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12 septembre 2007

Comme un vent de folie

24HeuresBurki.jpg

L'Union Démocratique du Centre, parti de droite nationaliste dont la figure de proue reste le Conseiller fédéral Christoph Blocher (je précise pour les lecteurs peu au fait du microcosme politique suisse), n'a pas son pareil pour faire perdre la boule à ses adversaires. Regardez le dessin ci-dessus, publié aujourd'hui par 24 Heures, et qui associe ouvertement Blocher au nazisme : comment peut-on en parvenir à de telles extrémités ? Comment un quotidien grand public et son dessinateur Burki peuvent-ils traiter de nazi un membre du Gouvernement pour la simple raison qu'il ne partage pas leurs opinions et poursuit avec méthode une politique diamétralement opposée ? A croire que la presse suisse souffre toujours plus d'une sorte de Blocher Derangement Syndrome étrangement similaire au BDS original.

Sur Commentaires.com, Philippe Barraud décrit avec justesse ce phénomène régulièrement discuté par ici :

Dans une conception traditionnelle (et probablement dépassée) de la presse, les journalistes rendent compte de ce qui se passe, donnent la parole aux uns et aux autres, et s'efforcent de ne pas prendre parti, ni davantage de place que leurs interlocuteurs.
Journalisme d'un autre âge! L'immersion quotidienne dans les médias démontre ad nauseam à quel point le militantisme a remplacé la froide analyse, à quel point la haine peut faire écrire - pardonnez-nous - des conneries monumentales même à des éditorialistes d'hebdomadaires ordinairement versés dans le people anodin.
Il faut bien admettre malheureusement que même la presse réputée sérieuse se laisse aller. Rendant compte (façon de parler) de la conférence de presse de l'UDC du 11 novembre [septembre], Le Temps titre: «L'UDC est en pleine crise paranoïaque.» Certes, cela a un côté pratique pour le lecteur, qui a le commentaire avant d'avoir, éventuellement, l'information. D'ailleurs, à quoi bon l'information? L'opinion convenue du journaliste est bien plus importante que ce que les politiciens avaient à dire - d'ailleurs, c'étaient des UDC, donc inutile de les écouter...
Ce 12 septembre, le dessinateur Burki n'hésite pas à parer Christoph Blocher d'une croix gammée, ce qui constitue un autre dérapage déplorable (et peut-être un délit), aussi bien de la part du dessinateur que de sa direction. Mais à quoi bon se gêner? Tout le monde se lâche, car il faut à tout prix faire voir dans quel camp on est.

Ce vent de folie ne semble donc épargner personne ou presque. Et derrière les glapissements que multiplie la polémique, il y a fort à parier que c'est une fois encore l'UDC, en phase avec une grande partie de la population suisse et choisissant un terrain tabou (la criminalité des étrangers), qui va empocher des voix supplémentaires au vu du traitement inégal ou injuste que lui réservent les médias. Alors même que l'UDC manque singulièrement de pertinence sur le plan de la politique étrangère, où elle a déjà plusieurs fois subi l'échec populaire, et ses conceptions en la matière ne sont guère adaptées aux défis contemporains, spécialement sous l'angle militaire...

Publié par Ludovic Monnerat le 12 septembre 2007 à 18:51

Commentaires

Alors même que l'UDC manque singulièrement de pertinence sur le plan de la politique étrangère,


Si ce n'était que sur ce plan...la grande force de l'UDC a été et sera toujours de mener ses adversaires (ennemis ?) sur son terrain, sa portion congrue, son core business politique. Magnifique démonstration de stratégie politique (ils ont dû lire Sun Tzu :)). L'incapacité desdits adversaires à se sortir du bourbier dans lesquels ils ont allègrement plongé est proprement hallucinante...la campagne 2007 est passée, nous verrons ce que nous réserve 2011.

Publié par Souflette le 12 septembre 2007 à 19:25

Ce qui est difficile avec ce parti est qu'il utilise à 150% la liberté qu'octroie notre système politique tout en dénigrant et en ridiculisant les institutions mêmes qui fondent notre systeme (conseil fédéral, commission de gestion, porcureur, etc)

On ne peut pas demander d'être traité dans les règles alors qu'on ne se gene pas pour les bafouer.

Toutefois, Le dessin de Burki n'est pas très fin sur le sujet.

Publié par Crys le 12 septembre 2007 à 20:16

Et pourtant, "Le Suisse est naturellement conservateur, méfiant, prudent, peu émotif,"

Publié par Jean-Pierre Chevallier le 12 septembre 2007 à 20:46

Voici que certains milieux de gauche sombrent défintivement dans le ridicule - ou dans nihilo-pavlovisme, comme dirait l'autre. ;-)

Publié par Sisyphe le 12 septembre 2007 à 21:29

Je ne suis pas forcément d'accord sur l'analyse faite de la caricature. Il y a pour moi une dérive évidente du discours UDC (et de Christoph Blocher directement ou indirectement) avec sa théorie du complot, la centration sur la personne, le discours anti-parlementaire et anti-institutions (tout serait pourri), les menaces faites en public par M. Mörgeli à l'intention d'une secrétaire de la commission de gestion pour que parler de fascisme relativement à l'UDC soit tout sauf un simple fantasme. En tout cas, la dérive est évidente. Mais on peut juger la caricature (trop) outrancière (ce qui est le propre de la caricature).

Par contre, je vous remercie pour le lien et votre article relativement à l'analyse des thèses UDC sur la politique de sécurité. Voilà .

Publié par Lyonel Kaufmann le 13 septembre 2007 à 0:09

Il est facile de répérer un militant de la gogoche.
Il suffit de chercher un certain lexique.
"These" par exemple, pour parler du réel.
"Fascisme" pour nommer un parti politique opposant (réellement opposant)
ou encore "dérive" qui est censée représenté le penchant naturelle d'une droite forcément nazifiante.
Il est étonnant comme nous pouvons retrouver exactement le même lexique de l'autre côté de la frontiére, a croire qu'il se refile le dictionnaire du parfait petit stalinien.

Publié par Three piglets le 13 septembre 2007 à 3:46

J'avais oublié le sempiternel probléme gastrique "J'en éprouve une nausée certaine (euphémisme).", à croire que les gogoches ont le palais sensible.
Et bien sûr, le sens de l'histoire à la sauce tiers-mondiste je suppose :" Pourquoi devrai-je voter pour un parti qui ne connaît que la marche arrière alors que la Suisse avance?"
Il parait , ce cher socialiste, indiquer à ses compatriotes vers quoi la Suisse se dirige.
Si c'est la même direction de la France, c'est à dire l'impasse du conflit inter-ethnique, il faudrait peut-être avoir l'honneteté de le signaler.
Je sais qu'ils nommeront le conflit civil de "société multiculturelle tolérante et ouverte sur le monde".
Le goulag civilisationnel vendu pour un parc d'attraction.

Publié par Three piglets le 13 septembre 2007 à 5:02

A noter que ce cher messieur, démocrate comme tous les socialistes Francais, se permet une contradiction dans son lexique :

Démocrate : Qu'est-ce qu'un démocrate ? Un démocrate n'est pas quelqu'un qui croit au droit de vote, ou au pluralisme de la presse, ou aux débats politiques à la télévision : un démocrate est quelqu'un qui croit possible et utile de parler avec les gens qui ne sont pas d'accord avec lui - et qui le fait

Oui, mais....

Blocher : mon dictionnaire ne reconnaît pas le nom de Blocher, car c'est un dictionnaire sain. Mais il me fait des propositions. Parmi celles-ci, il me propose de remplacer Blocher par bloquer. Sain et perspicace.

Faut pas déconner non plus,démocrate mais modéré hein?

Publié par Three piglets le 13 septembre 2007 à 5:07

Il y a quelque chose de profondément erroné à corréler ainsi, de manière forfaitaire, la droite avec le nazisme.

Bien sûr, le nazisme au pouvoir est autoritaire, fasciste. Mais dans une démocratie, c'est-à -dire dans un pays où l'État détient de facto le monopole de la violence (police, armée), un parti authentiquement nazi ne saurait être de droite avant d'être au pouvoir. Et pour accéder au pouvoir, il vaut beaucoup mieux pour lui et son projet, comme d'ailleurs les nazis l'avaient compris à l'époque, se prévaloir du socialisme.

Un projet fasciste a absolument besoin du pouvoir de l'État et il est illusoire de tenter de s'en emparer par la force dans les démocraties (Hitler en avait fait l'expérience douloureuse en novembre 1923) - la résistance est beaucoup trop forte. D'autre part, un projet fasciste va vouloir conférer à l'État un maximum de compétences, afin d'en profiter une fois le pouvoir obtenu. Outre à leur stade le plus primaire, les projets fascistes déployés dans des nations démocratiques évoluées sont donc toujours ostensiblement socialistes. Tandis que les partis de droite, plus conscients de ce phénomène, tentent au contraire de réduire le pouvoir étatique.

Publié par ajm le 13 septembre 2007 à 6:08

Juste une petite question; il y n'a pas de loi permettant de porter plainte pour outrage ou diffamation en Suisse suite à tels caricatures ?

Publié par Frédéric le 13 septembre 2007 à 8:38

De qui se moque-t-on?

Depuis le début de la campagne, l'UDC utilise la provocation. Comment, dans ce contexte, s'étonner que ses adversaires (journalistes compris) utilisent les mêmes ficelles (même si ce n'est pas une tactique faisant preuve d'une grande intelligence) ?

L'UDC, qui prétend défendre les valeurs nationales, est en train de bouleverser la culture politique suisse, en introduisant la provocation et le mépris de l'adversaire comme valeurs cardinales (bien sot celui qui ne l'a d'ailleurs pas remarqué). Cette nouvelle façon de faire pourrit le débat politique, durcit les fronts et doit amener bon nombre de nos concitoyens à se désintéresser de ces basses manœuvres politiques. Qui est finalement gagnant dans ce jeu ? L'UDC, qui a imposé son style, qui arrive à occuper le terrain médiatique (que ce soit de façon positive ou négative), ou les autres partis qui semblent déroutés par cette façon d'agir.

Alors oui on peut regretter les provocations, mais l'origine de cette vague me semble bien identifiable!

Publié par Alex le 13 septembre 2007 à 9:06

A provocateur à deux balles, provocateur à deux balles cinquante. L'UDC a imposé les règles, aujourd'hui elles sont partagées partout et par tous, les adversaires sont encore un poil maladroits mais viendra un temps où le dénigrement systématique aura un répondant tout aussi efficace de l'autre côté. Perso la caricature ne me dérange absolument pas (si c'était le cas, ca serait prendre parti pour une stupidité plutôt qu'une autre) : elle est une réponse violente à un débat violent. Blocher comparé au nazisme, c'est comme le PS mis sur pied d'égalité avec le stalinisme : on cherche des amalgames débilisants comme argument choc car plus personne ne s'intéresse à la res publica. La liberté d'expression est là , totale...on peut s'en offusquer, mais on est mal partis pour relever le niveau des débats électoraux (heureusement, pendant 4 ans on aura une paix relative).

Publié par Souflette le 13 septembre 2007 à 9:24

Je pense aussi que le style de campagne de l'UDC, la forme, nuit beaucoup à son projet politique, le fond. Je ne suis de loin pas d'accord avec eux sur tout, mais une bonne partie de leur programme me semble très pertinent (on peut se lever de bonne heure pour trouver dans les pays occidentaux un politicien capable de pondre un texte aussi inspiré que celui-ci) et je regrette d'avoir l'impression de me salir les mains avec eux à cause de leur manière de communiquer.
Néanmoins, les éditorialistes et les médias en général perdent également toute mesure et rentrent tout à fait dans le jeu de la campagne de l'UDC en donnant dans la surenchère et le contre-sens historique. S'il y a bien un parti en Suisse qui diffère de l'ancien parti des travailleurs allemands, c'est bien l'UDC.

