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2 octobre 2007

Du mode majeur au mode mineur

Une manière de situer les opérations militaires le long de leur spectre consiste à fixer deux pôles : l'emploi des forces en mode majeur ou en mode mineur.

Le mode majeur correspond à l'emploi conventionnel des formations militaires, c'est-à -dire à la recherche ou à l'application ouvertes d'une supériorité durable sur un espace donné. Il s'exprime avant tout à travers les actions de combat symétriques (attaque, combat retardateur et défense), susceptibles d'occasionner un déchaînement destructeur de la force, mais recouvre également les actions de nettoyage, de contrôle, de protection ou de surveillance qui leur succèdent en cas de succès, et qui sont menées indépendamment dès lors qu'il s'agit de préserver le statu quo. En bref, c'est le métier traditionnel des armées, celui que l'on apprend à tous les officiers, celui qui forge le mode de pensée des états-majors.

Le mode majeur amène les formations engagées à se préoccuper essentiellement des effets militaires ou sécuritaires. Il suppose pour ce faire une assise politique des plus solides, due à l'ampleur des enjeux fondant l'action, ou à tout le moins un très large consensus, obtenu par la proportionnalité - voire la passivité - de l'action. On y recourt quand on le peut, soit quand on a les capacités, la volonté, la légitimité et l'opportunité pour revendiquer ou exercer la supériorité nécessaire. La conquête ou le contrôle de l'espace en est la finalité logique.

Le mode mineur correspond au contraire à l'emploi non conventionnel des formations militaires, c'est-à -dire à la recherche ou à l'application discrètes d'une supériorité ponctuelle dans une situation donnée. Il s'exprime avant tout à travers des actions dépassant le cadre strict du combat (contre-insurrection, guérilla, opérations psychologiques, opérations cybernétiques), reposant sur un effet multiplicateur de la force utilisée, mais recouvre également les actions entrant dans le cadre des opérations spéciales - reconnaissance spéciale, assistance militaire et action directe, voire évacuation de non combattants et libération d'otages. En bref, c'est le métier qui se développe (difficilement) au sein des armées, celui que l'on devrait également apprendre aux officiers, celui qui devrait compléter le mode de pensée des états-majors.

Le mode mineur amène les formations engagées à se préoccuper essentiellement des effets politiques, économiques ou informationnels. Il suppose en règle générale des risques politiques et militaires élevés, avec des conséquences graves en cas d'échec, mais que l'ampleur des enjeux justifie. On y recourt quand on le doit, soit quand on n'a pas les capacités, la volonté, la légitimité ou l'opportunité d'agir en mode majeur. La domination et l'influence des situations en est la finalité logique.

Le drame des armées contemporaines, c'est qu'elles n'ont pas encore mesuré le glissement du mode majeur au mode mineur qui, pour des raisons qu'il serait trop long d'expliciter ici, s'est opéré ces dernières décennies. Du coup, elles ont une nette tendance à patauger et à commettre toutes les balourdises possibles dès qu'elles sortent de leur pré carré tactique et strictement militaire, et les coûts galopants des équipements conçus pour le combat symétrique engendrent sur le plan financier un cercle vicieux, par lequel la qualité, la quantité et la diversité deviennent mutuellement incompatibles. Avec pour conséquence le risque de rater toute modernisation des esprits et des machines, seule à même de permettre une action efficace dans les deux modes!

Le feedback est encore plus bienvenu que d'habitude sur ces réflexions !

Publié par Ludovic Monnerat le 2 octobre 2007 à 11:31

Commentaires

Tu proposes en fait une nouvelle dénomination pour ce que les auteurs modernes appellent, par exemple, les guerres conventionnelles respectivement «les nouvelles guerres» (Kaldor), la «guerre industrielle» et «la guerre au sein des populations» (Smith).

Mais ta typologie n'a pas de fonction explicative en soi et présente, avec les notions de « majeure » et « mineure », une connotation normative qui en limite l'application. Quel militaire veut-il appliquer la force en « mode mineur » ?

