnémonic). Ils se posent des questions existentielles sur leur réalité en tant qu'humains (Ghost in the Shell).

Un Space Opéra récent, Les Machines de Dieu, de Jack Mc Devitt, imagine un futur spatial, où les rivalités actuelles persistent sur Terre, alors que la planète est polluée, entrainant un exil massif sur une autre planète. Tout cela sur font d'archéologie extra-terrestre et de civilisation supérieure E.T disparue.

Je voudrais vous recommander le film d'anticipation récent Les Fils de l'Homme qui reprend les thèmes de l'immigration, de la natalité, de la pollution, des troubles religieux, des attentats, etc!

Je tiens moi-même un blogue sur la science-fiction où je parle de ces sujets : http://avenirdufutur.hautetfort.com

Publié par Juan_rico le 9 février 2007 à 11:52

Bon blog, mais :

"La psychohistoire, qui peut prédire la chute de l'Empire, peut également prévoir ce que seront les âges de barbarie qui suivront."

ne me semblent pas une théorie réaliste, LE FUTUR N EST PAS ECRIT A L AVANCE :)

C'est à nous de l'améliorer ;)

Publié par Frédéric le 9 février 2007 à 14:04

"L'Islam vit actuellement l'an 1385 après l'hégire et a donc eu 622 ans de moins que le Christianisme dans l'évolution de sa pensée et le développement de ses relations avec la politique et le civil. La situation en Europe en 1385 n'était nettement pas plus brillante que celle de l'Iran actuellement. "

Génial comme raisonnement. Dans le même genre, Bossuet compte à partir de la création du monde, vers -4500 ans. Donc il est plus évolué que nous, qui ne sommes encore qu'en 2007.

Quand au moyen age, qui a duré en gros jusqu'en 1789, je ne vois pas du tout en quoi il aurait à rougir face à nous.


Bon, pour en revenir au sujet : les occidentaux, les français surtout, se comportent et se sont comporté comme des grands seigneurs au XVIIIéme, adeptes des idées nouvelles, progressistes, contestataire, humaniste, éclairé, etc.. Car ils trouvait ca tout à fait piquant, et cela leur donnaient une bonne opinion d'eux même, et surtout ils pensaient que jamais au grand jamais cela ne changerait quoi que ce soit à leur vie, et que "les autres" pensaient ou penseraient comme eux. Ils ont finis sur l'échafaud.


Quand à l'écologie, ce n'est pas trés sérieux. s'il y a des probléme de polution, le capitalisme les résoudra, comme il l'a toujours fait.

Publié par adolphos le 11 février 2007 à 1:36

Essayons d' imaginer ce que penseraient des internautes indiens où chinois s' ils tombaient sur une traduction de certains de ces commentaires.Je pense qu' ils seraient surpris de tant de négativisme.Je pense que pour eux, le monde qui vient est un monde d' opportunités, qui va enfin leur donner leur place.Nous, nous craignons seulement d' y perdre la nôtre. Nous regardons vers le passé, ils regardent vers l' avenir.J' ai 49 ans, et j' espère bien vivre encore un bout de temps. Le moment venu, je serai peut être content de quitter un monde qui me sera devenu étranger et que je ne reconnaîtrai plus. Est-ce que cela voudra dire qu' il sera invivable? Non bien sûr, il sera seulement différent de ce qu' on aura connu,où de ce qu' on peut imaginer aujourd' hui.L' envisager sous le seul angle de la catastrophe est un point de vue très "occidental", voire même très "européocentré"
et qui paraîtra probablement un jour très daté.
Derrière toute cette peur de l' avenir et de ses dangers supposés, il y a surtout l' angoisse d' avoir à céder un jour les premières places dans l' histoire qu'on s' était si bien habitués à se partager depuis qques siècles.Notre banalisation au sein d' un monde si vaste,c'est ça la vraie peur de l' occident d' aujourd' hui.Une fois habitués à nos nouveaux voisins de paliers et à partager un peu plus les parties communes, la peur s' envolera.

Publié par azerty le 15 février 2007 à 23:15

Réflexion pertinente et nuancée. Merci !

Publié par Ludovic Monnerat le 15 février 2007 à 23:36