Publié par pan le 13 septembre 2007 à 9:45

Seuls les lâches se cachent derrière des excuses pour expliquer les aspects répréhensibles de leur attitude. Et les lâches n'ont rien à faire en politique.

Publié par ajm le 13 septembre 2007 à 9:51

Socialiste, le régime nazi ? Socialiste, un régime qui a reçu le soutien massif des trusts allemands, bénéficié des sympathies de Lindbergh, d'Edouard VIII et des largesses de Prescott Bush, grand-père de Daboliou ?

Publié par Albert le 13 septembre 2007 à 10:07

Caricature (selon Petit Robert) : Dessein, peinture qui, par le trait, le choix des détails, accentue ou révèle certains aspects (ridicules, déplaisants).

Je crois que l'on pourrait clore le débat ici.

Concernant l'utilisation de la croix gammée (même si je ne suis pas d'accord), je le comprend comme ceci :

L'UDC est un parti jouant sur la crainte, voire la haine des étrangers (primauté accordée aux nationaux).

Tentative, de la part de Blocher (et des UDC), de réduire les prérogatives du pouvoir judiciaire (collusion des pouvoirs).

Parti dont le fonctionnement semble plus uniforme, voire moins démocratique que les autres formations.


Alors oui, cette caricature grossit certaines caractéristiques, mais elle se base certainement sur certains des éléments évoqués ci-dessus.

Publié par Alex le 13 septembre 2007 à 10:08

Ce n'est pas le sujet de ce billet, mais le parti nazi, jusque dans sa dénomination officielle était bel et bien une variante du socialisme. Ludwig von Mises constatait déjà en 1944 que les nazis avaient mis en oeuvre 8 des 10 points du programme de Marx :

""" Huit des dix points (du Manifeste du Parti communiste de Marx et Engels) ont été exécutés par les nazis avec un radicalisme qui aurait enchanté Marx. Seuls deux points n'ont pas encore été complètement adoptés par les nazis, à savoir l'expropriation de la propriété foncière et l'affectation de la rente foncière aux dépenses de l'Etat (point n°1 du Manifeste) et l'abolition de l'héritage (point n°3). Cependant, leurs méthodes de taxation, leur planisme agricole et leur politique concernant la limitation des fermages vont chaque jour dans le sens du marxisme.
- Ludwig von Mises, Omnipotent Government, The Rise of the Total State and Total War """

Il est compréhensible que les socialistes actuels tentent de se distancer de se cousin historique encombrant, mais ça ne change rien à leur volonté commune de planifier l'économie et de violer les libertés individuelles au nom d'un "plus grand bien" collectif.

Publié par pan le 13 septembre 2007 à 10:19

A pan

La proximité entre les partis actuels suisses et le NSDAP est totalement inopportune. Vouloir en établir une ne représente d'ailleurs aucun intérêt.

Car à droite comme à gauche, des éléments permettent de les rapprocher ou de les distancier de la structure et des méthodes nazies.
Ex. partis de droite : pour une économie dans laquelle l'Etat intervient peu - où l'Etat reste à des dimensions raisonnables!
Gauche : plutôt pacifistes, contre l'Etat policier (répression), contre le nationalisme. De même, on peut certainement affirmer que les opposants au régime nazi était de façon générale plus de gauche que de droite!

Ce qui est dénoncé par la caricature (contexte des élections fédérales), c'est plutôt un style, une rupture de collégialité, un changement de culture politique, la collusion des pouvoirs, voire le non respect des adversaires qui sont mis en évidence.

Publié par Alex le 13 septembre 2007 à 10:30

Je suis bien d'accord avec vous Alex : nous n'avons pas de parti qui souhaite se rapprocher du nazisme et c'est heureux! Ce que je voulais rappeler, c'était seulement l'impertinence d'assimiler l'UDC au nazisme venant des milieux de la gauche.

Sinon, le nazisme se caractérisait justement (le titre de cet article ne vous plaira pas ;-) mais la socialisation de l'économie sous le régime nazi y est assez bien relatée) par une mise au pas de l'économie par le pouvoir politique, contrairement à ce que vous semblez suggérer.

Sinon, encore une fois, je rejoins la critique du style ordurier de la campagne UDC ainsi que de la surenchère de la réponse comme on en voit une illustration dans ce billet.

Publié par pan le 13 septembre 2007 à 10:36

"Si c'est la même direction de la France, c'est à dire l'impasse du conflit inter-ethnique..."

Cela me fait penser à l'affiche de campagne de l'UDC-Valais montrant une foule compacte de mahométans en prière devant le Palais Fédéral, une vision proprement abjecte aux yeux d'un patriote suisse.

Bien évidemment, nos dames-tartine du vivre-ensemble et nos grandes consciences locales se sont mises immédiatement à hululer au racisme et à la xénophobie:

http://www.monelection.ch/blog/message.php?messageID=397

Peut-être que ces imbéciles au sens premier et second du terme (donc, à la fois faibles et stupides) se sentiront mieux, dans un
environnement moins "raciste" et "xénophobe", quand notre Suisse prendra définitivement la voie du Britanistan? Oui, cet ancien territoire européen, cette nation "ethnocidée" à petit feu, où des islamistes comme le Tablighi Jamaat, probablement modérés comme dirait le beau Massimo Lorenzi, souhaitent ériger une mosquée de 12'000 places à Londres (ce qui en fera de fait le plus grand édifice religieux de notre continent) et convertir toute la population britannique au culte exclusif du Dieu-Lune.

http://www.timesonline.co.uk/tol/comment/faith/article2419524.ece

A croire que nos belles-âmes, comme anesthésiées par la tranquillité encore agréable de notre pays, ne s'informent pas, hormis avec la bouillie médiatique prémâchée par les ingénieurs sociaux du Système! Peut-être ont-ils déjà occulté dans leur esprit les attentats de Londres et de Madrid, sans oublier toutes les tentatives terroristes déjouées? Peut-être ne se souviennent-ils déjà plus que la France, il y a moins de deux ans, fut aux prises avec une insurrection globalisée de son allogénat magrébo/sud-saharien? Peut-être ne veulent-ils pas voir que des bandes africaines armées
de machettes et de haches s'affrontent désormais en plein Paris, sans que les forces de l'ordre n'interviennent vraiment?

Alors si ces cigales bien-pensantes choisissent ainsi l'option de la cécité ethno-civilisationnelle, le jour où la bise sera venue, pour paraphraser la fable, hé bien moi la petite fourmi, je garderai ma porte fermée et je les laisserai s'expliquer, seules, sans le moindre problème de conscience, avec
tout le bestiaire des prédateurs variés que leur incurie aura contribué à faire venir sur nos terres!

Publié par fass57 le 13 septembre 2007 à 10:43

c'est l'habituelle "reductio ad hitlerum", célèbre concept développé par Léo Strauss, qui en disqualifiant à priori l'adversaire politique sur la forme permet d'évacuer les questions politiques de fond. rien de nouveau chez nos modernes progressistes.

Publié par hoplite le 13 septembre 2007 à 10:51

Sur les sympathies entre les élites américaines et le régime nazi, lire ceci : http://www.monde-diplomatique.fr/2007/04/LOWY/14602

Publié par Albert le 13 septembre 2007 à 10:55

Les erreurs d'individus isolés, même riches, et de minorités qui ont été corrigées par les Américains sans aide extérieure (et les Français sont parmi les tout derniers à pouvoir en dire autant) ne sauraient être comparées honnêtement à des parallèles au niveau des conceptions et des programmes politiques de base.

Publié par ajm le 13 septembre 2007 à 11:03

Ces références constantes à une période révolue depuis plus d'un demi-siècle deviennent lassantes. Que je sache, le national-socialisme allemand est mort avec son fondateur, dans les ruines de Berlin en mai 1945.

Oui, il devient lassant de se faire traiter de "nazi", dès lors que l'on pense d'abord à son peuple et aux intérêts de son pays, attitude qui est non seulement commune à tous les peuples de la planète (1) (sauf que les ethnies européennes se sont vues privées de ce droit) mais aussi proprement naturelle, une vraie loi première du monde vivant.

(1) le meilleur exemple de cette très saine attitude, Israël:

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"We don't have to solve every problem of the world," Efraim Zuroff, director of the Israel office of the Simon Wiesenthal Center, said by telephone. "This is creating all sorts of pressure on Israel which is really not justified.
"I'm 1,000 percent in favor of doing everything possible to stop the genocide," Zuroff said. But "Israel can't open the gates and turn this into a free-entry zone."
+++++++++++++++++++++++++++

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2007/08/24/AR2007082402163.html?nav=rss_world/mideast


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"Israel can't throw open the gates and allow unlimited access for people who are basically economic refugees," Zuroff said.
++++++++++++++++++++++++++++++

http://www.news24.com/News24/Africa/News/0,,2-11-1447_2167490,00.html

Publié par fass57 le 13 septembre 2007 à 11:08

"c'est l'habituelle "reductio ad hitlerum", célèbre concept développé par Léo Strauss, qui en disqualifiant à priori l'adversaire politique sur la forme permet d'évacuer les questions politiques de fond. rien de nouveau chez nos modernes progressistes."

The modern definition of 'racist' is someone who is winning an argument with a liberal.

Publié par fass57 le 13 septembre 2007 à 11:10

"Gauche : plutôt pacifistes, contre l'Etat policier (répression)...."

La gauche contre l'état policier!

Mais il n'y a pas d'engeance plus portée à faire intervenir la machine politico-judiciaire que la gauche, dès lors qu'elle a identifié quelqu'un qui ne sacrifie pas à ses dogmes!

L'exemple parfait étant la promotion du vivre-ensemble qui ne peut se faire que par le biais totalitaire de tout un arsenal légal, au besoin appuyé par les forces de l'ordre.

Oui, c'est l'homme de gauche qui a, par nature, l'esprit policier et juridique, comme tous ceux qui préfèrent le primat du concept sur l'expérience de la réalité.


"De même, on peut certainement affirmer que les opposants au régime nazi était de façon générale plus de gauche que de droite!"

Sauf que la seule tentative sérieuse contre le régime hitlérien fut le fait d'un groupe d'officiers nationalistes, de nationaux-conservateurs, qui seraient certainement aujourd'hui qualifiés eux-même de "nazis", selon les critères actuels du Système.

Je me réjouis d'ailleurs de voir si Tom Cruise s'effondrera, fusillé dans son dernier film, en s'écriant "Es lebe das heilige Deutschland", comme le véritable Klaus von Stauffenberg.

Il serait d'ailleurs intéressant, si cela était possible, de confronter le comte von Stauffenbert à l'éventualité d'une Allemagne majoritairement musulmane...

http://i19.tinypic.com/62rkcrb.jpg

... comme il serait intéressant de demander aux combattants alliés survivants de la seconde guerre mondiale s'ils sont contents de s'être battus et s'ils le referaient, en voyant l'état actuel de nos nations?

Publié par fass57 le 13 septembre 2007 à 11:39

france, suisse, belgique, hollande, uk, bref l'europe cocue ! et bientôt l'europe "qu'au cul" ? OBL l'a rêvé, freddy l'a fait le 11/09/07 !

Publié par freddy le dhimmi le 13 septembre 2007 à 13:44

Le régime nazi est unique dans l'histoire. L'UDC n'est qu'un banal parti de droite ultralibéral. Néanmoins, la droite (ou l'extrême droite) exonèrent à bon compte toute parenté de cette doc-trine avec l'ultralibéralisme en arguant du terme «socialiste» dans l'acronyme nazi.

