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23 juin 2005

Irak : optimisme exagéré

Plusieurs informations parvenues ces jours mettent en évidence le succès stratégique obtenu par la coalition sous commandement américain en Irak : des affrontements éclatent au sein même de la guérilla, confirmant la scission survenue au fil des mois entre les djihadistes pratiquant le terrorisme et les combattants sunnites irakiens, que les combats de Falloujah en novembre dernier avaient d'ailleurs révélée ; les forces armées irakiennes continuent leur montée en puissance et l'augmentation de leurs actions, permettant aux formations américaines de libérer des ressources croissantes pour des opérations offensives ; le processus politique se poursuit avec la participation de toutes les composantes du pays, y compris la minorité sunnite, dont les dirigeants sont bien davantage enclins à la négociation ; le développement de la société irakienne continue à un rythme rapide, et la croissance économique pour 2005 devrait par exemple atteindre 35% du PIB, malgré les sabotages qui continuent d'entraver l'approvisionnement énergétique. Toutes ces tendances sont apparues depuis des mois.

Cette évolution n'empêche pas le niveau de violence de rester important au cours du dernier trimestre (environ 60 attaques par jour actuellement), après une accalmie due au choc qu'ont représenté les élections, et toujours aussi localisé. Les liens très lâches qui existent au sein de ce qu'il faut nommer la guérilla sunnite expliquent à la fois son incapacité à déployer une influence nationale et son endurance face aux offensives mixtes, coalisées et irakiennes. L'attention médiatique obtenue par les attentats à la voiture piégée, qui frappent durement la population irakienne, cache en effet une escalade dans l'usage de cette arme indiscriminante et dans l'absence de message politique émis par ses auteurs. Le chaos punitif infligé par les frustrés du nouvel Irak et par les ennemis de la démocratie se nourrit ainsi d'une escalade nihiliste qui ne peut que rebuter les cÅ“urs et les esprits. Comme je l'ai déjà affirmé à plusieurs reprises sur ce site, la guérilla sunnite se bat actuellement pour sa survie, pour son existence en tant que belligérant. La construction politique qu'elle ne peut empêcher constitue ainsi une menace mortelle.

Le succès militaire, politique, économique et sociétal de la coalition en Irak me semble clair. Mais il ne faut pas confondre cela avec le succès dans le conflit, puisque la société irakienne n'est que l'un de ses deux champs de bataille principaux. Les jugements très optimistes émis ces jours par le vice-président américain Dick Cheney, jugeant la guérilla au bord du gouffre, ou par le journaliste Karl Zinsmeister, criant à la victoire tant espérée par les partisans de cette opération, sont ainsi nettement exagérés. Au-delà de la perspective temporelle différente des conflits de basse intensité, qui rendent difficiles les jugements ponctuels, il faut rappeler que les situations d'asymétrie du fort au faible donnent un caractère décisif aux faiblesses du fort. L'opinion publique américaine et son influence sur les décisions prises par les dirigeants politiques américains forment toujours un centre de gravité vulnérable, et son importance relative évolue en fonction des élections. Or les derniers sondages montrent clairement que la perception véhiculée majoritairement par les médias et axée sur la violence en Irak a un impact croissant sur le public.

Ce ne serait bien entendu pas la première fois qu'une victoire militaire sur le théâtre d'opérations est annulée par une défaite politique à domicile : c'est régulièrement le sort qui attend les démocraties dans les petites guerres. Il existe pourtant une différence de taille : l'Irak ne constitue qu'un champ de bataille dans le conflit planétaire et générationnel que nous connaissons - et menons - aujourd'hui. La théorie du papier attrape-mouches, que pour ma part je préfère nommer l'abattoir à djihadistes, obtient ainsi régulièrement des confirmations frappantes. Il est aujourd'hui clair que la décision américaine de prendre l'offensive en Irak a généré un élan démocratique qui oblige les islamistes à combattre dans des conditions défavorables, et à investir des ressources qui restent limitées. Loin de susciter une vague de recrutement sous la bannière du califat rénové, la guerre en Irak constitue un exutoire pour toutes les têtes brûlées et conditionnées que produisent nombre de communautés musulmanes, y compris en Europe. En d'autres termes, comme le savent les forces de sécurité européennes, il vaut mieux que les djihadistes en herbe de notre époque se fassent massacrer par les forces armées américaines dans le désert irakien, au lieu de continuer à infiltrer les sociétés occidentales et de se tenir prêt à les frapper.

