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2 mars 2006

Entre guerre et paix

Il m'est récemment venu à l'esprit une réflexion iconoclaste que je vais tenter d'approfondir. En contemplant l'histoire des nations avec beaucoup de recul, on s'aperçoit que les progrès majeurs et les apogées sont souvent liés à des périodes de guerre : les conflits incessants dans la Chine du premier millénaire ont concouru au développement de la poudre et du papier ; ceux de l'Italie du XVe siècle ont grandement fortifié l'élan qui a mené à la Renaissance, tout comme le mouvement de la Reconquista a abouti aux Grandes Découvertes ; jusqu'à la Seconde guerre mondiale, qui a précipité le développement de l'informatique, de l'aviation à réaction ou encore du nucléaire. On peut également voir la guerre froide comme une telle période, avec comme progrès notables la Conquête de l'Espace et l'Internet. D'où ma réflexion : et si la guerre était un état somme toute préférable à la paix ?

Avant que l'on me traite de belliciste sanguinaire ou de traîneur de sabre à interner, essayons de préciser le propos. La guerre, en tant qu'affrontement délibéré, dérégulé et intense de plusieurs communautés humaines, constitue l'activité la plus complexe, la plus dangereuse et la plus stimulante que l'on puisse imaginer. Le discours ambiant avant tout victimisant sur la guerre, avec la généralisation d'un stress post-traumatique qui reste minoritaire, tend à nous faire oublier qu'une proportion probablement égale de soldats se réalisent à travers le combat ; comme l'a écrit Martin van Creveld, « le vrai motif des guerres réside dans le fait que les hommes les aiment et que les femmes aiment les hommes qui les font pour elles ». Les énergies sont concentrées, les esprits focalisés, les forces additionnées par la guerre ; que celle-ci accélère ou provoque des progrès est donc logique.

Cette vision est toutefois incomplète et biaisée pour plusieurs raisons. Tout d'abord, les pertes et les destructions engendrées par chaque conflit doivent bien entendu être mises en rapport avec les bénéfices tirés, et je doute que le bilan puisse être jugé positif dans la plupart des cas ; si les deux guerres mondiales du XXe siècle ont été décisives pour l'égalité entre les sexes ou pour le développement des transports, elles ont surtout abouti à des massacres qui ont durablement affaibli le continent européen. Par ailleurs, et c'est plus subtil, l'histoire a été écrite par les vainqueurs, dont nous sommes en partie les descendants ; la notion de progrès, facile à percevoir au siècle dernier, l'est beaucoup moins en remontant le temps, car les vaincus ont régulièrement été éradiqués. De ce fait, les progrès perçus ne sont peut-être qu'une fraction de ce qu'ils auraient pu être.

Il faut donc s'intéresser à la paix avec le même sens critique pour trouver le vrai sens de ma réflexion initiale. L'absence de guerre amène les énergies à s'exprimer dans des activités réputées plus constructives, et le goût pour la confrontation est essentiellement canalisé dans la concurrence économique et la compétition sportive - deux domaines qui ont d'ailleurs largement recyclé le vocabulaire de la guerre. Mais la paix, que d'aucuns surnomment le mildiou de l'héroïsme, est également lénifiante par la stabilité et la prospérité qu'elle procure, par l'absence fréquente d'enjeux pour lesquels il est digne de s'engager pleinement - c'est-à -dire en combattant au péril de sa vie. Les sociétés trop longtemps en paix risquent de s'assoupir, de rêver d'éternité ou même de décroissance au lieu de conquérir leur avenir, faute de l'énergie que fournit l'aiguillon de la survie, et finalement peuvent en pâtir au point de disparaître.

Sommes-nous pris entre deux maux différents mais également mortels, entre la guerre qui sacrifie à court terme et la paix qui galvaude à long terme ? Dans ce cas, l'état le plus favorable est celui de l'entre-deux guerres, ce qui devrait correspondre à une compréhension réaliste du mot « paix » : une situation précaire qu'il s'agit de préserver le plus longtemps possible, tout en identifiant clairement nos ennemis et en se préparant à leur opposer des réponses adaptées. La notion d'ennemi me paraît ici au cœur du problème : c'est en reconnaissant comme tels les individus et les communautés qui nous menacent que l'on parvient maintenir une perception suffisamment aiguë des enjeux pour obtenir le bénéfice de la belligérance sans en payer le prix. La guerre n'est donc pas préférable à la paix ; c'est la capacité à faire l'une, et donc à préserver l'autre, qui l'est - pour tous, et en tout temps.