En réalité, l'ultralibéralisme fait très bon ménage avec toutes les répressions. A preuve, les régimes de la péninsule arabique ou Singapour. A preuve les 4,2 millions de caméras dans le that-chérien régime de Tony Blair. A preuve l'espionnage tous azimuts de ses citoyens, par le gou-vernement américain depuis le 11 septembre 2001, qui frise le ridicule (le sénateur Edward Kennedy fouillé à plusieurs reprises). A preuve les règlements incroyablement longs, tortueux, totalitaires, de ces fameuses cités privées américaines (qui prétendent se soustraire au «joug» de l'Etat!). A preuve l'exfiltration des nazis par les services secrets américains (et la bénédiction du Vatican) et leur recyclage dans la lutte anticommuniste!

Publié par Albert le 13 septembre 2007 à 13:50

Albert, le libéralisme est de gauche.
Quoi de plus normal qu'il fasse bon ménage avec la représsion?

Publié par Three piglets le 13 septembre 2007 à 14:02

Et, pendant qu'on y est, pouvez vous nous parler des liens entre les musulmans, pays arabes et régime nazi Albert?
Histoire de ne rien oublier.

Publié par Three piglets le 13 septembre 2007 à 14:05

Comme d'ordinaire avec Albert, une série d'exceptions censée représenter une règle. Mais révélatrice: Albert trouverait normal qu'on donne des passe-droits à ses sénateurs favoris, mais pas qu'on permette aux gens de vivre comme ils l'entendent si cela pouvait les soustraire au joug de l'État...

Publié par ajm le 13 septembre 2007 à 14:08

__Ces références constantes à une période révolue depuis plus d'un demi-siècle deviennent lassantes. Que je sache, le national-socialisme allemand est mort avec son fondateur, dans les ruines de Berlin en mai 1945.__

C'est vrai, mais la gauche, en pleine dérouté ideologique, puisque le réel lui donne tord sur toute la ligne, en a besoin pour survivre et se donner le bon rôle de "résistant".
Sur le blog du petit suisse socialo (SS pour les initiales ;) ), il y a , au moins, 3 articles sur 4 parlant de l'Udc, avec les rapprochements pachidermiques le plus troublant.
Quelques exemples :

"A toute fin utile, je souligne aussi que Benito Mussolini ou Adolf Hitler furent des lecteurs et vulgarisateurs attentifs de Gustave Le Bon."


"Staline et Hitler étaient ainsi de grands paranoïaques, de même que Milosevic [!]. Le racisme et la xénophobie constituent l'une des expressions du délire paranoïaque. Les régimes totalitaires s'appuient toujours sur ces manifestations issues de l'inconscient, qu'ils cherchent à manipuler."

"c'est dans la France des années 1885-1914 qu'il faut chercher les racines idéologiques du fascisme".

"Sommes-nous à l'abri de résurgences du fascisme en Europe?"

"Il n'y a pas de raison méthodologique de considérer que le fascisme soit mort en 1945."

En bref, "vigilance , le fascisme est toujours là ..."
Le vieux refrain francais de années 80 avec BHL en tête de cortége, repris 20 ans plus tard par les SS, mais aprés le 11/O9, aprés l'immigration massive, aprés etc etc...
Cela frise le ridicule tout de même.

Publié par Three piglets le 13 septembre 2007 à 14:20

Oui, en parlant d'immigration massive, que devrait faire, en toute cohérence, un Klaus von Stauffenberg moderne face à ceci...

+++++++++++++++++++++++++++
Die EU will 20 Millionen Arbeitskräfte aus Asien und Afrika holen - mit einer neuen Blue Card. Nur so könne man den Wettbewerb mit den USA gewinnen. Vor allem Deutschland soll mehr Migranten aufnehmen.
+++++++++++++++++++++++++++

http://www.spiegel.de/wirtschaft/0,1518,505470,00.html

... si ce n'est peut-être "oublier" une mallette proprement "équipée" dans la salle de conférence de la commission européenne concernée!

Après tout, il y a un vrai parallèle entre la folie guerrière d'un Hitler ayant menacé l'existence même de l'Allemagne et le processus de substitution ethnique mené par l'UE, menaçant tout autant l'existence même de l'Allemagne et respectivement de l'Europe (notons que tout cela se fait hors de tout contrôle véritablement démocratique).

Publié par fass57 le 13 septembre 2007 à 15:39

@ Three piglets

- Pour le libéralisme, vous jouez sur les mots : l'acception commune, en Europe occidentale, est celle du libéralisme économique, défendu par des partis qui reprennent le terme en adjectif («Dé-mocratie libérale») et ont, en fait, les mêmes références que Blocher (Hayek et consorts), c'est-à -dire : tout pour les riches ! C'est, actuellement, en France, le programme de Sarkozy! qui se positionne nettement à droite. C'est la conception de la liberté de la droite ultralibérale : le renard li-bre dans le poulailler libre !

- Les liens entre pays musulmans et régime nazi, je m'en moque totalement !

- Ce sont des liens totalement anecdotiques, qui voudraient faire croire à un antisémitisme de l'Islam qui n'existe que dans votre esprit. [Cf. la masse des juifs espagnols chassés d'Espagne par les rois catholiques et ayant trouvé refuge dans l'empire ottoman. Et si (histoire de ne rien oublier!), vous parliez un peu de la provocation des services secrets israéliens dynamitant, en 1950, la synagogue Shem Tov, à Bagdad, pour pousser les juifs irakiens à l'exil!].

- Et si (histoire de ne rien oublier!), vous parliez un peu des liens entre les Etats-Unis et les régimes communistes (je dis bien communistes) de Nicolae Ceaucescu en 1968-69 ou avec l'épouvantable régime khmer rouge, reconnu et maintenu 14 ans à l'ONU par la volonté expresse des Etats-Unis, juste pour faire pièce à l'URSS ?

- Et si (histoire de ne rien oublier!), vous parliez un peu des liens de Vladimir Jabotinsky, pa-tron de Ben Zion Nétanyahou, père de Benjamin Nétanyahou ? Ce Jabotinsky que David Ben Gourion surnommait Vladimir Hitler ? Ce Jabotinsky à qui Mussolini avait offert, pour le Betar, une base navale à Civittavecchia ? Ce Jabotinsky qui faisait chanter Giovinezza (l'hymne fasciste) à ses étudiants révisionnistes lors de l'inauguration de cette base ? Et si (histoire de ne rien oublier!), vous parliez un peu des contacts d'Avraham Stern, du groupe sioniste Lehi, avec l'Allemagne nazie, en 1941 ?

Publié par Albert le 13 septembre 2007 à 15:52

Euh et alors?

En quoi devrions-nous, nous autres "droitards", nous sentir concernés par les agissements de gouvernements néo-conservateurs (noyautés souvent par d'anciens trotskystes) et par les manigances funestes de groupes économiques transnationaux?

A vrai dire, je les vomis autant sinon plus que vous, Albert, vous qui leur êtes parfaitement compatibles, notamment en matière de promotion de la migration et d'arasement des identités nationales authentiques.

Quant à Jabotinsky, la belle affaire, voilà un authentique patriote israélien qui savait bien que nation veut dire naissance ou ne veut rien dire.

Oui, mieux cent Jabotinsky qu'un seul licrayeux!
Parce qu'entre nationalistes, on peut toujours s'entendre.

Publié par fass57 le 13 septembre 2007 à 16:12

L'Islam est au contraire la principale source de l'antisémitisme. C'est la religion musulmane qui a inventé les principales calomnies contre les Juifs. Rappel:

Le Musulman pratiquant affirme plusieurs fois par jour que les Juifs sont maudits par Dieu en prononçant la principale prière de l'Islam après la simple profession de foi (la première sourate du Coran).

Le prophète a accusé les Juifs du pire crime possible (pour un croyant): celui d'avoir trahi Dieu lui-même en falsifiant Ses écritures (notamment en y effaçant l'annonce de Mahomet!). Ainsi, il suffit de se dire Juif croyant pour être l'incarnation même de l'ennemi du Musulman. Au plan religieux. D'autre part, le Coran et les traditions mahométanes regorgent de critiques à l'endroit des Juifs. Et une fois, Mahomet est censé en avoir fait décapiter 600 à 800 en une seule journée.

Mais en même temps, l'Islam se fondant très généreusement sur les écritures juives, il reconnaît un statut spécial à ces derniers, celui de Gens du Livre, et les tolère parmi lui, mais en position sociale inférieure, d'humiliation, ce qu'on peut appeler la dhimmitude. La motivation positive de cet ostracisme est qu'il incite les Juifs (et les autres monothéistes) à se convertir à la seule vraie religion, l'Islam.

Ce statut désagréable, en fait un ségrégationnisme de conscience inscrit dans les lois de toutes les écoles juridiques de l'Islam, a parfois été préférable à d'autres haines, plus violentes, notamment occidentales, car il est normalisé, légalisé, de sorte que les Juifs savent à peu près à quoi s'en tenir. Dans l'Islam, ils ont une place protégée par la loi. Dans le caniveau, mais enfin une place.

Et la haine qu'on leur porte dans l'Islam n'est que très rarement raciste, alors qu'elle l'a souvent été en Occident. Elle a trait à des convictions, ou plutôt des insinuations colportées par les écritures sacrées islamiques. Les Juifs peuvent donc par exemple se convertir à l'Islam et tout va bien.

C'est pourquoi des Juifs ont vanté l'Islam, en comparaison avec les excès de l'Occident. Mais en Occident, leurs convictions sont respectées. Ils sont parfois en butte à des gens qui veulent tout régler en termes d'ethnie, mais au plan légal, leur dignité humaine est intacte. Et leurs problèmes avec le Christianisme appartiennent à une autre époque.

Cela explique aussi le sentiment antisioniste si exacerbé dans les pays arabes. La simple présence de l'État d'Israël, Juif, est une insulte du message du prophète de l'Islam. De sorte que toutes les critiques de cet état, sur tous les plans, trouvent un écho systématiquement favorable auprès des Musulmans.

Publié par ajm le 13 septembre 2007 à 16:33

Après tout, il y a un vrai parallèle entre la folie guerrière d'un Hitler ayant menacé l'existence même de l'Allemagne et le processus de substitution ethnique mené par l'UE, menaçant tout autant l'existence même de l'Allemagne et respectivement de l'Europe

Le parallélisme foireux, spécialité euclidienne s'il en est, n'est apparemment pas l'apanage du gauchiste moyen (fort subtilement renommé "SS" par nos trois petits cochons).
J'aurais dû parier une thune sur l'inclinaison d'un tel billet à partir en vrille totale dès les 6 premiers messages :) C'est bon, la roue libre est enclenchée en mode automatique pour les 60 prochains commentaires, il ne reste plus qu'à assister au spectacle :)

Publié par Souflette le 13 septembre 2007 à 16:51

On peut poser que presque tous les systèmes de gouvernance sont bons, s'ils sont appliqués à la perfection par des gens parfaitement compétents. Ce qui n'arrive bien sûr jamais. Si bien que le seul système qui a vraiment fonctionné est celui qui prévient toute concentration durable de pouvoir dans un groupe trop bien défini.

Une autre idée, qui commence à devenir réalisable de nos jours, consisterait à ne donner du pouvoir (étatique) qu'à des gens dont on peut être sûr qu'ils n'en veulent pas personnellement.

Publié par ajm le 13 septembre 2007 à 17:02

Pour Albert, je ne peut m'empêcher de vous remettre cette article sur les "fameux" financement de Hitler qui remet les choses à leur place ainsi que toute l'agip prop idiote qui tourne autour de ce sujet :

"Hitler prend le pouvoir sans l'argent du patronat"

EXTRAIT D'UN DOSSIER INTITULÉ "QUI FINANCE LES RÉVOLUTIONS ?" PARU DANS "HISTORIA"

http://www.delpla.org/article.php3?id_article=58

Franchement, quand des américains ont financé la révolution russe de 17 puis la croissance industrielle des années 1920/1930 comme Ford et Albert Kahn, cela ne gênez pas vos petits camarades d'être soutenu par le "grand capital".