Là encore, il faut toutefois se garder de tout optimisme injustifié : le climat de défaitisme qui entoure les combattants islamistes en Irak depuis la perte de Falloujah et les élections de janvier a déjà provoqué nombre de désaffections, de retours prématurés qui font peser un danger considérable. L'échec prévisible de la guérilla antidémocratique en Irak devrait ainsi provoquer un reflux de djihadistes enclins aux pires vengeances, auquel cas les « Irakiens » remplaceraient les « Afghans » comme éléments déstabilisateurs des sociétés européennes ou maghrébines. Aussi longtemps qu'une victoire définitive ne sera pas obtenue sur le terrain des idées, le terrorisme continuera donc de menacer les existences quotidiennes.

Publié par Ludovic Monnerat le 23 juin 2005 à 10:03

Commentaires

Tiens? Je croyais que les Américains s'étaient jeté là -bas pour piller le pétrole...

(je plaisante)

Je pense que la théorie de l'attrape-mouche a ses limites, notamment régionales: si quelques djihadistes viennent des banlieues françaises, il paraît impensable que ces dernières soient entièrement drainées de leurs éléments dangereux simplement parce qu'ils seraient tous partis en Irak - simplement parce qu'il reste le problème de l'apparition continuelle de nouvelles recrue.

Le problème en amont continue à exister, et existera tant que les démocraties occidentales continueront à se voiler la face sur les prédicateurs islamistes incrustés au sein de leurs propres sociétés pour y générer des cellules.

Dois-je rappeler l'affaire Ramadan et sa merveilleuse résolution (toujours pas terminé d'ailleurs) par les autorités administratives suisses?

Cela doit être rageant, quelque part, de voir tant d'efforts et de sang versé pour améliorer le destin de toute une région lorsqu'au pays tant de complices plus ou moins actifs et conscients des djihadistes font tout ce qu'ils peuvent pour saboter ces efforts de pacification.

Publié par Stephane le 23 juin 2005 à 11:31

Remarques judicieuses. J'aimerais juste ajouter que les "quelques djihadistes" venus des banlieues mobilisent quand même des filières qui, du recruteur au passeur, peuvent être démantelées et ainsi permettre aux forces de sécurité de marquer des points contre des réseaux à caractère extrémiste, et potentiellement terroriste.

Pour ce qui est des démocraties occidentales se voilant la face, voilà une expression plutôt ironique, non? :)

Publié par Ludovic Monnerat le 23 juin 2005 à 11:51

Si l'on veut valider la théorie de l'attrape-mouches, le plus logique consisterait peut-être à infiltrer les réseaux de recrutement européens sans les démanteler, mais au contraire en les laissant passer autant de monde qu'ils le veulent, puis à éliminer leur clientèle une fois sur place. Après tout, il faut utiliser les outils dont on dispose et l'Irak est un assez bon pôle d'attraction pour les éléments dont nous aimerions bien nous débarrasser ici.

Publié par JH le 23 juin 2005 à 12:48

"Pour ce qui est des démocraties occidentales se voilant la face, voilà une expression plutôt ironique, non?"

Zut, voilà que je sors mes meilleurs jeux de mots sans même le réaliser!

Je suis d'accord avec la stratégie de démantèlement de filière, qui permettrait *théoriquement* de poursuivre jusqu'à la racine les imprécateurs à l'origine des recrutements de terroristes. Néanmoins, je continue à penser que cette volonté manque franchement dans les sociétés occidentales: non seulement la volonté n'est pas là , mais le code pénal et la justice ne sont pas armés pour y faire face.

Désolé de revenir sur l'exemple de Ramadan, mais je le trouve assez emblématique: professeur de français chargé de l'intégration (cela fait froid dans le dos rien que d'y penser) il s'est finalement fait repérer par inadvertance lorsqu'il a parlé trop ouvertement dans une colonne du journal Le Monde. Non seulement il serait resté potentiellement caché (et destructeur) s'il n'avait pas commis ce faux-pas (autant pour les capacités d'investigation de la police suisse!) mais une fois repéré, qu'a-t-il eu? Des mesures administratives qui aujourd'hui encore lui permettent de passer pour une victime auprès d'une bonne moitié des journalistes de la place tout en continuant à toucher son salaire de professeur! Le tout plus de deux ans après les faits...