Publié par Ludovic Monnerat le 2 mars 2006 à 21:14

Commentaires

"on s'aperçoit que les progrès majeurs et les apogées sont souvent liés à des périodes de guerre"

je remplacerais personnellement le dernier mot cité par "concurrence" :o)

Publié par Deru le 2 mars 2006 à 22:03

Somme toute : la guerre c'est la paix.
Ah ! dieu que la guerre est jolie !
"Une bonne guerre ça leur remettrait les idées en place."
"Du fond de son sac à malice
Mars va sans doute à l'occasion
en sortir une un vrai délice
qui me fera grosse impression..."
Ah oui, la guerre économique, la compétition, struggle for life... y'a que ça de vrai ! Et puis, l'homme est un loup pour l'homme, c'est bien connu...
C'est vrai qu'on commence à s'ennuyer, dans nos sociétés émollientes, alors que l'ennemi est à nos portes... Allez, t'es pas cap ! Sors si t'es un homme ! Et d'abord j'en ai une plus grosse que toi (de fusée)!
Soudain l'envie de me retirer de l'humanité...

Publié par gab le 2 mars 2006 à 22:41

Eloquente manière de ne pas contribuer à la réflexion d'autrui...

Publié par Ludovic Monnerat le 2 mars 2006 à 22:45

"...La notion d'ennemi me paraît ici au cœur du problème..."

Pour un " Occidental " ( héritage judeo-chrétien ) accepter la notion d'ennemi est presque incompatible avec ses valeurs. Je ne pense pas que ce soit le cas pour les musulmans qui apprennent très tôt ce qu'est un ennemi et comment le traiter... "...Les chercheurs savent que pendant la Deuxième Guerre mondiale, de 15 à 20 % seulement des soldats envoyés sur les fronts de l'Europe et du Pacifique tiraient sur l'ennemi lorsqu'on tirait sur eux. Liée à des convictions morales ou religieuses, cette profonde résistance à tuer un autre être humain, qu'on avait aussi constatée pendant la guerre civile américaine, stupéfia la direction militaire. Aussi, pour surmonter le « tu ne tueras point », l'armée américaine rénova ses programmes d'entraînement à travers un conditionnement psychologique consistant pour l'essentiel à déshumaniser l'ennemi afin de développer le réflexe d'ouvrir le feu..."

http://www.armees.com/article.php?id_article=351

Dans ses 5 années de guerre, mon père m'a dit que ses Tirailleurs avaient toujours été " pro-actifs ".

Publié par Yves-Marie SENAMAUD le 3 mars 2006 à 0:01

Je ne sais pas trop. Dire que la guerre est préférable à la paix me gêne tout de même beaucoup. L'état de non-guerre est de loin préférable car il a un potentiel beaucoup plus bénéfique. Si on prend l'exemple de l'Europe depuis 1945, c'est un exemple de prospérité et de paix unique dans l'histoire. Si c'est en train de coincer grave, ce n'est parce qu'il nous manque "une bonne guerre". Je crois aussi que les guerres se font pour des raisons d'intérêts nationaux opposés ou qui sont perçus comme tels. Il est clair que la guerre a toujours été un boost pour l'économie et la technologie. De nos jours cependant de nouveaux éléments entrent un jeu, la mondialisation, l'idée de libre échange, l'acceptation (ok plus ou moins, mais tout de même) du capitalisme comme mode de vie. Ce sont là des "incentives" tout aussi fort que la guerre, car on peut dorénavant aussi devenir riche et prospère sans guerre. Il est clair que la complaisance, la naiveté et le pacifisme gratuit que nous vivons de nos jours, sont liés à quelque part au fait que nous n'avons tous pas vraiment vécu de guerre. Ce n'est pas pour autant une raison pour en souhaiter une. Car il faut bien que quelqu'un la fasse.

Publié par Sisyphe le 3 mars 2006 à 0:23

C'est la bien position de Hegel, non?

Publié par Nick le 3 mars 2006 à 0:41

Choisit-on réellement entre entre guerre ou paix ou entre réalité et déni de la réalité?

Les strates d'épanouissement de l'être humain tiennent certes à sa condition d'animal pensant, capable de spéculer sur sa propre nature mais aussi d'animal capable de spéculer sur son éternité.