Je m'en tient la, car je ne m'y connait guére en politique intérieure suisse à l'origine de ce post.

Publié par Frédéric le 13 septembre 2007 à 18:35

Sans doute le meilleur dossier sur l'affaire: http://weltwoche.ch

La Weltwoche avait suivi Roschacher de près à l'époque et peut montrer avec précision les origines des ficelles de l'affaire. Et les articles parus aujourd'hui sont vraiment fort convaincants. Oui, il y a certainement un complot, au sens malsain et mesquin du terme, contre Blocher.

Publié par ajm le 13 septembre 2007 à 18:46

@ajm

La Weltwoche est nommées dans cette affaire. C'est donc peut être pas la source documentaire la plus fiable sur le sujet.

Publié par Crys le 13 septembre 2007 à 18:56

Et bien disons qu'après l'avoir lue (je suis abonné), je pense qu'elle offre la meilleure source d'informations sur l'affaire.

Et je ne dois pas être le seul: le serveur de la Weltwoche a craqué la semaine passée quand elle a publié son dossier en ligne. Et elle est l'un des rares titres de la presse écrite suisse à voir son lectorat s'étoffer. À force d'enquêtes opiniâtres.

Publié par ajm le 13 septembre 2007 à 19:08

Quelle belle démonstration ajm !

le matin bleu lui aussi à vu son lectorat augmenté :-)

Publié par Crys le 13 septembre 2007 à 20:36

Sûrement pas grâce à ses enquêtes.

Publié par ajm le 13 septembre 2007 à 21:16

Toujours en rapport avec l'affiche de l'UDC montrant la Place Fédérale façon taliban, voici qu'un parti islamiste vient de se constituer...... en Finlande 8-(

http://www.cwnews.com/news/viewstory.cfm?recnum=53472

A quand un parti helvéto-mahométan?

Publié par fass57 le 13 septembre 2007 à 21:44

SS pour "socialiste suisse".
Sachant que ces gens usent et abusent de ces diffamations à la moindre contradiction, il ne faut pas vraiment nous en voulloir.
Sinon, pour les Finlandais, Fass vous mettez en doute que des musulmans puissent aimer la cuisine finlandaise (ca existe ca?) ou encore ce pays?
Vous me copierez "un senegalais en Chine parlant chinois" 100 fois.

Autre chose, pour Albert, je vous encourage vivement la lecture de Michea :

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3260,36-951793,0.html?xtor=RSS-3260

http://www.peres-fondateurs.com/forum/viewtopic.php?pid=255229

Ca risque de casser votre vision du monde politique manichein "droite/gauche".

Publié par Three piglets le 13 septembre 2007 à 23:58

Michéa ne sait pas de quoi il parle. C'est un semi-esclavagiste et un absurdiste comme tous les autres socialistes, juste un peu plus ouvertement réactionnaire que les autres.

Publié par Hunden le 14 septembre 2007 à 0:16

Merci pour ce commentaire pleins d'arguments.
Qu'il soit socialiste n'est pas vraiment interressant, en revanche, sa critique l'est.

Publié par Three piglets le 14 septembre 2007 à 0:27

Sa critique est absurde : ce qu'il reproche au libéralisme tient à ce que celui-ci a compris les exigences de la philosophie politique et les lois de la causalité sociale, alors que ce n'est pas son cas.
Les commentaires à sont entretien du "Point" l'ont habillé pour l'hiver:

http://www.lepoint.fr/content/debats/article?id=199481
Sanspoul Semi-absurdiste
lundi 10 septembre | 22:54
Reprocher au libéralisme une prétendue absence de morale définie alors qu'on met soi-même en avant des concepts dépourvus de sens précis comme cette "common decency" qu'on ne sait même pas traduire, cette "égalité" dont Engels lui-même reconnaissait qu'il en existait une infinité de définitions incompatibles (et en rejetant apparemment la seule qui soit [possible et] justifiée), ou même ces "crimes contre l'humanité" qui ne désignent qu'une réaction émotive à des actes arbitrairement choisis, c'est l'hôpital (du subjectivisme) qui se moque de la charité (tolérante).

[pour lire la suite, cliquer sur le lien]

Publié par Hunden le 14 septembre 2007 à 0:52

Pour ceux qui voudraient savoir ce qui agite le microcosme politique en ce moment :

"Le plan secret contre Christoph Blocher est révélé"

Exposé de Christoph Mörgeli, conseiller national (ZH)

"La Commission de gestion dispose d'indices concernant un complot" (Aargauer Zeitung) - "Nuages noirs au-dessus de Blocher" (Der Bund) - "Plan secret contre Roschacher" (St. Galler Tagblatt) - "Découverte d'un plan visant à faire tomber le procureur fédéral" (Basler Zeitung) - "Blocher soupçonné" (Blick) - "Blocher soupçonné" (Berner Zeitung) - "Découverte d'indices concernant un complot" (Tages-Anzeiger) - "Projet de complot contre le procureur fédéral Roschacher" (Neue Zürcher Zeitung). Voilà quelques-uns des grands titres des médias suisses après la conférence de presse de la Commission de gestion du Conseil national. Et c'est exactement ce qu'a voulu la majorité de la Commission de gestion.

[pour lire la suite, cliquer le lien ci-dessous]

(trouvé à : http://www.svp.ch/index.html?page_id=3295)


Publié par François Guillaumat le 14 septembre 2007 à 0:56

__le libéral tient que le "droit de grève" n'existe pas__

Faux, ce sont des libéraux ("Emile Ollivier et Pierre Waldeck-Rousseau ") qui ont introduit le droit de gréve.
Ce qui est étonnant dans ces commentaires, c'est que les critiques viennent non seulement de socialistes et mais de libéraux.
D'un côté, les socialistes reprochent aux libéraux d'etre des esclavagistes (pas de droit de greve), les libéraux(ce sont plutôt des libétariens visiblement) de même via l'impot.

Autant la révolution Francaise, dont se revendique la gauche , était un mouvement libéral (abolition , par des bourgeois, des priviléges, dont l'impot héréditaire de l'aristocratie) qu'un mouvement proto-socialiste.
La raison de cela est que cet événement est issu des Lumiéres.
Si vous voullez, nous vivons dans un monde ou la Gauche a gagné depuis au moins 150 ans.
Ce que nous appelons "droite" n'est que la droite de la gauche issue des Lumiéres.
Le libéralisme reste de gauche, mais à droite de l'autre courant issu des Lumiéres.
Remarquons, au passage, la même tendance de ces courants à réduire l'homme à un agent économique, tout en sachant que les deux projets convergent vers le même modéle de société : une société atomisée (ils l'appellent "harmonieuse", sans état, sans souveraineté.
C'est la raison pour laquelle un Attali ou un Minc font, maintenant, de Marx un chantre du libéralisme.

Publié par Three piglets le 14 septembre 2007 à 1:11

@ Three piglets

Il y a, au moins, un point avec lequel je suis en parfait accord avec vous : c'est la domination (au moins morale et intellectuelle) de la gauche depuis 150 ans (on peut ergoter sur ce chiffre mais, globalement, il offre un bon ordre d'idées).

Ce qui est très surprenant, c'est que cette domination s'est poursuivie (et je déduis du temps de votre verbe qu'elle se poursuit toujours), en dépit de deux éléments structurels très forts qui auraient dû jouer à son détriment. D'une part, la quasi-domination politique de la droite depuis la Révolution française. Depuis cette date, mises bout à bout, le total des véritables po-litiques de gauche (y compris mises en place par la droite) n'excède pas une douzaine d'années (et encore je suis généreux). Le second a été la poursuite, durant 70 ans, de l'expérience soviétique qui, eu égard à ses résultats, a été un véritable désastre idéologique.

Or, en dépit de cela, la pensée de gauche conserve un ascendant moral incontestable : même pour présenter ses mesures les plus inégalitaires, la droite doit les habiller d'oripeaux de gau-che. Et malgré tous les crimes communistes, de Staline à Pol Pot, et de Mao au Sentier lumi-neux, le marxisme conserve une aura et un prestige auxquels ne peuvent en aucun cas, préten-dre ni le nazisme (évidemment), ni même le plus banal des fascismes. Comme si, dans la Ré-volution, l'aspect égalitaire (Saint-Just, Babeuf), l'avait définitivement emporté sur l'aspect bourgeois (loi Le Chapelier)!

Publié par Albert le 14 septembre 2007 à 3:02

__Ce qui est très surprenant, c'est que cette domination s'est poursuivie (et je déduis du temps de votre verbe qu'elle se poursuit toujours), en dépit de deux éléments structurels très forts qui auraient dû jouer à son détriment. D'une part, la quasi-domination politique de la droite depuis la Révolution française.__

Elle se poursuit encore aujourd'hui, mais elle s'estompe de plus en plus, surtout depuis le revirement de plusieurs intellectuels de gauche se convertissant à l'autre gauche, le libéralisme sarkosyste.
Disons que le fait d'avoir, d'une part , théoriser la nation, repris par Maurras un siecle plus tard, théoriser et le socialisme et le libéralisme, font que la gauche dans son ensemble, et les Lumiéres l'ont emporté ideologiquement.
Mais...

Nous observons des thémes de droite, voir d'extreme-droite utilisés par la gauche, l'ecologie par exemple (retour à la terre "la terre ne ment pas").
Deplus, la totale déroute , dans le réel, des paradigmes des Lumiéres , déjà préfigurés par le sovietisme, et maintenant dans notre société libertaire-libéral sur fond de bureaucratie socialiste font que la chasse d'eau va bientôt être tiré.
Deplus, le "marxisme" n'est plus utilisé que par FO et encore le PT, délaissé depuis un moment par le PCF (c'est quoi "les femmes" suivant l'analyse marxiste par exemple?) le PS et les autres partis de gauche.
La majorité de la gauche s'est convertie , elle aussi, au libéralisme, sur fond de "libération des moeurs", qui ne sont en fait que le faux nez moral pour faire avancer le marché.
Lire Clouscard à ce propos.

Publié par Three piglets le 14 septembre 2007 à 3:25

"c'est-à -dire qu'elles tiennent à la nature de la Gauche elle-même. Envisagée sous cet angle, l'idée d'un « anti-capitalisme » de Gauche (ou d'Extrême Gauche) devrait apparaître aussi improbable que celle d'un catholicisme renouvelé"

http://www.autonomie.org/messages/030105.htm

Publié par Three piglets le 14 septembre 2007 à 5:35

Tiens, un exemple concret, facile à prouver :
Quel mouvement de gauche va protester contre le dumping social qui casse les acquis sociaux des peuples Européens via l'immigration imposée, je dis bien IMPOSEE , pas l'UE?

http://www.20minutes.fr/article/180648/Monde-Bruxelles-veut-faire-venir-20-millions-de-travailleurs-etrangers-d-ici-20-ans.php

Si il n'y en a aucun, alors on peut affirmer sans se tromper : socialisme=libéralisme.
A ce moment, on comprend que nous vivons dans un monde de gauche, même Lepen est un gauchiste.

Publié par Three piglets le 14 septembre 2007 à 6:04

Il ne faut pas condamner aujourd'hui le principe même que l'Europe aurait dû appliquer depuis 40 ans, à savoir gérer l'immigration. Je cite votre source:

Selon le journal britannique, 85% de la main-d'œuvre non-qualifiée immigre dans l'UE contre 5% aux Etats-Unis tandis que 55% de la main-d'œuvre qualifiée se rend en Amérique et seulement 5% en Europe.

Cela dit, on peut douter, à juste titre, que l'UE soit capable de faire ce travail correctement.