La métaphore, en référence aux gammes est pourtant intéressante, dans la mesure où les modes majeurs et mineurs ne représentent qu'un sous-ensemble des modes musicaux possibles. Y aurait-il des conceptions de stratégie militaire différentes, que l'on pourrait (re-)découvrir à l'instar des compositeurs du XIXe qui ont composé en s'inspirant du système des modes anciens ?


D'un autre côté, pourquoi choisir des concepts liés à la musique où, d'un côté le mode majeur «possède de sonorités gaies et lumineuses, et s'oppose en cela au mode mineur, plus sombre, et plus intériorisé» (Wikipedia). ? Je ne vois pas de relations claires entre les tonalités et les modes d'engagement des forces armées.



En conclusion, je ne suis pas certain que, au-delà d'une dénomination qui sonne bien, cette description apporte une réelle plus-value à la réflexion stratégique.


Publié par Christian Bühlmann le 2 octobre 2007 à 12:38

Une idée consisterait à multiplier les compétences individuelles des membres de l'armée, d'une manière utilisable par l'armée, en leur donnant (au moins) deux formations «militaires» de base, l'une majeure, l'autre mineure.

Il n'y aurait plus de grenadiers ou d'éclaireurs mécanisés, mais des grenadiers-journalistes, des éclaireurs-instructeurs, des fusiliers-informateurs, des plongeurs-informaticiens, etc. Chaque intervenant serait formé à utiliser ses talents militaires dans le mode majeur (comme auparavant) et, en plus, dans un mode mineur, qui s'harmoniserait à une activité plutôt civile dont il possèderait par avance la maîtrise ou au moins des rudiments ou pour laquelle il aurait un goût prononcé (hobby).

Dès lors, la stratégie militaire explose, et cela essentiellement dans le mode mineur. Il devient possible de prévoir et de gérer des opérations faisant intervenir des talents et des modes de encore totalement inédits. Cela obligerait aussi ce géant lourdaud qu'est souvent l'armée à devenir plus créatif, inventif, réactif, innovant.

Publié par ajm le 2 octobre 2007 à 14:10

"Il n'y aurait plus de grenadiers ou d'éclaireurs mécanisés, mais des grenadiers-journalistes" Vous ne connaissez vraiment rien au genre humain, ajm. Pour se battre comme un grenadier, il ne faut pas avoir de doutes existentiels.
Et à propos (oui, à propos !), que pensez-vous de la future agression américaine contre l'Iran ?

Publié par Roland le 2 octobre 2007 à 18:18

Si je vous suis bien, le mode majeur recouvre les opérations militaires « classiques » de coercition et de stabilisation, accomplies au grand jour, tandis que le « mode mineur » recouvre un champ beaucoup plus clandestin et vaste où se mêlent espionnage, contre-espionnage, coercition ponctuelle et ciblée, entreprises de déstabilisations économiques et technologiques de l'ennemi selon des modes opératoires originaux et discrets.
Dans cet optique, le mode majeur reste d'actualité mais n'est utilisé que lors d'opérations relativement vastes et largement médiatisés, avec l'assentiment du public et de l'opinion internationale. A l'inverse, le mode mineur est employé de manière continue et intensive, quasi préventivement contre des ennemis non déclarés officiellement mais qui ont un comportement hostile ou potentiellement menaçant pour les intérêts de la nation qui se défend alors avant qu'une attaque majeure ne puisse même être envisagée.
Deux choses : tout d'abord, cette posture stratégique suppose un comportement pour le moins « agressif », à la fois des forces armées amenées à le mettre en place et de leurs dirigeants politiques, ce qui implique une parfaite symbiose des volontés politico-militaires dans le temps long (toujours délicate à réaliser) et le maintien dans l'ignorance de la plus grande partie de l'opinion publique, nationale et internationale. Difficile voire même critiquable sur le plan démocratique!
D'autre part, pourquoi confier ce type de missions à des forces armées déjà bien occupées à s'instruire sur de multiples matières ? N'y a-t-il pas risque d'éparpillement des connaissances et, de fait, de l'amoindrissement des capacités dans les deux modes, le majeur qui ne sera plus enseigné suffisamment assidûment et le mineur qui restera obscur à la majorité des élèves ?
En revanche, et dans le cas où l'option mineure serait retenue, confier son application à une branche bien spécifique des armées, très spécialisée et très clandestine, peut donner des résultats! A condition de ne pas se faire prendre.
C'est une option intéressante, audacieuse et, donc, bien risquée que vous suggérez là , si je vous comprends correctement, bien sur.