Je n'entre là dans aucun débat religieux. je pense simplememnt au sentiment de permanence que nous avons de notre personne au quotidien. Il me semble qu'il est partagé par l'humanité dans son ensemble.

L'organisation de la vie en société ne procède-t-elle pas d'une projection partagée de ce sentiment de permanence? La guerre viserait alors à le protéger ou l'étendre selon les cas. L'ennemi serait celui qui mettrait en danger notre droit à maintenir ce sentiment de permanence profondément ancrée dans la conscience de l'égo. Le choc des égo constituent sans doute un ressort essentiel au système de guerre.

A l'opposé, la paix peut se définir comme un état de conscience serein, parce que libéré des contraintes de l'angoisse de perdre, notamment de perdre ce sentiment de permanence.

Mais ce sentiment de paix peut lui-même se subdiviser en deux, après rassasiement ou après atténuation du désir. Le rassasiement peut lui même se fonder sur le don et l'échange volontaire équilibré (c'est le contrat civil classique) ou sur l'appropriation intempestive qui lèse le sentiment de permanence de l'autre (vol, viol, esccoquerie, etc.)

L'atténuation du désir peut quant à elle se fonder sur l'ascèse volontaire ou sur la contrainte.

Pour revenir à la réalité, il faut sans doute passer par la morale. Un système social qui favorise l'ascèse sera-t-il plus légitime que celui qui prône le viol? Le second entrediendra une illusion plus animale qu'humaine: le droit de prédation. Le premier élèvera certainement l'intelligence mais au risque d'une réduction à la nature de proie.

La plénitude, parfois narcissique en approche de rupture, de l'entre-deux guerres se situe par là . Ni proie ni prédateur. La guerre ouvre à l'égo le champ d'un clivage: se penser proie ou prédateur?

Je repense à une métaphore proposée par Ludovic il y a quelques temps, le prédateur dort, les proies développent des stratégies collectives de vigilance aiguë.

Comment sortir du clivage? Peut-être en tentant de dompter le prédateur. En le conduisant vers l'ascèse, celle qui prône l'atténuation du désir de léser. A défaut, il faudra bien se résoudre à contenir, voire neutraliser, ce désir de léser par la force, par la guerre.

Publié par louis le 3 mars 2006 à 8:47

Selon Rudolf H. Strahm, repris par DEMOscope, chaque crise (sans être toutefois forcément une guerre) pousse l'Homme a trouvé de nouvelles solutions pour améliorer la situation. D'ailleurs, il propose que chaque crise est suivie d'une découverte (textile et méchanisation après la crise des années 1790, chemin de fer et machines après la crise des années 1830, éléctricité et chimie moderne après la crise des années 1890, motorisation et automobile après la crise des années 1930, informatique, élécrtonique et biotechnologie après la crise de 1973). A chaque fois, ces améliorations technologiques poussent à un renouveau économique...

Publié par dahuvariable le 3 mars 2006 à 9:04

Le conflit, la confrontation, la guerre - tout cela fait partie de la condition humaine. Il faut vivre avec, et ce n'est pas si difficile, au fond. C'est même stimulant, parfois, en effet. Au niveau simplement personnel, la nature et l'homme étant ce qu'ils sont, il faut être prêt soit à faire usage de violence, soit à se soumettre. La capacité de répliquer est un gage de liberté.

Dans la mesure où ceux qui ne veulent pas de violence dans leur vie peuvent choisir en conscience à qui ils souhaitent confier leur sécurité, cela ne pose pas de problème. En effet, la très vaste majorité des êtres non violents sont naturellement enclins, de ce fait-même, à privilégier l'amour, la fraternité, la justice, la compassion. Et, s'ils le peuvent, ils se choisissent parmi les «violents» des leaders, des États, qui respectent ces valeurs.

Les choses deviennent graves lorsque les gentils sont forcés, ou endoctrinés, à soutenir un gouverneur particulier, qui va fatalement les opprimer et mal les gouverner, car il ne les respectera pas. Ainsi, la liberté d'expression et d'opinion des gentils, dans la mesure où elle se traduit dans la réalité politique par un processus démocratique, est un gage de qualité humaine fondamentale des dirigeants (outre d'être capable d'user de violence).

Si cette condition est réunie, les dirigeants peuvent décider d'une guerre juste, c'est-à -dire d'une guerre qui aura pour objectif de prévenir ou de stopper une autre guerre, plus grave, ou une oppression (les pires crimes furent toujours commis contre des populations désarmées).