Publié par ajm le 14 septembre 2007 à 9:20

Ajm, vous avez une vision idyllique de la réalité étasunienne, notamment avec son pouvoir politique vendu aux corportations. Je vous recommande la lecture des articles de la presse MSM, sélectionnés par Amren:

http://www.amren.com/

Tenez, par exemple celui-ci, "Importing poverty" de Robert J. Samuelson:

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2007/09/04/AR2007090401623.html?hpid=opinionsbox1

Publié par fass57 le 14 septembre 2007 à 10:09

Ou encore celui-ci, sous la plume d'un candidat à la mairie de Los Angeles:

++++++++++++++++++++++++++++++
The United States is perfectly prepared to fight the last war: if any enemy tried to drive tanks across our borders, fly bombers into our airspace, or sail warships into our harbors, we would easily prevail.

Unfortunately, we are in a new kind war that most of us don't even know is underway. It is the most innovative and successful war ever waged in history. And we're losing it, badly.

I'm not talking about the war with Islamic terrorists.

I'm talking about the war with Mexico.

On September 3, 2007, Mexico's President stated, "I have said that Mexico does not stop at its border, that wherever there is a Mexican, there is Mexico."

Mexico's strategy is brilliant. Mexico is effectively taking control of our territory simply by having its citizens walk across our undefended border. Their only "weapon" is shoes. You still think the Maginot Line was dumb? At least the French tried to keep out foreign invaders, and at least the Germans had to go around it.........

++++++++++++++++++++++++++++++

http://web.mac.com/waltermoore/WalterMooreForMayor/Essays/Entries/2007/9/8_We%E2%80%99re_Losing_A_War_We_Don%E2%80%99t_Even_Know_We%E2%80%99re_In.html

Publié par fass57 le 14 septembre 2007 à 10:13

Vous avez raison: ce n'est pas parfait. C'est seulement ce qu'il y a de mieux. Quand vous serez au pouvoir, nous saurons enfin ce qu'est la perfection.

Publié par ajm le 14 septembre 2007 à 10:18

Ou encore cela, des élèves américains interdits d'arborer le drapeau américain en Amérique, lors de la commémoration du 11 septembre:

http://www.nbc17.com/midatlantic/ncn/news.apx.-content-articles-NCN-2007-09-11-0027.html

On se souvient que des collèges en Suisse interdisaient également aux élèves suisses d'arborer une croix suisse, en Suisse!


Alors, fasse le Ciel que l'UDC, et même si ses formes d'expression dérangent les esprits délicats (un médicament a souvent mauvais goût), arrive à endiguer chez nous ce flot constant d'insanités globalistes et post-modernes, dont tous les pays occidentaux souffrent, Amérique y compris!

Publié par fass57 le 14 septembre 2007 à 10:24

"C'est seulement ce qu'il y a de mieux. "

Oui, c'est drôlement bien.

En gros, substitution ethnique dans le sud, avec l'irrédentisme mexicain.

Appauvrissement du pays, par l'importation de "cheap labor".

Problématique raciale omniprésente, grâce à "l'enrichissement de la diversité". Un article très intéressant à ce sujet ici:

http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?f=/c/a/2007/09/09/BAIFS1GE4.DTL

etc...

Non, il faut être conscient que tous les pays peuplés d'européens ethniques sont en butte aux même problèmes, problèmes suscités par les mêmes forces!

Du fin fond du Nebraska à Appenzell, d'Auckland à Avignon en passant par Québec, nous sommes tous lancés "dans la grande course vers Haïti", comme le disait très justement Céline.

Publié par fass57 le 14 septembre 2007 à 10:32

Tenez, même Israël, mais eux, au moins, peuvent réagir de la façon appropriée:

http://i14.tinypic.com/67623ol.jpg

Je n'ose imaginer la caricature que le Burki local pourrait faire à partir de cette très efficace et rationnelle mesure de protection!

Publié par fass57 le 14 septembre 2007 à 10:37

Pour albert, histoire de ne rien oublier !
http://www.aval31.free.fr
Vous verrez, c'est très édifiant !

Publié par FdG le 14 septembre 2007 à 10:51

La gauche se permet tout. Elle compare bien Bush, Olmert et Sarkozy au nazisme...

La gauche n'est pas démocratique, quand va-t-on s'en rendre compte ?! Elle n'use d'aucun outil démocratique pour parvenir à ses fins : calomnies, pressions, menaces...

La frivolité de la gauche face à la droite montre le vide idéologique sidéral qui condamne les socialistes à disparaître.

Publié par drzz le 14 septembre 2007 à 11:43

Quand va-t-on se rendre compte que les disputes au sujet de la droite et de la gauche sont complètement stériles.

Après une quinzaine de messages, la discussion dérape pour faire place à une bataille rangée, où l'on sort des arguments convenus, une vision politicienne simpliste dans laquelle presque toute réflexion de fond est absente.

Déplorable!

Publié par Alex le 14 septembre 2007 à 11:52

Heureusement qu'Alex est là pour relever le débat. Vous avez écrit à Burki pour lui dire ça, j'espère.

Publié par ajm le 14 septembre 2007 à 12:15

@ Three piglets

1. Il y a une différence abyssale entre Marx et Maurras. Le marxisme est une philosophie, une clé d'appréhension du monde, qui s'inscrit dans la suite des mouvements philosophiques (du platonisme au structuralisme) et dont la clé d'élucidation du monde est toujours aussi perti-nente (et dans la France sarkozyenne, plus que jamais). Maurras est un auteur poussiéreux, à la poursuite d'une France mythique.

2. Il n'y a aucun rapport entre le mouvement écologiste et les creux slogans pétainistes de «re-tour à la terre» ou de «la terre ne ment pas». Les anciens trotskistes passés à droite sont des seconds couteaux, à la pensée superficielle.

3. Ce que vous décrivez comme «gauche», c'est la gauche bobo, celle du Nouvel Obs, du Monde, de Libération ou de Télérama (tous journaux qui avaient d'ailleurs appelé à voter oui au référendum de 2005), qui croient être de gauche parce qu'ils sont contre la peine de mort, le racisme, le sexisme et l'homophobie, et pour l'IVG et la contraception. [Choses d'ailleurs définitivement acquises et qui n'ont pas plus à être discutées que la rotation de la Terre].

4. «l'idée d'un « anti-capitalisme » de Gauche (ou d'extrême gauche) devrait apparaître aussi improbable que celle d'un catholicisme renouvelé"». Ai-je bien entendu ? Vous ne prétendez pas, là aussi, en revenir à l'époque d'avant Vatican II ?

Publié par Albert le 14 septembre 2007 à 12:21

Dans l'affaire de ce billet, nous avons deux groupes qui s'accusent (presque) mutuellement de complot.

Une commission importante, aidée de la presse et de quelques politiciens importants (dont Couchepin) insinue que Blocher aurait comploté pour écarter un juge d'instruction qui aurait gêné une connaissance à lui.

Et l'Union démocratique du Centre, le plus grand parti de Suisse, affirme que des responsables politiques, dont la présidente de ladite commission et ledit Couchepin, aidés de ladite presse, complotent depuis des mois pour évincer Blocher du Conseil fédéral. Et que c'est dans ce cadre qu'il faut placer lesdites insinuations.

À quoi reconnaît-on un complot plausible d'une théorie conspirationniste?

Publié par ajm le 14 septembre 2007 à 12:52

@ Alex

Que serait, pour vous, une réflexion de fond, par exemple, sur le sujet de M. Monnerat qui a ouvert cette discussion ?

Publié par Albert le 14 septembre 2007 à 13:18

Sorry: Roschacher n'était pas un simple juge d'instruction, mais le Procureur général de la Confédération.

Publié par ajm le 14 septembre 2007 à 13:24

A Albert:

Essayer de comprendre pourquoi on en est arrivé là , d'essayer d'expliquer les changements intervenus, mais de manière dépassionnée.
A part les extrêmes, je suis d'avis que la droite comme la gauche ont quelque chose à apporter aux démocraties modernes. Adopter une autre opinion revient à s'enfermer dans un débat stérile et à s'imposer des barrières intellectuelles nuisant finalement au débat politique...

On se croirait dans une cour d'école maternelle!

Publié par Alex le 14 septembre 2007 à 13:31

Alors, Alex, qu'en pensez-vous? Où est le complot, où est la théorie visant le dénigrement? Comment les départager? Selon quels critères?

Vous qui êtes si sensible à la qualité des débats, vous avez sans doute, quelque part en vous, des idées précieuses à partager, une vision des choses subtile et utile (sans rire). Allez-y. Le thème est facile. Il n'y a pratiquement aucun expert du sujet (outre dans des services de renseignement), aucune théorie généralement admise, juste du bon sens, de la logique et de la jugeote.

Publié par ajm le 14 septembre 2007 à 14:20

"À quoi reconnaît-on un complot plausible d'une théorie conspirationniste?"

La façon la plus habile de mentir, c'est de mentir près de la vérité. Ou de dissimuler un vrai mystère par un faux mystère. Ou encore de faire en sorte qu'un complot véritable soit dénoncé, avec des arguments ridicules, par des personnages peu crédibles.

Publié par fass57 le 14 septembre 2007 à 14:23

«La façon la plus habile de mentir, c'est de mentir près de la vérité.»
Oui, c'est juste; ça rend la recherche de la vérité plus difficile et ça facilite l'effort de malhonnêteté nécessaire pour proférer le mensonge. Mais ce constat nous aide-t-il à faire la différence entre un complot et une théorie conspirationniste?

Publié par ajm le 14 septembre 2007 à 14:45

Je pensais l'avoir déjà fait...

Publié par Alex le 14 septembre 2007 à 14:47

"Le marxisme est une philosophie, une clé d'appréhension du monde, qui s'inscrit dans la suite des mouvements philosophiques (du platonisme au structuralisme) et dont la clé d'élucidation du monde est toujours aussi perti-nente....."

C'est vrai, Marx a eu des positions que l'on peut encore retenir aujourd'hui, en tant que nationaliste, vis à vis du "lumpenproletariat" importé dans nos pays par le big business et les banksters, avec le concours gracieux des idiots utiles immigrationnistes et autres mixophiles:

+++++++++++++++++++++++++++++++++++
Le lumpenprolétariat forme une masse strictement différenciée du prolétariat industriel recruté dans les bas fonds, voleurs et criminels de toutes sortes, vivant en marge de la société, des gens sans travail défini, sans foi ni loi.
En conséquence de quoi, il mérite d'être traité comme les agissements de ses membres le justifient : sans aucune pitié, ni circonstances atténuantes et avec une sévérité sans pareille.

(K. MARX - « Les luttes de classes en France - 1848/1850 » page 216 - tome 1 œuvres complètes - édition anglaise).
++++++++++++++++++++++++++++++++++++

Publié par fass57 le 14 septembre 2007 à 14:51

"Mais ce constat nous aide-t-il à faire la différence entre un complot et une théorie conspirationniste? "

Comme la vérité sur ces questions nous sera très probablement à jamais inconnue, la seule attitude rationnelle, c'est de prendre en compte la pire des hypothèses et de baser sa stratégie là -dessus.

Un peu comme un ingénieur prudent qui, en construisant un ouvrage d'art compliqué, triplerait systématiquement les calculs de charge.

Publié par fass57 le 14 septembre 2007 à 14:54

Les investisseurs le remercieraient longtemps avant le début des travaux, votre ingénieur.

Il y a beaucoup de situations dans lesquelles on ne peut pas connaître la vérité. Dans tous ces cas, il s'agit de se demander ce qu'il est raisonnable de croire.

Publié par ajm le 14 septembre 2007 à 15:01

Quand on s'attend au pire, on n'est jamais déçu ;-)))

Toujours avoir un plan B, voir un plan C.

Publié par fass57 le 14 septembre 2007 à 15:07

hm. Avec ce système, on doit avoir de la peine à s'en éloigner, du pire.