Vous parlez d'une peine... Quant à le punir pénalement pour les élèves qu'il a certainement manipulé, n'y pensons même pas - cette piste n'est même pas envisagée. A-t-on seulement cherché à interroger les anciens élèves musulmans qui sont passés par ses cours? J'en doute.

Je crois que les terroristes islamistes appartenant à "l'infrastructure logistique et politique" sont bien plus à l'aise dans les villes occidentales que dans les faubourgs de Fallujah. Et je crois que ce n'est pas prêt de changer, tant sont nombreux ceux qui n'hésitent pas, en occident, à monter au créneau pour les défendre.

Il existe donc bien un chemin qui permettrait sans doute de remonter d'une mouche jusqu'au nid d'où elle sort, mais la volonté de remonter cette filière est totalement absente.

Publié par Stephane le 23 juin 2005 à 14:48

L'ennui, c'est que l'imbroglio des filières terroristes en occident sont tels que certains de ses acteurs sont simplement élevés au rang d'interlocuteurs officiels et littéralement adoubés.

Par exemple, les liens entre l'UOIF (composante majoritaire du Conseil Français du Culte Musulman et filiale des "très modérés" Frères Musulmans) et certaines ONG islamiques, dont l'argent ne semble pas servir qu'à des causes strictement humanitaires, sont plutôt troublants. Et malgré que les différents services semblent être très au courant de ce type de liens, le politique ne parait pas, pour des motifs triviaux à première vue, disposé à prendre des mesures qui s'imposent.

Finalement, les diverse filières terroristes ( d'ailleurs, le terrorisme pourrait n'être que l'arbre qui cache la forêt ) semblent toujours disposer d'importants et de solides leviers dans les pays européens et l'Irak n'est peut-être à leurs yeux qu'un des théâtres d'opérations.

A ce titre, pour les terroristes et leurs amis, se "contenter" maintenir suffisamment longtemps le chaos en Irak, chaos relayé quotidiennement par les médias, ce même au prix de très lourde pertes, peut s'avérer être - en connaissant le poids de la versatilité des opinions publiques des systèmes démocratiques - une stratégie simple mais payante.

Publié par fingers le 23 juin 2005 à 14:51

"... Ce ne serait bien entendu pas la première fois qu'une victoire militaire sur le théâtre d'opérations est annulée par une défaite politique à domicile : c'est régulièrement le sort qui attend les démocraties dans les petites guerres..."

Ceci est d'autant plus vrai dans les conflits avec le monde arabe qui connaît bien ses faiblesses ( technologique entre autre ) et met à profit sa grande connaissance des faiblesses politiques occidentales en engageant des combats qui semblent absurdes mais au combien payant dans l'opinion public. Évidemment cette chaire à canon ne serait pas toléré dans un système démocratique et ne soulève que peut de rumeur des pays qui en paye le prix en laissant la foule croire aux martyres. En bons démocrates nous gobons ces bobars pour satisfaire notre antimilitarisme et autres ismes primaire en bouffant du Mc Do et en écoutant des complaintes à la mode. À vrai dire qui se préoccupe du terrorisme ?

Publié par Yves-Marie SENAMAUD le 23 juin 2005 à 18:28


"les djihadistes pratiquant le terrorisme et les combattants sunnites irakiens", tiens quelle fine distinction, tous tuent, égorgent et assassinent, moi personellement je ne vois aucune différence. A quand la diction "militants" ou "islamistes salafistes modérés" comme la définition AFP des ravisseurs de Aubenas?

"croissance économique pour 2005 devrait par exemple atteindre 35% du PIB" à lire comme "PIB augmente de 35%"? devenez-vous politicien?

"l'absence de message politique émis par ses auteurs"

"papier attrape-mouches" contrebalancé par "L'échec prévisible de la guérilla antidémocratique en Irak devrait ainsi provoquer un reflux de djihadistes enclins aux pires vengeances", sans compter les filières logistiques créées pour l'acheminement des jihadistes et sans compter l'"exemple des martyrs".