Publié par François le 2 octobre 2007 à 18:54

Tout à fait autre chose (quoique l'aide humanitaire fasse désormait partie intégrante des missions des forces armées), je vous signale la parution d'un livre de l'US Navy sur les secours lors du tsunami en Asie.

Je n'ais pas tout feuilleté alors je ne sais si parle de la contribution suisse à ces opérations :

http://www.nwc.navy.mil/press/newportpapers/documents/28.pdf

Publié par Frédéric le 2 octobre 2007 à 19:21

Pour l'Iran, je n'ai pas changé d'avis depuis le printemps passé: http://www.ajm.ch/wordpress/?p=25

Publié par ajm le 2 octobre 2007 à 19:57

"Pour se battre comme un grenadier, il ne faut pas avoir de doutes existentiels."

LOL des petits robots, c'est ça? Des clones comme dans Star Wars, c'est bien ce que les régimes totalitaires essaient de construire depuis toujours LOL

Publié par Mikhaël le 2 octobre 2007 à 20:19

En quoi ces modes "mineurs" se différencient de la "guerre révolutionnaires" et similia?

Publié par Mikhaël le 2 octobre 2007 à 20:22

Mikhaë[email protected] Vous avez une très grande gueule, OK. Vous avez déjà subi l'épreuve du feu ?

Publié par Roland le 2 octobre 2007 à 23:20

Je peux bien sûr répondre à votre place, Mikhaël : jamais, et vous n'aurez jamais les couilles pour se trouver dans cette situation, ce qui explique votre ton et votre arrogance.

Publié par Roland le 3 octobre 2007 à 0:19

En fait, le mode mineur recoupe plus ou moins les conflits asymétriques tels qu'ils se déroulent aujourd'hui. Il est vrai que les deux enjeux qui découlent de ces différenciations sont la formation et l'équipement des forces. cela dit, je me dis de plus en plus que ce type de différenciation est artificiel et complique beaucoup les reflexion. Pourquoi ne pas tout simplement se dire qu'un engagement militaire reste un engagement militaire, reste juste à en définir les règles d'engagement spécifiques (a priori trés lourdes en mode mineur, et allégées en mode majeur, quoi que...).

Il est vrai que beaucoup de militaires rechignent aux opérations actuelles, trop délicates, complexes, médiatiques. C'est sûr que si on les oppose à la "grande guerre patriotique" préparée pendant la guerre froide, ça n'est pas tout à fait la même chose. Cela dit, ça fait bien longtemps que les armées ne font pas que des missions de ce type: colonisation, décolonisation, phases de troubles intérieurs, tout au long de l'histoire, au moins des 2 derniers siècles, ont vu les armées s'engager des missions trés éloignées du "je vois je tire". Aprés, reste à faire adopter une méthode d'élaboration des besoins assez souple pour équiper comme il le faut les forces pour un vaste spectre d'opération. quand on y réfléchit, ça ne couterait pas forcément plus cher, mais nécessiterait des allocations des fonds bien réfléchit, puisque dans les phases mineurs, se sont beaucoup les petits équipements qui font la différence. Pour exemple, équiper les soldats d'appareils photos pour leurs patrouilles, de matériel d'entrée par effraction, ou ajouter des "slat armors" aux véhicules, etc...