Si quelqu'un complote, pensez-vous qu'il va plutôt innover totalement, ou recourir à des moyens qu'il sait bien maîtriser?

Publié par ajm le 14 septembre 2007 à 15:14

Je ne sais pas, on peut par exemple s'étonner du quasi black-out de la presse occidentale quant au raid aérien israélien sur la Syrie. Que peut-on tirer de vraiment concret de ce type d'événements? Pas grand chose, étant donné que l'on ne saura jamais ce qui peut se dire, dans ce genre d'affaires, entre les gouvernements et ceux qui possèdent les média (je ne parle évidemment pas des journalistes qui ne sont en fait que de petits télégraphistes qui écrivent et disent ce que l'on leur commande).

Donc, en la matière, je prends l'hypothèse la plus tordue comme une base de travail plausible, quitte à en rabattre ensuite si des éléments concrets infirme cette position.

Publié par fass57 le 14 septembre 2007 à 15:38

Ce qui nous déroute, c'est que cette histoire nuit à tout le monde. Aucun de ses acteurs directs ou indirects ne va en sortir grandi.

Publié par Roland le 14 septembre 2007 à 15:44

C'est juste: on peut se demander aussi à qui cela profite. Et ici, comme vous l'indiquez, il faut chercher hors du cercle des gens impliqués.

Publié par ajm le 14 septembre 2007 à 16:01

En voyant cela sous l'angle du pire, on pourrait imaginer qu'une affaire pareille est étouffée, précisemment pour ne pas interférer avec une autre affaire plus importante qui devrait se révéler bientôt.

A propos, le prix des combustibles a sacrément augmenté ces deux dernières semaines: à croire que certains constituent des réserves! Etrange.

Mode conspiration off ;-)

Publié par fass57 le 14 septembre 2007 à 16:10

Il y a un problème de fond dans l'usage du nazisme à des fins de dénigrement plus ou mons humoristique. On impute à la cible la toxicité du nazisme que l'on ôte dans le mêne temps au symbole par l'humour. Bref, en diluant la toxicité du nazisme dans le sirop douteux d'un humour crasse, on banalise et finalement on promeut...

In fine on obtient le résultat exactement inverse de celui recherché, à moins et c'est mon avis, que la fascination du nazisme restât profonde dans un inconscient collectif si maintes fois refoulé du socialisme narcissique, de base bien sûr...

Publié par louis le 14 septembre 2007 à 16:19

@ Alex

- Il est, sur certaines questions, impossible d'adopter une position dépassionnée, en ce que, précisément, nombre de positions sont non seulement contraires, mais contradictoires (c'est-à -dire qu'elles s'excluent mutuellement). Il y a des points de vue inconciliables.

- Le débat commence déjà avec la définition des concepts. Qu'entendez-vous, par exemple, par démocratie moderne ? Etes-vous sûr que nous mettions le même sens sous ces termes ? Ou il se pose dans la manière de poser les problèmes. Par exemple (pour reprendre le mot ini-tial de M. Monnerat), il n'existe, pour moi, absolument aucune relation entre le concept «d'étranger» et celui de «criminalité». Prétendre le contraire est poser un jugement synthéti-que a priori, ce qui est une impossibilité.

[Pour prendre un exemple hors de la Suisse : il y a, dans les prisons américaines, un nombre de «Noirs» considérablement plus élevé que celui de leur proportion dans la population. Cela veut-il dire que les «Noirs» sont naturellement plus délinquants ou criminels ? Nullement ! Cela signifie, au contraire, que la société américaine est toujours engluée dans son racisme! De même n'existe-t-il pas (et n'a-t-il jamais existé) aux Etats-Unis de «problème noir». Il n'y a pas de problème noir : il n'y a qu'un «problème blanc». Ce ne sont pas les «Noirs» qui posent problème, ce sont les «Blancs» : comme dans les allergies, ce n'est pas l'élément allergène qui pose problème (il n'en cause aucun à la plupart des sujets sains), c'est le corps qui réagit immodérément : c'est à lui à s'adapter à l'allergène, pas le contraire!]

Publié par Albert le 14 septembre 2007 à 16:45

__[Pour prendre un exemple hors de la Suisse : il y a, dans les prisons américaines, un nombre de «Noirs» considérablement plus élevé que celui de leur proportion dans la population. Cela veut-il dire que les «Noirs» sont naturellement plus délinquants ou criminels ? Nullement ! Cela signifie, au contraire, que la société américaine est toujours engluée dans son racisme! De même n'existe-t-il pas (et n'a-t-il jamais existé) aux Etats-Unis de «problème noir». Il n'y a pas de problème noir : il n'y a qu'un «problème blanc». Ce ne sont pas les «Noirs» qui posent problème, ce sont les «Blancs» : comme dans les allergies, ce n'est pas l'élément allergène qui pose problème (il n'en cause aucun à la plupart des sujets sains), c'est le corps qui réagit immodérément : c'est à lui à s'adapter à l'allergène, pas le contraire!]__

Je crois que vous vous ête dépassé sur ce coup.
Je suppose que vous avez la même explication pour la France , "c'est la faute aux blancs".


__1. Il y a une différence abyssale entre Marx et Maurras. Le marxisme est une philosophie, une clé d'appréhension du monde, qui s'inscrit dans la suite des mouvements philosophiques (du platonisme au structuralisme) et dont la clé d'élucidation du monde est toujours aussi perti-nente (et dans la France sarkozyenne, plus que jamais). Maurras est un auteur poussiéreux, à la poursuite d'une France mythique.__
Maurras poussiéreux, c'est bien le probleme des gens de gauche : leur sectarisme.
Bien souvent, pourtant, ils préchent la tolérance, mais pour LEUR différence, jamais pour celles des autres.

__2. Il n'y a aucun rapport entre le mouvement écologiste et les creux slogans pétainistes de «re-tour à la terre» ou de «la terre ne ment pas». Les anciens trotskistes passés à droite sont des seconds couteaux, à la pensée superficielle.__

Bien sur qu'il y a un lien, vous le niez puisqu'il est genant pour la gauche ne reconnaitre la paternité à l'extreme droite de certains de ces thémes, comme la régionalisme (mouvement issu aprés la premiere guerre mondiale, fondé contre le jacobinisme , donc de gauche).
L'écologie est un théme d'extreme droite, puisqu'il s'oppose au Progrés prométhéen proposé , historiquement , par la gauche.
La régionalisme, n'en parlons par, le jacobinisme revolutionnaire, donc de gauche, le tua.
Maintenant, une partie de la gauche s'en réclame.


__3. Ce que vous décrivez comme «gauche», c'est la gauche bobo, celle du Nouvel Obs, du Monde, de Libération ou de Télérama (tous journaux qui avaient d'ailleurs appelé à voter oui au référendum de 2005), qui croient être de gauche parce qu'ils sont contre la peine de mort, le racisme, le sexisme et l'homophobie, et pour l'IVG et la contraception. [Choses d'ailleurs définitivement acquises et qui n'ont pas plus à être discutées que la rotation de la Terre].__

Melanger le racisme, à l'IVG, c'est partir d'une confusion.
Je ne vois pas par quel miracle certaines questions politiques ne peuvent être discuter ,encore aujourd'hui.
La question de l'Ivg massive et de confort par exemple.


__4. «l'idée d'un « anti-capitalisme » de Gauche (ou d'extrême gauche) devrait apparaître aussi improbable que celle d'un catholicisme renouvelé"»__

Cette formule est de Michea.

Publié par Three piglets le 14 septembre 2007 à 16:54

La criminalité de l'individu est affaire de conscience, celle d'une population est affaire de culture.

De tout temps, les minorités ont eu la vie plus difficile que les majorités. Il leur fallait produire un effort plus important pour atteindre des objectifs équivalents à ceux des majoritaires. Et longtemps, c'était cela ou disparaître. Et ceux qui acceptaient le défi et le relevaient avec honneur y gagnaient la reconnaissance de la majorité, laquelle se sentait alors encline à intégrer cette minorité, à l'accepter pleinement, pour profiter des qualités dont elle faisait montre. Cela, c'était enrichissant, pour les deux cultures. Beaucoup plus que les intégrations par compassion (sans parler des intégrations par esclavage), qui existaient bien sûr aussi, car les intégrés en question n'avaient pas la fierté, l'amour-propre, l'ambition et ainsi les qualités d'âme qui caractérisent ceux qui luttent pour améliorer les choses et ainsi n'apportaient que peu à leur société d'accueil, en comparaison avec les premiers.

Mais aujourd'hui, avec cette peste morale des sociétés modernes qu'est le socialisme, on peut aussi choisir d'être simplement insatisfait, de refuser tout défi, de se complaire dans le rôle de victime de la majorité et de vivre à ses crochets, sans faire ni l'effort supplémentaire de minoritaire, ni l'effort normal de majoritaire. Et très vite, cela suffit pour justifier le crime. Et dans une société de l'information, cela devient vite une culture (par exemple musicale). Et dès lors, ce sont ces fausses victimes qui donnent le ton qui fait la musique. Et une culture criminelle est née.

Publié par ajm le 14 septembre 2007 à 17:28

Trés bonne analyse Ajm.
D'ailleurs, l'exemple et l'explication foireuse d'Albert ne prend pas en compte que les Usa sont composés (ou se décomposent) d'autres groupes que "lénoirs" ou "léblancs".
Et bizarrement, les asiatiques sont rarement en prison ou dans les getthos.
Il faut en déduire que l'obsession des euro-américains se concentrent sur "lénoirs"?
L'explication deviendrai de plus en plus improbable.
Les afro-américains ne débrouillent tout seuls, comme des grands , pour se retrouver en prison, pas besoin d'inventer un "racisme" imaginaire.
Il faut peut-être chercher la cause dans la culture du travail.
Certains l'ont, d'autres non visiblement.

Publié par Three piglets le 14 septembre 2007 à 17:33

Il est dur d avoir une position dépassionnée simplement parce qu'il est question ici de valeurs.

Même lorsque deux partis s'opposent, ils s'accordent sur un nombre respectable de regles qui leur permettent de travailler dans le gouvernement.

Aujourd'hui,il n'y a même plus ce dénominateur commun qui permet de collaborer.

Si l'UDC veut lutter seul contre tous, il doit sortir du gouvernement et aller dans l'opposition plutôt que de jouer sur deux tableaux.

Publié par Crys le 14 septembre 2007 à 17:39

A fass 57
C'est hors sujet mais tempis...
Je suis tombé sur le document de la commission d'enquete concernant la polémique sur l'achat de l'Eurofighter au détriment du Gripen 39c/d en Autriche (132pages, format pdf).

voila le lien

http://www.parlinkom.gv.at/pls/portal/docs/page/PG/DE/XXIII/KOMM/KOMM_00051/imfname_080745.pdf

Publié par Crys le 14 septembre 2007 à 17:54

@ Three piglets

1. Quelle que soit la raison de l'IVG (même si une femme avorte trois fois par an), ça ne re-garde qu'elle. Le fœtus, à l'intérieur des délais fixés par la loi, n'a aucun statut. La France, depuis 1905, est un pays laïc, et l'opinion des religieux (et tout particulièrement de l'Eglise catholique), on s'assoit dessus.

2. Le statut que j'accorde à Maurras est le même que celui de tous les polémistes catholiques qui, au XVIIIe siècle, s'opposèrent aux philosophes, aux encyclopédistes ou aux athées : ils ont accompli une œuvre considérable qui n'a guère plus de valeur, aujourd'hui, que le poids du papier. Je ne dis pas qu'il peut être très intéressant, aujourd'hui, de lire Maurras : mais à la manière dont on lit la cosmologie de Ptolémée!

