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25 janvier 2007

La loterie militaire en marche

Cet article de 24 Heures sur la succession du Chef de l'Armée a le mérite de donner au grand public un aperçu de la grande loterie militaire aujourd'hui en marche. Chaque nomination d'un général donne lieu à de nombreuses spéculations, voire à des discussions passionnées, dans les rangs de l'armée. Il en va naturellement de même pour le prochain CdA, même si la dimension politique du poste complique singulièrement les choses.

La semaine dernière, lors du rapport des professionnels de l'Etat-major de conduite de l'armée, le commandant de corps Keckeis a donné un long entretien à caractère très personnel, qui a permis de mieux mesurer les spécificités de l'homme qui, depuis maintenant 4 ans, dirige avec une énergie exceptionnelle une institution militaire minée par les coupes budgétaires, les querelles politiques et la cécité stratégique. On ne peut que souhaiter à son successeur la même capacité à maintenir le cap choisi malgré les coups encaissés presque chaque jour, de l'intérieur comme de l'extérieur...

Publié par Ludovic Monnerat le 25 janvier 2007 à 8:42

Commentaires

Le lien semble plutôt ceci-

Publié par François Brutsch le 25 janvier 2007 à 16:20

Merci, j'ai corrigé à l'instant ce lien périmé !

Publié par Ludovic Monnerat le 25 janvier 2007 à 22:24

Le problème principal avec l'armée Suisse c'est qu'elle est dirigé par des hommes n'ayant pas la formation adéquate pour une tel responçabilitée.
Il est facile de faire valoir un diplôme en droit, économie, mais ils sont pour la majorité entrée dans l'instruction immédiatement après ce diplôme et n'ont jamais pratiqué, ni reçu de mise à jour.

Ce sont en fait que des enseignants spécialisés.

Publié par Patrick le 26 janvier 2007 à 9:01

....et le problème principal avec certains commentateurs, c'est l'orthographe ;-(

Publié par Alfred le 26 janvier 2007 à 9:41

Les officiers suisses ont tout de même l'expérience des armes, de la troupe, des opérations, des manÅ“uvres, du terrain en un mot. Et l'armée suisse reste à l'échelle humaine. Le phénomène de découplage entre les responsabilités assumées et l'expérience pratique effective n'y est pas si grave que cela.

C'est dans l'économie de haut vol plutôt, il me semble, si je peux me permettre cette digression, que ce phénomène est grave. Là , vous avez vraiment des gens qui assument des responsabilités importantes, le plus souvent dans le monde universitaire (et/ou dans les laboratoires d'idées modernes, les think tanks), mais aussi parfois dans de grandes entreprises commerciales puissantes et qui n'ont jamais vendu ne serait-ce qu'une bille à un copain ou mis sur pied la moindre entreprise viable - tout leur savoir leur vient des hautes écoles et des décideurs dont le savoir ne vient que des hautes écoles et des décideurs dont!

Si bien qu'en fait, ils ne sont que des politiciens sans base démocratique, élevés dans une sorte de vivier académique, qui rêvent entre eux, sur des bases purement anecdotiques, une partie parfois cruciale de ce qu'ils croient savoir sur l'économie, le marketing, les techniques de vente, la publicité. Et ces poches d'eau dormante produisent régulièrement des théories conspirationnistes selon lesquelles l'économie est au fond une table de billard où se rencontrent les Gengis Kahn modernes, lesquels sont, bien entendu, essentiellement américains.

Mais, de même que les théoriciens du communisme sont eux-mêmes les monstres qu'ils peignent sur les façades du capitalisme pour justifier leurs errances, ces économistes de salon ne font que projeter sur la réalité extrêmement multiple et surtout très largement humaine du monde économique les fantasmes qu'ils sont capables de produire.

La direction des armées modernes n'est certes pas à l'abri de ce phénomène, mais il n'y revêt probablement jamais un rôle déterminant au sein même des institutions militaires - c'est plutôt au niveau de l'interface entre le commandement militaire et les processus décisionnels politiques qu'il faut en chercher la trace.

Publié par ajm le 26 janvier 2007 à 11:30

Etonné de lire ce genre de propos de la part d'ajm (ce n'est pas une critique). Pour ma part, au sujet des capitaines de l'économie, je regrette parfois leur vision à court terme (recoupe notamment les problèmes migratoires, la problématique de la gestion des ressources, des effets de la pollution!), ainsi qu'un manque d'humilité (cf. Swissair). Mais il faut bien le reconnaître, cette tendance n'est pas propre au microcosme économique ; les politiques fonctionnent aussi d'une façon plus ou moins similaire. D'ailleurs, une partie des officiers de carrière tente d'imaginer un avenir à l'armée suisse, alors que la droite et la gauche s'opposent à l'évolution de notre outil de défense.
Dans un cadre plus global, le Forum de Davos permet de poser un regard plus serein et plus détaché au sujet de l'évolution de la planète. L'évolution économique de la Chine et de l'Inde y occupe une place de choix ; les défis énergétique liés à l'émergence de ces puissances figure également au menu des discussions.
Le réchauffement climatique semble également représenter une préoccupation ; il est intéressant que cette thématique soit abordée par des personnes qui peuvent difficilement être traités de gauchistes ou de semeurs de troubles.
Les défis de demain, qui sont trop rarement traités ici, pourraient, dans quelques années, nous amener à porter un regard bien différent sur notre planète la Terre!

Publié par Alex le 26 janvier 2007 à 15:25

c'est quand je vois l'avis des politiciens sur des sujets et des personnes que je connais, que je me dis... "on doit pas vivre sur la même planète ! "

Felley futur CdA... et des politiques pour spéculer sur les candidats romands... la super blague que voilà ! On peut pousser des gens bien loin avec la politique ( et surtout des officiers supérieurs ou généraux ) mais il y a des limites ! Etre valaisan, proche des milieux d'Ecône et être PDC ne devrait pas suffire à produire des épaules pour pouvoir enfiler le costume du grand chef...

Je souhaite que Sami Schmidt fasse preuve d'autant de courage et d'indépendance d'esprit que lors du choix de Keckeis... Mais je plains déjà le pauvre garçon...

Publié par bertrand le 29 janvier 2007 à 17:18