Publié par Mikhaël le 23 juin 2005 à 18:51

Pour Mikhaël,

Quelque soit le sujet que l'on étudie, les excès nuisent à l'analyse. Le bon usage de la sémantique à une importance majeure. Un combattant sunnite ou chiite qui attaque un convoi militaire US n'est pas un terroriste. Par contre, le même individu qui se fait exploser au milieu d'une foule de civils est, lui, un terroriste.

C'est un distinguo peut être difficilement perceptible pour qui ne maîtrise pas bien cette thématique qu'est le terrorisme mais indispensable pour qui travaille et doit gérer ce type de crise.

B.

Publié par B. le 23 juin 2005 à 20:10

On m'a signaler cette article du NY Times qui montrent les pertes de la Coalition en augmentation dut à l'amélioration des IED qui ne sont plus des "explosifs improvisé" :

NYT: Iraqi Rebels Refine Bomb Skills, Pushing Toll of G.I.'s Higher

http://www.nytimes.com/2005/06/22/international/middleeast/22bomb.html?

Publié par Frédéric le 23 juin 2005 à 20:35

Quand des disons "militants" refusent le concept même d'élections libres, quand ces mêmes "militants" attaquent soit la société civile soit les forces qui la défendent je les appelle terroristes sémantique ou pas.
Ces "militants" attaquent la volonté populaire exprimée par les élections.

Comment appeliez-vous les terrosites des années de plomb européennes qui tuaient des gendarmes? "militant"? "resistants"?

Cette volonté populaire irakienne s'est exprimée selon des lignes ethnico-religieuses, grâce à la Turquie qui empêche aux alliés de nettoyer une partie du pays, grâce au terrorisme "militant" qui a nettoyé la scène politique de tout ce qui n'était pas communautaire (chiites, sunnites, kurdes).

Et quelle est la "resistance" dans tout ça? Les "islamistes salafistes modérés"?

Naturellement vous êtes un officier supérieur, si vous avez des données confidencielles à l'appui de cette distinction, secret défence oblige, sinon où puis-je faire tomber les écailles de mes yeux asémantiques.

Publié par Mikhaël le 23 juin 2005 à 22:13

Pour Mikhaël,

Ne pas croire que mes interventions sont là pour critiquer...juste pour souligner la complexité des situations.

Bien entendu que ceux qui ont attenté aux élections à l'aide de véhicules piégés, véhicules bombes et autres attentats suicides entrent dans la qualification terroriste. Peu importe, qu'ils soient salafistes, wahhabites, chiite.....le contenu idéologique n'a aucune importance. C'est l'acte, le déterminant.

Mais quand, un groupe armé s'attaque à des militaires, même s'ils usent de moyens asymétriques ou dissymétriques, c'est un acte de résistance commis par des irakiens contre une armée étrangère. De nouveau, ne pas mal me comprendre : je suis favorable à l'entrée en Irak et j'aurais même souhaité que l'Europe s'y engage, mais cela n'empêche pas d'avoir un recul et une analyse correcte. Lorsque l'on travaille dans le cadre de l'aide à la décision, les mots utilisés, les analyses rédigées, doivent être pertinents et non entachés d'une vision pervertie par l'engagement personnel.

Une piste de lecture: Jacques BAUD, Le renseignement et la lutte contre le terrorisme, stratégies et perspectives internationales, Lavauzelle, 2005, isbn: 2.7025.1269.0

Quant aux années de plomb!.une autre période, une autre histoire, qui si elle s'apparente au terrorisme par les modus operandi, est beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît. Les années de plomb, cherchez ailleurs!..

Une autre piste: Jean-François BROZZU-GENTILE, L'affaire Gladio, les réseaux secrets américains au coeur du terrorisme en Europe, Albin Michel, 1994, isbn: 2.226.06919.4

Bonne lecture!

Amicalement

B.

Publié par B. le 24 juin 2005 à 6:22

Pour Ludovic:

"En d'autres termes, comme le savent les forces de sécurité européennes, il vaut mieux que les djihadistes en herbe de notre époque se fassent massacrer par les forces armées américaines dans le désert irakien, au lieu de continuer à infiltrer les sociétés occidentales et de se tenir prêt à les frapper"

Réponse normande: Oui et non ;-)

Oui, car la création d'un forme de "killing zone" pour les djihadistes d'Europe et d'ailleurs permet un calme, un répit dans nos régions, mais cette situation ne va pas perdurer.