3. Le système judiciaire, aux Etats-Unis, ne punit pas les délits (combien de chefs de la Mafia sont passés par la chaise électrique ?) mais sanctionne ceux que le darwinisme social consi-dère comme les ratés du système. Par rapport au nombre d'habitants, les Etats-Unis sont le pays le plus carcéral du monde : la prison y est un mode de régulation du chômage. J'ai par-fois l'impression que vous ne raisonnez que sur le plan moral et individuel, en ignorant tota-lement les enseignements de la sociologie ou les déterminismes économiques.

Je me moque de ce que peut penser Michea. Lisez L'Humanité, Rouge, Lutte Ouvrière, Le Monde diplomatique ou Politis, et vous verrez qu'il existe bien un anticapitalisme de gau-che!

Publié par Albert le 14 septembre 2007 à 18:33

Les anticapitalistes de droite ne comprennent jamais que leur volonté d'empêcher le changement subvertit l'ordre juridique,
et les anticapitalistes de gauche ne comprennent jamais que leur autoritarisme violent n'aboutit qu'à imposer la loi du plus fort.

La différence est que les premiers ne sont que des criminels, alors que les seconds sont des vicieux en plus d'être des criminels.

Publié par Hunden le 15 septembre 2007 à 1:16

Sur la falsification par Marx de la théorie libérale de la lutte des classes, on lira avec fruit le texte de Hoppe :
"L'Analyse de classe marxiste et celle des autrichiens" : http://www.hanshoppe.com/publications/Classe.pdf

et les "Classical Liberal roots of the Marxist doctrine of Classes" de Ralph Raico :
http://www.mises.org/story/2217

Sur le socialisme des pseudo-conservateurs, son "Socialisme des Conservateurs" : http://www.hanshoppe.com/publications/Conservateurs.pdf

Publié par François Guillaumat le 15 septembre 2007 à 1:56

__1. Quelle que soit la raison de l'IVG (même si une femme avorte trois fois par an), ça ne re-garde qu'elle. Le fœtus, à l'intérieur des délais fixés par la loi, n'a aucun statut. La France, depuis 1905, est un pays laïc, et l'opinion des religieux (et tout particulièrement de l'Eglise catholique), on s'assoit dessus.__

Ce n'est pas à la femme de décider si une autre personne, même si celle ci est à l'intérieur de son corps, doit vivre ou non.
Tout comme ce n'est pas la loi de dire qui est une personne ou non.
La religion catholique n'a rien à voir avec cette question.
La laicité ne signifie nulle pro-Ivg.

Concernant "l'anticapitalisme de gauche" , vous n'avez donc pas encore comprit que ce n'est possible : on ne peut combattre ce qui a la même racine que soi.

Publié par Three piglets le 15 septembre 2007 à 2:31

Il reste à appeler par son nom le nazisme anti-catholiques, qui ne reconnaît aux catholiques aucun Droit de l'homme -  puisqu'il les dépouille périodiquement de leurs biens pour donner le butin de ce vol à ceux qui les persécutent et combattent leur pensée, ni du citoyen - puisqu'il prétend proscrire leurs définitions du crime, qui sont parfaitement rationnelles, sous le prétexte évidemment absurde qu'elles seraient "inspirées par la religion".

Ce nazisme sur critère religieux, ou prétendument tel, s'accompagne ici d'un nazisme de l'âge, qui nie les Droits de l'homme sous prétexte que l'homme en question serait "trop jeune", en attendant de le faire pour ceux qui seront "trop vieux".
Sans préjudice, bien entendu, du nazisme social qui nie les Droits de l'homme s'il appartient à la "mauvaise" classe sociale, relayé depuis quelques lustres par le nazisme racial contre tout ce qui est blanc.
Bref, pour survivre sous la botte de ces gens-là , il faut avoir la bonne race, la bonne classe, le bon âge et la bonne religion - car l'athéisme n'est qu'une croyance, que logiquement l'expérience ne peut pas prouver.
Et si c'était eux qui ne méritent pas de vivre?

Publié par Hunden le 15 septembre 2007 à 2:45

Le nazisme, par définition , est anti-catholique.
Puisque il est l'aboutissement des Lumiéres et de la pensée bourgeoise.
Je fais remarquer que tous les grands mouvements totalitaires, nazisme en tête, promouvérent l'avortement et l'euthanasie.
Nos sociétés soit-disant éclairées prirent le pas de ces mouvements dans un grand mouvement de tolérance et de libération.
Le plus étonnant étant que les pro-IVG sont anti-peine de mort : on execute par milliers l'innocent, on épargne le criminel.
Le nazisme repeint en rose avec une dose de moraline bien dégoulinante.
Les Lumiéres sont un trou noir en fait, il faut sortir de cette culture de mort.

Publié par Three piglets le 15 septembre 2007 à 2:55

@ Three piglets

- Sur les rapports entre nazisme et catholicisme, voir «Le Vatican, l'Europe et le Reich de 1914 à 1958», par Annie Lacroix-Riz. Ou comment le nonce Pacelli (et futur pape Pie XII) favorisa systématiquement la montée du nazisme en Allemagne (y compris au détriment des partis démocrates chrétiens), et, à la sortie de la guerre, exfiltra (notamment via la Suisse) les criminels de guerre nazis vers l'Espagne, l'Amérique latine et les pays arabes, avec l'aide de l'OSS américain.

- Sur les rapports entre nazisme et catholicisme, voir aussi l'implantation bien plus forte du nazisme dans des contrées aussi catholiques que la Bavière ou l'Autriche, ou la complaisance du haut clergé français durant l'Occupation, ou la multiplicité de couvents cachant, abritant ou hébergeant des criminels nazis après guerre. Voir aussi ce qu'avant Vatican II il était dit, dans le rituel de la messe, des juifs, peuple déicide! [Le bas clergé sauva largement l'honneur du catholicisme, mais on peut se demander si sa conscience de classe n'aida pas puissamment son sentiment de charité!].

- L'IVG n'exécute personne, puisque, juridiquement, à l'intérieur des délais de grossesse fixés par la loi, le fœtus n'est rien. Je vous rappelle que la France est laïque depuis 1905, et que cette laïcité, elle l'a arraché à une Eglise qui s'y accrochait indûment bec et ongles. Et l'IVG, je vous le rappelle, a été conçue (j'emploie de verbe à dessein!) pour éviter que les avorte-ments ne tournent au drame. Car vous n'empêcherez jamais une femme qui veut avorter d'aboutir à ses fins (sauf à promouvoir une société totalitaire!).

- L'idée d'une France de jadis baignant dans le catholicisme est un pieux mythe, comme l'a montré Jean Delumeau, notamment dans «Le catholicisme entre Luther et Voltaire». L'Eglise d'après le concile de Trente n'a pas rechristianisé la France, elle l'a christianisée ! Et encore, dans cette France (fille aînée de l'Eglise!), les canons de ce concile ont-ils mis plus de 40 ans à être reçus. Et il n'a pas fallu attendre la fin du siècle - bien avant les Philosophes - pour voir ces efforts remis en cause. Rappelez-vous l'exemple de Jean Meslier, curé d'Etrepigny sous Louis XIV, qui, après une vie exemplaire de desservant, laissa à son successeur l'œuvre d'un «athée, communiste et révolutionnaire» (pour reprendre le mot d'un de ses biographes).

[Combien en existe-t-il de ces «curés Meslier» aujourd'hui, responsables à l'UMP, cadres de multinationales, gestionnaires de portefeuilles boursiers, irréprochables et zélés, qui travail-lent, dans l'ombre, à la ruine de la société capitaliste et de «l'Occident chrétien» ?...].

- Ce que je discerne, à travers vos propos, c'est que vous appartenez à une famille de pensée que Robert Paxton a très bien décrite dans «La France de Vichy». Il s'agissait de tous les doc-trinaires d'une France rurale, catholique, hiérarchique, passéiste, obsolète, que ses échecs suc-cessifs depuis 1875 (et ils avaient été nombreux !) n'avaient fait chaque fois que raidir encore davantage dans son refus de la France de 1789. Le plus drôle est que cette frange-là fut com-plètement poussée sous le tapis par l'autre frange de Vichy, la frange technocratique et mo-derne, dont nombre d'innovations survécurent à 1944, et dont nombre de responsables pour-suivirent de belles carrières sous la IVe et la Ve République! C'est un courant de pensée qui, avant de recevoir le coup de grâce en 1944, avait déjà été tué par ses propres alliés !

Publié par Albert le 15 septembre 2007 à 12:36

"Sur les rapports entre nazisme et catholicisme, voir aussi l'implantation bien plus forte du nazisme dans des contrées aussi catholiques que la Bavière ou l'Autriche..."

Faux. Lors de l'élection de 1933, les régions catholiques de l'Allemagne votèrent bien moins que les régions protestantes pour le parti national-socialiste.

P.S. Merci Crys :-)

Publié par fass57 le 15 septembre 2007 à 15:15

"L'IVG n'exécute personne, puisque, juridiquement, à l'intérieur des délais de grossesse fixés par la loi, le fœtus n'est rien."

Sans vouloir entamer un débat sur l'avortement qui n'aurait pas sa place ici, je constate une fois de plus que votre vision des choses est absolument tétanisée sur le mode de pensée juridique. Si la loi décidait que 2+2=5, vous condamneriez sans hésitation ceux qui continueraient à affirmer que cela fait 4!

Je comprends ainsi mieux votre crispation quant on évoque des sujets comme la nationalité de papier, puisque que pour vous la nationalité ne peut exister en dehors de la sanction légale. Comme un être humain n'a, selon vous, la dignité d'être humain, que si celle-ci est sanctionnée par le décret abstrait de la loi.

Quelle façon aride d'envisager la réalité! J'attends avec impatience que votre monde disparaisse (car nous ne vivons pas objectivement dans le même monde), au fur et à mesure que la funeste génération d'après-guerre s'effacera.

Publié par fass57 le 15 septembre 2007 à 15:34

Dans une vision juridique, ceci...

http://i11.tinypic.com/4kyiauo.jpg

... n'est pas un éléphant.

Publié par fass57 le 15 septembre 2007 à 16:31

Sur la falsification par Marx de la théorie libérale de la lutte des classes, on lira avec fruit les "Classical Liberal roots of the Marxist doctrine of Classes" de Ralph Raico :
http://www.mises.org/story/2217

ainsi que "L'Analyse de classe marxiste et celle des autrichiens" de Hans-Hermann Hoppe : http://www.hanshoppe.com/publications/Classe.pdf

Sur la négation du Droit par de soi-disant conservateurs, son "Socialisme des Conservateurs" : http://www.hanshoppe.com/publications/Conservateurs.pdf

Publié par François Guillaumat le 16 septembre 2007 à 1:08

>>> Si la loi décidait que 2+2=5, vous condamneriez sans hésitation ceux qui continueraient à affirmer que cela fait 4!

Oh vous savez, je suis sûr que lorsque ça l'arrange, Albert s'oppose au positivisme juridique. S'il s'agit de défendre les sans-papiers contre une loi "inique", par exemple, il vous dira qu'il faut parfois désobéir à la loi. Et là , il vous sortira Antigone contre Créon, la Résistance contre Vichy, etc...

@Albert

Non, franchement, Albert, alors c'est entendu, vous obéirez désormais à tout ce qu'ordonne l'Etat, quoi que ça puisse être ?

++++++++++++++++

De toutes façons, je pense à une chose :

le positivisme juridique, c'est très bien, mais, même en admettant que la puissance publique donne par définition la norme du Bien, le propre du Droit positif est de varier.

Ainsi, le Bien varie. Le Droit positif nous dit ce qui est Bien hic et nunc, car seul le Droit positif peut prendre en compte les changements de conditions de vie des humains, lesquels impliquent des changements dans la façon de gouverner ces derniers, sans doute.

Certes, mais, en admettant cela, nous savons ce qui était Bien dans le passé et ce qui est Bien dans le présent, mais nous ne savons pas ce qui sera Bien dans l'avenir.