L'information la plus large et objective possible, la liberté d'expression absolue et l'encouragement général à en faire usage sont les plus solides piliers d'une société capable de gérer correctement la guerre.

Publié par ajm le 3 mars 2006 à 11:26

Les périodes de guerre concouraient avec les périodes de progrès technologique les plus importants pour deux raisons: l'avantage technologique amenait une puissance accrue immédiate en bataille (canons plus puissants, tirs à plus longue portée, etc.) qui pouvait pousser des régents "en avance" à tenter l'aventure; quant à ceux qui étaient en retard ou en infériorité numérique, ils n'avaient guère de choix que de rattraper la technologie de leurs adversaires ou disparaître.

Néanmoins, ce raccourci est aujourd'hui largement erroné parce que les guerres ne se livrent plus sur un champ de bataille, technologique ou non, mais d'abord dans les esprits des populations civiles hors de ce champ de bataille. Et le traitement de l'information en Irak par les médias montre bien qu'entre une victoire sur le terrain et un compte-rendu de victoire sur le terrain, il y a un monde.

Ensuite, la technologie ne concerne pas immédiatement le champ de bataille. S'il est vrai que, disons, jusqu'en 1960-70 l'Armée était à la pointe de la technologie, depuis lors le civil a bien davantage progressé (il suffit de voir les technologies de communication ou d'informatique et la taille des téléphones portables...) et nos amis les militaires sont à la traîne...

Publié par Stéphane le 3 mars 2006 à 12:24

Si la question posée est intéressante, je trouve que vous (LM) y apportez une réponse en parlant de compétition économique. Celle-ci est actuellement un moteur constant de progrès (qu'on est libre d'apprécier ou non). Les grandes percées nanotechnologiques sont en ce moment le fait de la recherche civile. Par contre il ne faut pas croire que "les militaires sont à la traîne", comme l'indique Stéphane. J'en veux pour preuve le budget R&D des Etats-Unis qui est fortement consacré à la Defense Research.

Pour analyser de manière plus fine ce qu'on pourrait appeler les "coûts et bénéfices de la guerre", il faudrait également affiner par rapport aux types de guerre. Les guerres de religion en France ont semble-t-il apporter peu de progrès. Est-ce parce qu'elles étaient une guerre civile ? Il faudrait également voir qui sont les gagnants et les perdants, économiquement parlant d'une guerre. Je pense par exemple que la guerre que Brassens préfère s'est révélée bénéfique pour les USA et catastrophique pour le Royaume-Uni.

J'ai de mon côté instinctivement l'impression que l'état de paix est favorable par rapport à celui de guerre, mais que ce n'est pas pour autant qu'il ne faut pas accepter que la guerre reste une prolongation de la diplomatie. Bien sûr cela est plus facile à dire depuis son bureau en Suisse que depuis le front en Afghanistan.

Publié par Jack le 3 mars 2006 à 12:53

Oserait on dire que l'invention de l'arme nucléaire a pu mettre un terme "temporairement" à ces guerres "régénératrices" ?

Je dis temporairement, car je pense qu'à partir du moment où l'évolution technologique rendra possible la neutralisation en vol de la plupart des armes de destruction massive,la tentation belliciste risque bien de reprendre du terrain.

J'ai le sentiment que le feu nucléaire à muselé les véléités militaires qui ont ponctué l'histoire humaine. Nous nous contentons de guerres "sales" et autres combats dits régionaux dont la sauvagerie et le bilan humain sont bien loin des promesses de paix universelles de 1945...

De toutes façons la paupérisation morale de nos sociétés et notre attachement hypocrite à "oublier" les leçons des guerres passées risquent bien de nous valoir une bonne piqure de rappel... C'est bien dommage a moins que ce soit notre nature profonde. (ce qui est bien probable)


J'ai l'impression de vivre une période "finie", "achevée" ou les
peuples s'ennuient à tenter de tirer le meilleur parti de son prochain. Il est étonnant que tous les films à grands budgets nous content de grandes épopées militaires ou bien des conquêtes ou bien encore l'émergence des meilleurs sentiments humains sur un fond de souffrance et de sauvagerie...

Et qu'on ne vienne pas me conter que notre fantastique essor économique est source de progrès... Alors que ce même progrès ne touche vraiment directement et "bénéfiquement" qu'une minorité d'entre nous.

En fait, au delà de la guerre, je me demande si
ce sont pas plutôt ces périodes de reconstruction, de re-fondation qui plus spécifiquement manquent à notre temps. En ce sens je pense la guerre non pas comme un point d'origine, mais bien le point final d'une époque donnée.