Non, car on craint déjà un retour des « Irakiens » comme on a eu un retour des « Afghans ». Ce seront des combattants affirmés, n'hésitant pas à tuer pour la cause, formés idéologiquement et confirmés dans leurs vérités. Notre réveil sera douloureux. Comme j'en avais déjà fait mention dans un autre post, il est grand temps que les services de renseignement fassent de l'analyse stratégique, de la prospective afin de cerner la menace de demain. La restructuration des services suisses aidera peut-être à cela. Mais surtout, surtout il faut partager les connaissances, l'information, le renseignement stratégique (le rens ops est parfois trop sensible pour être partagé) sans cela nous perdrons la guerre contre le terrorisme. Comme aux échecs, toujours avoir plusieurs coups d'avance sur l'ennemi ;-))

Infiltration : non seulement elle continue, Irak ou pas Irak, mais elle est déjà solidement implantée, presque trop tard pour la contrer. Ne pas oublier la problématique de la Dawa, de la prédication, totalement licite par ailleurs!.pas très éloignée du travail qu'il y avait à faire du temps de la guerre froide concernant la désinformation. Ici aussi nous avons des émetteurs blancs, gris, noirs, des caisses de résonances et des cibles potentielles (qui sont d'ailleurs les mêmes qu'à l'époque : l'opinion publique et la classe politique).

Le travail ne manque pas, seule la volonté politique et les moyens financiers manquent. A la société civile de faire pression sur les pouvoirs politiques européens afin que les services de renseignement et policier puissent travailler avec efficacité. Donnez les moyens : l'idéal, la volonté et l'intelligence existent toujours dans ce que Alexandre de Marenche appelait « un métier de seigneur » !

B.

Publié par B. le 24 juin 2005 à 8:53

Bien que je partage totalement l'analyse et les inquiétudes de Ludovic sur l'évolution de la situation en Irak, je me demande parfois si on ne prend pas trop les choses à coeur:

après tout, est-ce bien raisonnable de continuer à priver plus longtemps les bouchers djihadistes et leurs acolytes jusqu'au-boutistes sunnites de leur.... légitime désir de se faire massacrer par la majorité chiite et kurde du pays ?

Publié par jc durbant le 24 juin 2005 à 10:37

"Infiltration : non seulement elle continue, Irak ou pas Irak, mais elle est déjà solidement implantée, presque trop tard pour la contrer."

Cela parait être effectivement le cas, peut-être grâce à la cécité voire la complicité de certains politiciens. La situation carcérale française est à ce sujet révélatrice et les prisons deviennent de facto des zone d'action prioritaire pour la Dawa ( prédication, certes, mais surtout propagande et réislamisation ).

"L'islam est la première religion carcérale de France. Dans une étude édifiante consacrée au sujet (l'Islam dans les prisons, éd. Balland, 2004) Farad Khosrokavar souligne l'évidence de ce constat. « Les musulmans forment la majorité de la population carcérale, leur taux dépassant souvent les 50%, avoisinant parfois les 70%, voire les 80% dans les prisons proches des « banlieues »! Or, ils ne représentent que 7 à 8% de la population française, du moins si l'on s'en tient aux estimations courantes! » écrit-il."

http://www.saphirnet.info/article_1622.html

Publié par fingers le 24 juin 2005 à 10:38

Pour B. :

Oui, absolument. Le retour des "Irakiens" était d'ailleurs mentionné dans la conclusion de mon billet. C'est un danger qu'il s'agit de prendre très au sérieux, si l'on se rappelle les effets que le retour des "Afghans" a eu dans certains pays. J'ose espérer que les services de renseignements en sont conscients...