Au fond, tout cela n'est qu'une question de conception du métier de soldat. Moi je pense que celui-ci est beaucoup plus qu'un simple porte flingue, et est capable de beaucoup plus, il suffit de le lui dire et de le lui apprendre. question de volonté à tous les echelons.

Lirelou.

Publié par Lirelou le 3 octobre 2007 à 2:27

Je propose un officier de police judiciaire ou un gendarme par escouade comme pour les opérations vigipirate ;)

Publié par Frédéric le 3 octobre 2007 à 10:03

un expert dans l'art du maniement des modes mineur et majeur :
Than Shwe a d'abord travaillé comme employé des services postaux avant de s'engager dans l'armée à l'âge de 20 ans.
En dehors de sa spécialisation en techniques de guerre psychologique, on ne connaît guère de détails sur sa carrière au sein de l'armée birmane, qui s'est emparée du pouvoir en 1962 et ne l'a plus quitté depuis.
extrait d'une dépèche...

Publié par Jean-Pierre Chevallier le 3 octobre 2007 à 16:26

pour Frederic: c'est déjà souvent le cas en France. ça ne va d'ailleurs pas sans créer quelques problèmes de compatibilité des façons de faire.

Lirelou.

Publié par Lirelou le 3 octobre 2007 à 22:13

... et le bon vieux Trinquier?

Publié par Mikhaël le 4 octobre 2007 à 0:33

Lirelou @ En 92, j'ai rencontré à Luanda le capitaine X, retraité après 26 ans au service de la France. On attendait dans la même file à la Poste. On est allé boire un verre ensemble après. Il était là pour travailler pour la coopération française, logistique des médicaments pour le pays. Assez déprimé face à la dégradation des conditions générales. Rien de nouveau en Afrique, mon lot quotidien en quelque sorte.
J'ai voulu le faire parler de lui, sur le thème : finalement, les militaires, les vrais (ceux qui sont confrontés aux conditions des militaires, donc soyons méchants, et réalistes : pas les Suisses), sont parmi les humains ceux qui peuvent nous donner des leçons de vie et de mort.

Sacrifier sa vie, ou alors celle des autres, ce n'est pas n'importe qui qui le fait tous les jours ?

Le capitaine X m'a raconté son premier fait d'armes, comme très jeune lieutenant au Tchad: prendre la colline Y devant vous, à la tête de votre section.
Cela a été fait. A la fin de l'action, vingt cadavres d'ennemis, moyenne d'âge 20 ans, alignés sur le sol, colline prise.
Et un jeune lieutenant en larmes, à l'abri du regard de ses troupes, réconforté par son capitaine.
Ceux qui méprisent les soldats ne méritent simplement aucune considération. Et les temps qui adviennent vont rendre cette assertion très vivante.
PS. capitaine X, si vous vous reconnaissez, n'hésitez pas à me contacter par le biais du maître de ces lieux. Cela me ferait très plaisir de vous revoir.

Publié par Roland le 6 octobre 2007 à 21:47

roland (de la chanson de gestes?) vous nous avez gâté avec des considérations ... comme la suivante
- "Pour se battre comme un grenadier, il ne faut pas avoir de doutes existentiels."
vous avez donné des grands coups de gueule comme ici ... en parlant de ce dont vous n'avez aucune idée
- "Mikhaë[email protected] Vous avez une très grande gueule, OK. Vous avez déjà subi l'épreuve du feu ?

Je peux bien sûr répondre à votre place, Mikhaël : jamais, et vous n'aurez jamais les couilles pour se trouver dans cette situation, ce qui explique votre ton et votre arrogance.

pour terminer en "mode mineur" parlant finalement de la réalité vécue par una autre il va sans dire
"Cela a été fait. A la fin de l'action, vingt cadavres d'ennemis, moyenne d'âge 20 ans, alignés sur le sol, colline prise. Et un jeune lieutenant en larmes, à l'abri du regard de ses troupes, réconforté par son capitaine."