Or, vous nous dites que l'avortement est Bien parce qu'il est légal. Certes, c'est le cas aujourd'hui, mais cela ne saurait empêcher certains citoyens d'exhorter l'Etat à juger que l'avortement sera Mal pour l'avenir (pour telle ou telle raison).

Ainsi, du fait que l'avortement est Bien aujourd'hui, vous ne pouvez absolument déduire qu'il sera Bien dans l'avenir, pour toujours, ni opposer cela à vos contradicteurs.

Eux et vous ne pouvez vous départager sur cette question en invoquant le Droit positif d'hier et d'aujourd'hui.

Bien plutôt, en tant que citoyens, vous devrez essayer de convaincre l'Etat de se baser sur vos arguments respectifs pour déterminer ce qui sera Bien dans l'avenir. En tant que positivistes juridiques, ce que l'Etat décidera, vous devrez l'accepter comme le Bien à l'instant t. Mais cela n'empêchera personne de revenir à la charge pour convaincre l'Etat d'adopter ses vues pour l'instant t+1, t+2, etc. etc.

Bon en fait, je laisse un peu de côté la question de l'avortement, mais je voulais simplement dire qu'en soi, le recours à l'argument du Droit positif, ça laisse un peu à désirer pour une conscience de gauche, un partisan du "progrès"...

Je suis sûr que vous pouvez faire mieux.

Cordialement.

Publié par Misanthrope modéré le 16 septembre 2007 à 2:38

Ah non, MM, puisque "pour l'IVG et la contraception. Choses d'ailleurs définitivement acquises et qui n'ont pas plus à être discutées que la rotation de la Terre.
Il s'agit de la stratégie socialo-communiste : réclamer une révision d'un état ou d'une loi en relativisant (ce n'est plus de notre temps, il est "inique", notre monde a changé), et ensuite, l'enterriner définitivement en l'excluant du débat.
Relativisme pour les positions des autres, absolutisme pour les siennes.
Idem pour la définition des identités : pour les Européens, relativisme, guimauves et vapeurs, pour les autres , déterminisme.

Publié par Three piglets le 16 septembre 2007 à 5:54

"Oh vous savez, je suis sûr que lorsque ça l'arrange, Albert s'oppose au positivisme juridique. S'il s'agit de défendre les sans-papiers contre une loi "inique", par exemple, il vous dira qu'il faut parfois désobéir à la loi. Et là , il vous sortira Antigone contre Créon, la Résistance contre Vichy, etc..."

Oui, vous avez raison, le libéral-progressiste possède non seulement une capacité prodigieuse à tenir un double discours selon les circonstances, mais aussi une faculté, non moins surprenante, à penser avec des concepts qui s'opposent, sans être bloqué par le flux d'incohérences qui en découle (Orwell a parfaitement décrit la chose).

C'est pourquoi la vision libéral-progressiste s'impose si facilement, parce qu'elle est bien plus adaptable, plastique, que les conceptions qui se basent à la fois sur l'observation de la réalité et sur la nécessité de la cohérence interne d'un discours.

Publié par fass57 le 16 septembre 2007 à 11:44

"Il s'agit de la stratégie socialo-communiste : réclamer une révision d'un état ou d'une loi en relativisant (ce n'est plus de notre temps, il est "inique", notre monde a changé), et ensuite, l'enterriner définitivement en l'excluant du débat."

Exactement, c'est la stratégie de base du progressiste: relativiser ce qui ne lui plaît pas et ensuite "absolutiser" les normes qu'il a réussi à imposer.

Prenons la citoyenneté par exemple.

Phase 1: relativiser le sentiment d'appartenance à une nation, basé sur les notions traditionnelles de sol et de lignée.

Phase 2: une fois que cela est fait, "absolutiser" la citoyenneté juridique et organiser tout un arsenal légalo-policier pour réprimer ceux qui oseraient s'y opposer.

Et le tout, avec l'assurance indisputée d'être du côté de la liberté et dans le camp du bien.

Publié par fass57 le 16 septembre 2007 à 11:59

Citer cette stalinienne de Lacroix-Riz, négationniste du génocide ukrainien et adepte du "complot vaticano-nazi" contre la Yougoslavie, qui appelle à la censure contre qui ne "pense" pas comme elle, c'est bien la preuve définitive qu'on est communiste.


"Le génocide par la faim ? Un bobard Vaticano-polono-allemand !

Mais au fait quelles sont ces "sottises" déversées sur l'URSS ? La première selon Lacroix-Riz concerne la famine organisée en Ukraine, la « grande famine » d'Ukraine (c'est elle qui met les guillemets) est une campagne de propagande, un bobard vaticano-polono-allemand lancé en 1933.
Réhabiliter l'URSS de Staline méritait bien qu'elle développe cette thèse auprès de ses étudiants, de la communauté universitaire et du grand public par site interposé notamment
(http://www.historiographie.info/menu.html).
Une thèse contraire au témoignage livré par Arthur Koestler dans « Mythe et réalité soviétiques » au sujet d'un voyage en Ukraine lors de l'hiver
1932-1933, mais pour Lacroix-Riz Arthur Koestler, démocrate de gauche était en réalité un agent des services secrets britanniques, quant à Boris Souvarine, Raymond Aron, Jean-François Revel ce furent des agents au service des Américains, mais bien sûr !
Les historiens non-marxistes s'étant penchés sur la question ne sont pas non plus de bonne foi : « Il est également permis de douter du sérieux des études conduites à Harvard, université essentielle dans la gestion idéologique de l'« empire » américain, notamment via ses centres d'activités « russes » gravitant autour du « Russian Research Center », et modèle de coopération avec la CIA et le FBI».
Enfin les marxistes ayant renoncé à leur idéologie par confrontation avec le socialisme réel cela n'existe pas selon Lacroix-Riz : si les renégats communistes parlent aussi d'un génocide qui n'a jamais existé c'est tout simplement parce que ce sont des renégats."
http://fr.groups.yahoo.com/group/les-libertariens/message/16357

Publié par Hunden le 16 septembre 2007 à 12:35

Tenez, un bel exemple de double-discours, tel que pratiqué par le système. Et cela en pleine lumière, sans aucune conscience de la profonde incohérence logique du propos.

http://i1.tinypic.com/6eyq13m.jpg

Nous avons donc mademoiselle Wambululu, candidate à l'élection "Miss Suisse" et qui se déclare "fière d'être noire".

Ce type d'articles est l'exemple classique du procédé d'ingéniérie sociale qui vise à formater à la multi-racialité (1) une population ethniquement homogène. Avec pour mécanisme secondaire de menacer implicitement de l'anathème "raciste", ceux qui pourraient trouver tout aussi incongru une miss suisse qui viendrait d'Afrique qu'une miss Congo qui s'appelerait Josiane Dubosson.

Or, la caractéristique principale du libéral-progressisme, c'est qu'il peut tout à la fois professer une vision du monde anti-raciste (2), accompagnant une rhétorique d'indifférenciation, que laisser passer sans ambages des formes d'expression objectivement raciales, tels que celles énoncées par cette jeune femme "fière d'être noire". (3)


(1) terme qui n'est jamais utilisé, trop direct, mais remplacé par l'euphémique "multi-culturalité". Le glissement de sens est un des artifices les plus utilisés par la composante médiatique du système.

(2) comprendre, toutes les races ont droit d'éprouver un sentiment d'appartenance ethnique, sauf les blancs.

(3)

+++++++++++++++++++++++++++++
Not merely the validity of experience, but the very existence of external reality, was tacitly denied by their philosophy. The heresy of heresies was common sense.

Among the intelligentsia, colour feeling only occurs in the transposed form, that is, as a belief in the innate superiority of the coloured races.

George Orwell
+++++++++++++++++++++++++++++

Publié par fass57 le 16 septembre 2007 à 13:35

Le métissage obligatoire n'est pas "libéral" ni "progressiste" : c'est une négation institutionelle du Droit (c'est-à -dire un socialisme) raciste, qui conduit à la tiers-mondisation.
Heureusement que la falsification et la négation de l'évidence sont moins développés en Suisse qu'ils ne le sont en France : car en détruisant la pensée politique, ils ne servent que la vermine communiste.
Au nom de quoi combattre les envahisseurs et les esclavagistes, si comme eux on nie le Droit ?

Publié par Hunden le 16 septembre 2007 à 14:57

Sur les montages de la propagande communiste contre Pie XII, on lira "Les assauts de Moscou contre le Vatican" de Ion Mihail Pacepa, qui en fut le complice : http://pasta.cantbedone.org/pages/G9mMJP.htm

"David G. Dalin, dans "Le mythe du pape d'Hitler : Comment le pape Pie XII a sauvé des Juifs des nazis", publié il y a quelques mois, a rassemblé d'autres preuves incontestables de l'amitié d'Eugenio Pacelli pour les Juifs qui a commencé bien avant qu'il ne soit pape.

Au début de la Seconde Guerre Mondiale, la première encyclique du pape Pie XII était tellement anti-hitlérienne que la Royal Air Force et l'Armée de l'Air française en avaient lâché 88.000 exemplaires au-dessus de l'Allemagne"

Publié par Alligator mucus naïf le 16 septembre 2007 à 15:03

__Citer cette stalinienne de Lacroix-Riz, négationniste du génocide ukrainien__

Etrangement, personne ne semble la poursuivre pénalement, ni demander sa démission de son poste :
il y a des victimes qui n'ont pas la même valeur, hein Mr Gayssot, membre du PCF?

Publié par Three piglets le 16 septembre 2007 à 17:35

"C'est pourquoi la vision libéral-progressiste s'impose si facilement, parce qu'elle est bien plus adaptable, plastique, que les conceptions qui se basent à la fois sur l'observation de la réalité et sur la nécessité de la cohérence interne d'un discours."
Cette vision s'impose aussi parce qu'on ne peut répliquer en temps réel aux articles des spécialistes de l'agit-prop écolo-socialo que sont les journalistes. Le site de 24 heures avait prévu cette possibilité, mais les commentaires n'apparaissent pas. Ce qui est parfaitement logique.
Il faudrait demander les raisons profondes aux Lamunière; mais cela me fait furieusement penser au "Parrain" de ma région. Ingénieur forestier, propriétaire d'une entreprise de BTP pour les routes forestières, syndic (maire) du bled et député radical au joli temps où ce parti n'était finalement qu'une sorte de Rotary Club (pour parler poliment...). Le député a fait voter à Berne des lois pour améliorer l'exploitation des forêts pour cause de mort des dites forêts (eh oui), ce qui en son temps avait provoqué un article hyper-élogieux de la journaliste du Matin...).Puis le syndic a demandé à l'ingénieur une étude sur ce qu'il convenait de faire, et le fruit de cette étude, les innombrables routes forestières et d'amélioration foncière, ont été attribuées au propriétaire de l'entreprise de BTP.
Après quoi, après avoir bien saccagé sa région, il s'est acheté une maison dans une partie restée sauvage de la Provence.
Où se trouve la maison des Lamunière ? Avec un peu de chance à Phuket, où ils attendent le prochain tsunami...
Soit dit en passant, ce n'est tout de même pas par hasard que les gens se sont fatigués de ce parti "Rotary club" et votent UDC...

Publié par Roland le 16 septembre 2007 à 19:43

http://www.weltwoche.ch/dossier/detail.asp?CategoryID=26&DossierID=31

"Suite à l'afflux de demandes en provenance de la Suisse romande, la Weltwoche a décidé de proposer une traduction française de ses comptes rendus traitant de l'affaire Roschacher/Blocher. Nous espérons que les lecteurs romands prendront ainsi connaissance et goût à cette perspective différente que leur propose la Weltwoche."

Publié par ajm le 26 octobre 2007 à 11:26