Publié par Ludovic Monnerat le 24 juin 2005 à 11:41

aucune volonté négative non plus de ma part, je pense qu'on a des idées si non identiques du moins similaires.

mais quand vous dites:
"un groupe armé s'attaque à des militaires, ... c'est un acte de résistance commis par des irakiens contre une armée étrangère"
ça me semble tellement "cas de figure" de dissertation quand on sait que ces "résistants" ne sont rien d'autres que les bourreaux baathistes de hier (genre les "werwolves" nazis - autre "stay behind") alliés aux égorgeurs d'aujourd'hui et en attaquant les forces "étrangères" ils ne se posent aucun problème de tuer au passage des enfants irakiens (1), ce qui fera en tout cas des titres du genre "encore X enfants irakiens tués suite à opération surarmée des force USA"!

que la "stay behind" européenne (De Gaulle avait dit NON) ait eu une influence dans les années de plomb OK, mais n'oublions pas qu'à la chute du mur on trouva des ex "militants" du Baader Meinhof pensionnaires du régime est-allemand, et eux ils avaient pas trop l'air d'ètre des pantins de l'OTAN!

C'était des terroristes comme, selon moi, ceux qui sous différentes sigles explosent ou égorgent en Irak.

Que nombre d'entre eux, les "réalistes baathistes" contraposés aux "idéalistes jihadistes", vu l'echec électoral soient en passe de se faire amnistier pour ré-accéder au pouvoir sous couvert de "sunnites", ne veut pas dire, d'après moi, qu'ils soient moins sanguinaires que d'autres, tout simplement qu'ils voient leur récompense sur terre et non pas dans un harem de vierges ailleurs.

(1)
"Saturday, May 14, 2005
Little Girl "
http://michaelyon.blogspot.com/

Publié par Mikhaël le 24 juin 2005 à 12:40

"L'islam est la première religion carcérale de Franc, leur taux dépassant souvent les 50%, avoisinant parfois les 70%, voire les 80% dans les prisons proches des « banlieues »! Or, ils ne représentent que 7 à 8% de la population française, du moins si l'on s'en tient aux estimations courantes! »

Mais sait-on si nos geoliers si politique-correctement français leur servent le Coran avec des ... gants chirurgicaux ?

Publié par jc durbant le 24 juin 2005 à 13:52

"leur servent le Coran avec des ... gants chirurgicaux?"

Faut demander ça à Amnesty... ;o)

Publié par fingers le 24 juin 2005 à 16:13

Par expérience ( je fais référence à la décolonisation ) je pense que l'arrêt du terrorisme musulman n'aboutira que si le monde arabe le décide et jamais les Occidentaux ne pourront y parvenir, tout au plus le contenir un peu comme les criquets pèlerins que l'on renvoie chez le voisin. Bien sure nous n'aurons pas de mal à tuer de grandes quantités de ces rebelles, terroristes ou maquisards...mais c'est nous qui fonctionnant en démocratie, pas eux et l'impact médiatique sera toujours plus dommageable pour nous les plus forts qui tapons sur les plus faibles. Les Américains semblent l'avoir compris mais la solution à l'éradication de cette plaie est conditionnelle au règlement du conflit Israélo- Palestinien et ça c'est une vieille histoire de Sémites qu'on est bien incapable de comprendre sans une écoute attentive de l'histoire de cette contrée que l'on a pervertit depuis la première guerre mondiale avec des doctrines fascisantes.

Publié par Yves-Marie SENAMAUD le 24 juin 2005 à 18:50

Je me permets une petite parenthèse hors-sujet pour signaler ceci:

"En douce, l'Europe condamne l'Islamophobie

Pour la première fois, le Conseil de l'Europe a fait du combat contre l'anti-Islamisme une politique prioritaire.

C'est sur l'insistance de la Turquie au sommet historique de Varsovie les 16 et 17 mai dernier que le terme « Islamophobie » a été introduit, en douce, en catimini, en loucedé, dans le texte final.

(...)"

http://www.primo-europe.org/

Juste pour signaler un détail passé inaperçu mais dont les implications pourraient ne pas être anodines.

Publié par fingers le 25 juin 2005 à 13:09

Dans des articles sorties aujourd'hui, on apprend qu'il y a des RDV entre autoritées US et "insurgés chi'ites".

S'il y a négociations, que faut il espérer ou craindre ?

Publié par Frédéric le 26 juin 2005 à 20:26

On ne plus parléer d'"optimisme exagéré", le secretaire de la Défense à clairemement dit que ces attaques dureront peut étre des années :

http://www.wanadoo.fr/bin/frame2.cgi?u=http%3A//actu.wanadoo.fr/Article/mmd--francais--journal_internet--une/050627052600.0m6dno3f.html

Publié par Frédéric le 27 juin 2005 à 21:20