Alors grand guerrier? Quid est des "Pour se battre comme un grenadier, il ne faut pas avoir de doutes existentiels."


HA HA HA HA HA HA .... le grand guerrier!

Publié par Mikhaël le 8 octobre 2007 à 12:54

Cher Mikhaël,
Sans vouloir m'immiscer dans un débat qui ne me concerne pas, j'avoue ne pas comprendre votre comparaison. Concernant les « doutes existentielles » du soldat, il me semble évident que, s'ils peuvent exister chez certaines recrues non volontaires (pour les autres la question ne se pose même pas : ils ont fait un choix et en assument pleinement toutes les conséquences), c'est au repos qu'ils s'expriment. Lorsque les balles sifflent et que le danger est bien là , si prés qu'il peut vous toucher à chaque seconde et qu'on sent son souffle tout autour, le problème s'évapore et il ne reste alors plus que deux options, qui n'ont rien à voir avec la politique ou autre : rester paralysé par le feu ou agir et répliquer. Entre l'actif et le passif, il y a souvent une part d'acquis (l'entraînement!) et une part d'innée (qui fait que certains sont naturellement plus solides que d'autres au feu). Croyez moi, lorsqu'on se fait canarder par des types qui en veulent à votre peau, votre cerveau ne perd pas son temps à intellectualiser en se posant des questions du style : est ce que j'ai raison d'être là ? C'est lui ou moi qui suis le méchant ? Etc! En situation de stress extrême dans ce genre, la seule information que le cerveau envoie prend la forme d'un énorme panneau clignotant rouge qui hurle DANGER ! Toutes les autres considérations disparaissent comme par enchantement.
De plus, je ne vois pas bien pourquoi un homme qui s'est battu, et bien battu, ne « craquerait » pas après. Je préfère cent fois un camarade qui a tué vingt ennemis et, une fois l'action terminée, va pleurer discrètement sur ces morts alignés devant lui mais qui, au prochain engagement, se sera repris et fera son devoir, qu'un psychopathe insensible ou un lâche qui reste dans son trou parce que « ce n'est pas sa guerre ». Du reste, les deux derniers spécimens sont plus facilement interchangeables qu'on ne le croit.
On peut être un bon soldat et un homme bon, les deux ne sont pas incompatibles, bien au contraire.
Bien cordialement.

Publié par François le 9 octobre 2007 à 0:43

En effet Roland, ce genre de témoignagne n'est pas rare. quant à la considération apportée au métier de soldat, j'avoue être en ce moment songeur, puisque je suis aux états-unis en ce moment même au sein d'une unité dont la réputation n'est plus à faire, et ... disons que c'est trés différent de chez moi, en terme de respect, d'avantages basiques, etc... Cela dit, nous pourrions philosopher des heures et des heures sur la condition de soldat, mais il ne faut pas trop perdre de vue les histoires de mode mineur et majeur. Le premier se retrouvant beaucoup dans la guerre révolutionnaire il est vrai, bien que ce soit plus large que ça, et beaucoup plus d'actualité. Cependant, nombre de transpositions peuvent être faites à juste titre.

Lirelou.

Publié par Lirelou le 9 octobre 2007 à 2:49

Je ne suis point surpris que mon intervention du 8 crt a passé à la trappe.
Ce fait confirme l'attitude de nombreux citoyens urbains de droite comme de gauche face au monde paysan aujourd'hui défendu par aucun parti car ils ne font plus recette électoralement parlant.
Je ne vous en félicite point.

Publié par Le passant ordinaire le 9 octobre 2007 à 9:46

sauf qu'il n'a pas été supprimé, vous vous êtes trompé de post...

Publié par Roland le 9 octobre 2007 à 15:58

La BAF dévoile un buste en hommage à Felix Rodriguez, ce héros de la liberté qui a exécuté l'assassin communiste Ernesto Guevara : http://labaf.blogspot.com/2007/10/felix-rodriguez-meilleur-que-le-che.html

Publié par Hunden le 10 octobre 2007 à 7:12