Ceci dit au terme de "guerre" je préfère ce lui de "crise" comme souligné par Dahutvariable...

Publié par Georges le 3 mars 2006 à 14:56

"...(les pires crimes furent toujours commis contre des populations désarmées)..."

C'est peut-être pour cela que le roi de France passa un édit interdisant le port des petits pistolets. Aux USA la Constitution garantit ce droit inaliénable d'être armé et il existe une Municipalité ou le port d'arme est obligatoire. On n'abuse que des populations désarmées. À mon sens on ne peut se prétendre en démocratie sans cette garantie qui peut facilement s'exercer par le citoyen soldat comme en Suisse. Il est très facile de manipuler la démocratie où la Vertu remplace allègrement les lois iniques d'une Dictature. Au nom de la vertu les Citoyens du Canada se trouvent privés de leurs droits à se défendre ( penser se défendre est à priori suspect ), a décider de leur santé ( la cigarette, demain l'obésité ? ), même dans le choix de certains règlements municipaux ( je pense à l'imposition de règlement uniformisés... pour faciliter leur application ). Le seul fait d'écrire dans ce Blog est suffisant pour vous catégoriser comme... je ne le dirais pas pour ne pas gonfler certaines statistiques ;-)

Publié par Yves-Marie SENAMAUD le 3 mars 2006 à 16:20

Merci pour tous ces commentaires souvent passionnants. Je crois que la question est très complexe et peut difficilement être traitée en détail dans un site comme celui-ci, mais les lignes ci-dessus sont une excellente source d'inspiration et de réflexion.

Publié par Ludovic Monnerat le 3 mars 2006 à 20:30

si tu veux la paix prépares la guerre

Publié par santiago le 3 mars 2006 à 21:56

Je me suis souvent demandée combien de découvreurs de génie, d'inventeurs remarquables, de sauveurs de l'humanité étaient morts dans les camps de concentration. Les juifs austro-allemands ont été raflés alors que leur société était en plein essor intellectuel. Ils ont pu nous donner Einstein, Freud, et quelques autres mais combien n'ont pas pu offrir au monde leur talent. Je pense à ce dessin d'enfant qui représentait une fusée au musée de Theresienstadt à Prague. Il rêvait de devenir physicien et de partir à la conquête des étoiles. Il est parti en fumée à cause de la fureur des mêmes excités qui se montrent au grand jour aujourd'hui. Alors qu'on voudrait voir un même élan chez les politiques et les médias pour les arrêter, ils sont sapés par l'adversaire et travaillent contre leur peuple. A part bêler devant les caméras complices "plus jamais ça", ils nous livrent corps et esprits.
Bush ne comprend pas pourquoi les sénateurs ne veulent pas que 6 des plus grands ports des USA deviennent propriétés des Emirats par société interposée, alors même que cette dernière boycotte Israel. Le CICR trouve normale de remplacer le logo du magen david adom par un losange, juste pour Israel, pour plaire aux arabes et aux musulmans. Cruella défend la commission des droits de l'homme de l'ONU qui chaque année condamne Israel sur 50 pages, soit la moitié de toute les condamnations, mais reste muette sur la chine.
Au sein même de l'ONU, les gardes israeliens sont agressés et menacés par leurs collègues. Un couple d'Israeliens et leur fille ont eu la bêtise d'allumer des pétards dans une église de Nazareth dans un différend de voisinage, tous les médias parlent de la provocation de 3 extrêmistes. Mais ou était les médias pour l'enterrement de l'employé de la station de service tuer hier d'une balle dans la tête à bout portant par des palestiniens. On pourrait continuer comme cela indéfiniment malheureusement.
L'orientation du parti pris augure mal de la suite . Les juifs, ou Israel le juif des Nations, sont un baromètre de l'état de santé des sociétés.
Comme l'humour juif est toujours un bon antidépresseur, je vous donne celle-là :
Quelle est la différence entre un juif allemand optimiste et un juif allemand pessimiste en 1933?
Le pessimiste finit ses jours dans le New Jersey, l'optimiste est mort dans les camps.

Publié par elf le 4 mars 2006 à 0:09

"...si tu veux la paix prépares la guerre..."

Si tu veux vivre, prépares la guerre, parceque la paix n'existe pas ;-)

Publié par Yves-Marie SENAMAUD le 4 mars 2006 à 2:48